The China Mail - Prostitution: la CEDH valide la pénalisation des clients en France

USD -
AED 3.672494
AFN 64.500857
ALL 81.277337
AMD 374.792985
ANG 1.789884
AOA 918.000104
ARS 1368.580393
AUD 1.393694
AWG 1.80125
AZN 1.701393
BAM 1.661047
BBD 2.017495
BDT 123.155973
BGN 1.668102
BHD 0.377935
BIF 2978.470423
BMD 1
BND 1.274789
BOB 6.921738
BRL 4.978296
BSD 1.001741
BTN 92.955964
BWP 13.440061
BYN 2.845131
BYR 19600
BZD 2.014608
CAD 1.37785
CDF 2309.999997
CHF 0.781647
CLF 0.022275
CLP 876.69027
CNY 6.81775
CNH 6.81664
COP 3605.62
CRC 456.834685
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.647289
CZK 20.634502
DJF 178.377001
DKK 6.3523
DOP 60.053505
DZD 132.66041
EGP 51.875345
ERN 15
ETB 156.407066
EUR 0.849394
FJD 2.218305
FKP 0.739448
GBP 0.739426
GEL 2.701579
GGP 0.739448
GHS 11.068835
GIP 0.739448
GMD 73.500959
GNF 8788.483587
GTQ 7.660623
GYD 209.571532
HKD 7.83905
HNL 26.615143
HRK 6.404697
HTG 131.173298
HUF 307.310073
IDR 17140
ILS 2.95979
IMP 0.739448
INR 92.60255
IQD 1312.242558
IRR 1321500.000199
ISK 122.300846
JEP 0.739448
JMD 158.376152
JOD 0.70898
JPY 158.645039
KES 129.019912
KGS 87.449722
KHR 4006.964202
KMF 418.000277
KPW 899.992159
KRW 1467.040089
KWD 0.30836
KYD 0.83477
KZT 469.692981
LAK 22100.301499
LBP 89702.068028
LKR 316.633403
LRD 184.313559
LSL 16.418192
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.334027
MAD 9.242091
MDL 17.219415
MGA 4154.741178
MKD 52.350418
MMK 2099.427148
MNT 3574.523282
MOP 8.080173
MRU 40.038218
MUR 46.290377
MVR 15.459838
MWK 1736.973969
MXN 17.311102
MYR 3.9525
MZN 63.954966
NAD 16.418192
NGN 1343.669953
NIO 36.859315
NOK 9.368704
NPR 148.729882
NZD 1.700102
OMR 0.384502
PAB 1.001741
PEN 3.446261
PGK 4.342435
PHP 59.564018
PKR 279.298569
PLN 3.59445
PYG 6381.587329
QAR 3.65196
RON 4.330402
RSD 99.664529
RUB 76.218571
RWF 1463.671493
SAR 3.751456
SBD 8.035647
SCR 15.058814
SDG 600.999845
SEK 9.164399
SGD 1.270101
SHP 0.746601
SLE 24.625006
SLL 20969.496166
SOS 572.508387
SRD 37.706048
STD 20697.981008
STN 20.807678
SVC 8.764703
SYP 110.547479
SZL 16.413436
THB 32.110274
TJS 9.446006
TMT 3.505
TND 2.907215
TOP 2.40776
TRY 44.827605
TTD 6.803686
TWD 31.483007
TZS 2599.430987
UAH 44.099112
UGX 3709.711665
UYU 39.848826
UZS 12155.930188
VES 479.657004
VND 26335
VUV 116.990425
WST 2.715186
XAF 557.099665
XAG 0.012375
XAU 0.000207
XCD 2.70255
XCG 1.805342
XDR 0.692853
XOF 557.099665
XPF 101.286679
YER 238.598117
ZAR 16.316202
ZMK 9001.197918
ZMW 19.057285
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.0100

    1023.68

    +0.69%

  • BEL20

    88.8300

    5572.1

    +1.62%

  • PX1

    162.7700

    8425.13

    +1.97%

  • ISEQ

    401.7000

    12994.09

    +3.19%

  • OSEBX

    -49.0200

    1968.36

    -2.43%

  • PSI20

    -47.0900

    9185.28

    -0.51%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    49.4300

    4168.91

    +1.2%

  • N150

    16.9000

    4138.84

    +0.41%

Prostitution: la CEDH valide la pénalisation des clients en France
Prostitution: la CEDH valide la pénalisation des clients en France / Photo: © AFP/Archives

Prostitution: la CEDH valide la pénalisation des clients en France

Un Etat peut pénaliser l'achat de relations sexuelles, a tranché jeudi la Cour européenne des droits de l'homme, validant la loi française de 2016 sur la prostitution.

