The China Mail - Face à la Cour suprême, Biden ne peut que s'indigner, et espérer un sursaut électoral

USD -
AED 3.672498
AFN 64.000248
ALL 82.446914
AMD 367.890111
ANG 1.790403
AOA 917.498647
ARS 1481.50402
AUD 1.444544
AWG 1.8
AZN 1.695732
BAM 1.715719
BBD 2.014659
BDT 123.237259
BGN 1.69088
BHD 0.377133
BIF 2976.647894
BMD 1
BND 1.294833
BOB 6.927015
BRL 5.191017
BSD 1.000237
BTN 94.653762
BWP 13.556631
BYN 2.932324
BYR 19600
BZD 2.011641
CAD 1.41963
CDF 2275.00059
CHF 0.80717
CLF 0.023436
CLP 922.310296
CNY 6.79395
CNH 6.794015
COP 3447.83
CRC 456.074635
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.734291
CZK 21.230297
DJF 178.123232
DKK 6.54043
DOP 59.627253
DZD 133.176145
EGP 49.194602
ERN 15
ETB 160.107467
EUR 0.87503
FJD 2.24175
FKP 0.75464
GBP 0.753505
GEL 2.64008
GGP 0.75464
GHS 11.325109
GIP 0.75464
GMD 73.497439
GNF 8768.31301
GTQ 7.631137
GYD 209.231633
HKD 7.84219
HNL 26.765154
HRK 6.594401
HTG 130.781681
HUF 311.335996
IDR 17938
ILS 2.98005
IMP 0.75464
INR 94.550498
IQD 1310.36086
IRR 1375999.999963
ISK 126.009853
JEP 0.75464
JMD 157.597396
JOD 0.709009
JPY 162.484981
KES 129.480115
KGS 87.45012
KHR 4025.844712
KMF 432.000114
KPW 900.00035
KRW 1549.010326
KWD 0.30975
KYD 0.833593
KZT 479.31644
LAK 22434.12886
LBP 89573.772793
LKR 336.095235
LRD 181.582861
LSL 16.36882
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.42603
MAD 9.401556
MDL 17.67459
MGA 4243.298842
MKD 53.932397
MMK 2099.487458
MNT 3582.059186
MOP 8.08008
MRU 39.968069
MUR 47.189906
MVR 15.459566
MWK 1734.473214
MXN 17.46264
MYR 4.083898
MZN 63.850214
NAD 16.369466
NGN 1380.630113
NIO 36.809762
NOK 9.90065
NPR 151.417455
NZD 1.759345
OMR 0.38449
PAB 1.000268
PEN 3.418588
PGK 4.393387
PHP 61.487499
PKR 278.14144
PLN 3.75975
PYG 6083.016418
QAR 3.656302
RON 4.584194
RSD 102.713947
RUB 78.593453
RWF 1466.200538
SAR 3.758263
SBD 8.065041
SCR 13.756823
SDG 600.502706
SEK 9.68211
SGD 1.29359
SHP 0.746601
SLE 24.798609
SLL 20969.503664
SOS 571.631598
SRD 37.504498
STD 20697.981008
STN 21.492548
SVC 8.752522
SYP 110.532098
SZL 16.366651
THB 33.203497
TJS 9.242505
TMT 3.51
TND 2.964393
TOP 2.40776
TRY 46.65717
TTD 6.789103
TWD 31.820255
TZS 2624.998015
UAH 44.826936
UGX 3666.127143
UYU 40.153526
UZS 12007.438858
VES 622.24352
VND 26315
VUV 119.95305
WST 2.78094
XAF 575.458928
XAG 0.017427
XAU 0.000251
XCD 2.70255
XCG 1.802639
XDR 0.716236
XOF 575.45388
XPF 104.621836
YER 238.543843
ZAR 16.385435
ZMK 9001.20123
ZMW 18.029889
ZWL 321.999592
  • AEX

    14.8100

    1080.17

    +1.39%

  • BEL20

    32.6000

    5751.36

    +0.57%

  • PX1

    36.8200

    8403.99

    +0.44%

  • ISEQ

    20.7100

    13828.74

    +0.15%

  • OSEBX

    0.3800

    1906.79

    +0.02%

  • PSI20

    -25.6400

    9132.59

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    287.3700

    4576.51

    +6.7%

  • N150

    21.0500

    4148.83

    +0.51%

Face à la Cour suprême, Biden ne peut que s'indigner, et espérer un sursaut électoral
Face à la Cour suprême, Biden ne peut que s'indigner, et espérer un sursaut électoral / Photo: © AFP

Face à la Cour suprême, Biden ne peut que s'indigner, et espérer un sursaut électoral

Il a fustigé l'"idéologie extrémiste" guidant la Cour suprême et presque supplié ses contemporains de voter pour défendre des "libertés" menacées, mais au-delà des mots, Joe Biden, tout président qu'il est, ne peut pas grand-chose pour défendre le droit à l'avortement.