Taille du texte:

"La décision de la CEDH valide la position abolitionniste de la France. Le corps des femmes n'est pas à vendre. Le désir ne s'achète pas", s'est félicitée la ministre démissionnaire chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé.

"Les victimes du système prostitutionnel seront toujours protégées", a-t-elle souligné dans une réaction transmise à l'AFP, ajoutant que tous ceux qui incitent ou profitent de la prostitution "seront toujours poursuivis".

De son côté, Sarah-Marie Mafessoli, référente travail du sexe chez Médecins du Monde France a fait part de son désappointement.

"Nous sommes déçus car la Cour reconnait que la pénalisation des clients a un impact négatif sur leurs travailleurs du sexe (...) mais refuse de condamner la France", a-t-elle réagi auprès de l'AFP.

La CEDH était saisie par 261 hommes et femmes prostitués de différentes nationalités exerçant une activité de prostitution licite en France, qui dénonçaient l'impact de la loi du 13 avril 2016 sur leurs conditions de vie et de travail.

Celle-ci a abrogé le délit de racolage et l'a remplacé par la pénalisation des clients, désormais passibles d'une amende de 1.500 euros (3.750 euros en cas de récidive), même s'ils sont rarement poursuivis dans les faits.

Cette loi a été saluée comme une avancée majeure par les associations abolitionnistes.

Mais de leur côté, les requérants, soutenus par une vingtaine d'associations, soulignent qu'elle a poussé les personnes prostituées à la clandestinité, les exposant davantage aux agressions, ainsi qu'aux risques de contamination aux infections sexuellement transmissibles.

"Ayant moins de clients, ma possibilité de choix s'est réduite. Et depuis cette loi, je me suis vu accepter des pratiques (et des tarifs) que j'avais la possibilité de refuser avant", a ainsi témoigné sous couvert d'anonymat A.M., soulignant sa "grande difficulté (voire une impossibilité) à imposer la capote".

"Je pouvais trier et choisir le client avant cette loi. Depuis qu'il se fait rare, je prends des risques", a également rapporté anonymement S.T., citée dans l'arrêt, ajoutant que "certaines collègues se sont fait violenter, voler alors que cela n'arrivait jamais avant".

- Clandestinité et précarité -

Les requérants avaient déposé une requête devant la Cour de Strasbourg en 2019, après avoir épuisé tous leurs recours en France.

Ils soulignaient que la loi de 2016 portait radicalement atteinte au droit au respect de leur vie privée et à celle de leurs clients, dont le droit à l'autonomie personnelle et à la liberté sexuelle, invoquant l'article 8 (droit au respect de la vie privée) de la Convention de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.

Dans son arrêt, la CEDH souligne qu'elle est "pleinement consciente des difficultés et risques – indéniables – auxquels les personnes prostituées sont exposées dans l'exercice de leur activité", dont les risques pour leur santé et leur sécurité.

Elle indique toutefois que ces "phénomènes étaient déjà présents et observés avant l'adoption de la loi" de 2016, "les mêmes effets négatifs ayant par le passé été attribués à l'introduction du délit de racolage dans le droit français".

"Il n'y a pas d'unanimité sur la question de savoir si les effets négatifs décrits par les requérants ont pour cause directe la mesure que constitue la pénalisation de l'achat d'actes sexuels, ou de leur vente, ou sont inhérents et intrinsèques au phénomène prostitutionnel en tant que tel ou qu'ils seraient le résultat de tout un ensemble de facteurs sociaux et de pratiques comportementales", indique la Cour.

Estimant que "les autorités françaises ont ménagé un juste équilibre entre les intérêts concurrents en jeu" et n'ont "pas outrepassé (leur) marge d'appréciation", la CEDH a jugé qu'il n'y avait pas eu violation de l'article 8.

Elle invite cependant les autorités nationales à "garder sous un examen constant" leur approche en la matière "de manière à pouvoir la nuancer" en fonction de l'évolution sociale.

J.Liv--ThChM