Taille du texte:

Le démocrate de 79 ans, fervent catholique devenu défenseur du droit à l'interruption volontaire de grossesse, a misé vendredi sur la solennité et la brièveté, après le séisme déclenché par la plus haute juridiction américaine, quitte à frustrer les journalistes qui souhaitaient une réponse plus détaillée et concrète.

Dans une volte-face historique, la Cour suprême a enterré le droit constitutionnel à l'avortement et une poignée d'Etats en ont profité pour bannir immédiatement les interruptions de grossesse sur leur sol.

Prenant la parole dans le hall d'entrée de la Maison Blanche, sous le regard d'un petit groupe de collaboratrices aux traits tirés, rassemblées pour l'occasion, le président n'a pas mâché ses mots.

La Cour de neuf juges, à laquelle Donald Trump a donné pour longtemps une large majorité conservatrice et acquise aux idées de la droite religieuse, a fait une "erreur tragique" résultant d'une "idéologie extrémiste", a lâché Joe Biden.

La plus haute cour américaine "ramène littéralement l'Amérique 150 ans en arrière", et surtout, elle pourrait ne pas s'arrêter là, a-t-il averti.

- "Dangereuse" -

Rappelant que l'un des magistrats, le conservateur Clarence Thomas, plaide publiquement pour revoir des jurisprudences fondant le droit à la contraception ou au mariage pour tous, le patron du camp démocrate a asséné: "La Cour nous emmène sur une voie extrême et dangereuse".

Mais à lui tout seul, Joe Biden, malgré toute l'image de puissance du président américain, ne peut pas grand-chose.

"Le seul moyen" de revenir sur l'arrêt de la Cour "est que le Congrès passe une loi fédérale", valant pour tout le territoire, Etats conservateurs compris, a-t-il dit. Or les démocrates n'ont pas une majorité suffisante.

C'est pourquoi, a plaidé le président, "les électeurs doivent se faire entendre" et porter au pouvoir, lors des élections législatives prévues en novembre, une forte majorité démocrate susceptible de restaurer ce droit qui existait depuis 1973 sur tout le territoire.

"Les libertés personnelles seront sur les bulletins" de vote, a-t-il dit, alors que les sondeurs prédisent jusqu'ici à son parti une cuisante défaite et que certains républicains promettent déjà, en cas de victoire, une loi fédérale restrictive sur l'IVG.

Joe Biden, malmené dans les sondages, confronté à une poussée d'inflation et au risque d'une récession, veut déplacer la campagne sur un autre terrain que celui de l'économie: celui des valeurs.

Il a promis vendredi de faire "tout ce qui est en (son) pouvoir" pour préserver un peu, par les outils réglementaires et les décrets, l'accès à l'IVG.

Mais Joe Biden a été avare en détails, évoquant seulement le droit des Américaines à voyager pour recevoir des soins - y compris pour un avortement - et l'accès aux pilules abortives.

Pas un mot sur d'autres revendications d'une partie de la gauche, comme par exemple la construction de cliniques pratiquant des IVG sur des terrains fédéraux dans les Etats les plus conservateurs, ou une réforme de la Cour suprême.

Les journalistes n'ont de toute façon pas pu l'interroger.

- Une "exception" -

Son allocution finie, Joe Biden leur a tourné le dos sans s'attarder, alors qu'il le fait régulièrement, pour des échanges à la volée.

La Maison Blanche a même annulé le briefing quotidien de sa porte-parole Karine Jean-Pierre, ce qui a suscité les protestations de la presse.

Les journalistes reverront Joe Biden samedi matin, lorsqu'il embarquera pour une tournée de plusieurs jours en Europe.

A l'occasion des sommets du G7 et de l'Otan, celui qui se voit volontiers en "leader du monde libre", en grand champion des démocraties, fera face à des dirigeants occidentaux dont certains ont publiquement dénoncé la décision de la Cour suprême.

Ironie du calendrier, il se rend d'abord en Allemagne, pays qui vient de supprimer une loi restrictive sur l'IVG. Le texte, remontant à la période nazie, limitait l'information sur l'avortement et avait entraîné la condamnation de plusieurs gynécologues.

Joe Biden a lui-même reconnu vendredi qu'avec la décision de la Cour suprême sur l'IVG, l'Amérique était devenue une "exception" parmi les pays développés.

O.Tse--ThChM