The China Mail - Séismes au Venezuela: l'ONU alerte sur le manque cruel de nourriture et d'abris

USD -
AED 3.672498
AFN 64.000248
ALL 82.446914
AMD 367.890111
ANG 1.790403
AOA 917.498647
ARS 1481.50402
AUD 1.444544
AWG 1.8
AZN 1.695732
BAM 1.715719
BBD 2.014659
BDT 123.237259
BGN 1.69088
BHD 0.377133
BIF 2976.647894
BMD 1
BND 1.294833
BOB 6.927015
BRL 5.191017
BSD 1.000237
BTN 94.653762
BWP 13.556631
BYN 2.932324
BYR 19600
BZD 2.011641
CAD 1.41963
CDF 2275.00059
CHF 0.80717
CLF 0.023436
CLP 922.310296
CNY 6.79395
CNH 6.794015
COP 3447.83
CRC 456.074635
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.734291
CZK 21.230297
DJF 178.123232
DKK 6.54043
DOP 59.627253
DZD 133.176145
EGP 49.194602
ERN 15
ETB 160.107467
EUR 0.87503
FJD 2.24175
FKP 0.75464
GBP 0.753505
GEL 2.64008
GGP 0.75464
GHS 11.325109
GIP 0.75464
GMD 73.497439
GNF 8768.31301
GTQ 7.631137
GYD 209.231633
HKD 7.84219
HNL 26.765154
HRK 6.594401
HTG 130.781681
HUF 311.335996
IDR 17938
ILS 2.98005
IMP 0.75464
INR 94.550498
IQD 1310.36086
IRR 1375999.999963
ISK 126.009853
JEP 0.75464
JMD 157.597396
JOD 0.709009
JPY 162.484981
KES 129.480115
KGS 87.45012
KHR 4025.844712
KMF 432.000114
KPW 900.00035
KRW 1549.010326
KWD 0.30975
KYD 0.833593
KZT 479.31644
LAK 22434.12886
LBP 89573.772793
LKR 336.095235
LRD 181.582861
LSL 16.36882
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.42603
MAD 9.401556
MDL 17.67459
MGA 4243.298842
MKD 53.932397
MMK 2099.487458
MNT 3582.059186
MOP 8.08008
MRU 39.968069
MUR 47.189906
MVR 15.459566
MWK 1734.473214
MXN 17.46264
MYR 4.083898
MZN 63.850214
NAD 16.369466
NGN 1380.630113
NIO 36.809762
NOK 9.90065
NPR 151.417455
NZD 1.759345
OMR 0.38449
PAB 1.000268
PEN 3.418588
PGK 4.393387
PHP 61.487499
PKR 278.14144
PLN 3.75975
PYG 6083.016418
QAR 3.656302
RON 4.584194
RSD 102.713947
RUB 78.593453
RWF 1466.200538
SAR 3.758263
SBD 8.065041
SCR 13.756823
SDG 600.502706
SEK 9.68211
SGD 1.29359
SHP 0.746601
SLE 24.798609
SLL 20969.503664
SOS 571.631598
SRD 37.504498
STD 20697.981008
STN 21.492548
SVC 8.752522
SYP 110.532098
SZL 16.366651
THB 33.203497
TJS 9.242505
TMT 3.51
TND 2.964393
TOP 2.40776
TRY 46.65717
TTD 6.789103
TWD 31.820255
TZS 2624.998015
UAH 44.826936
UGX 3666.127143
UYU 40.153526
UZS 12007.438858
VES 622.24352
VND 26315
VUV 119.95305
WST 2.78094
XAF 575.458928
XAG 0.017427
XAU 0.000251
XCD 2.70255
XCG 1.802639
XDR 0.716236
XOF 575.45388
XPF 104.621836
YER 238.543843
ZAR 16.385435
ZMK 9001.20123
ZMW 18.029889
ZWL 321.999592
  • AEX

    14.8100

    1080.17

    +1.39%

  • BEL20

    32.6000

    5751.36

    +0.57%

  • PX1

    36.8200

    8403.99

    +0.44%

  • ISEQ

    20.7100

    13828.74

    +0.15%

  • OSEBX

    0.3800

    1906.79

    +0.02%

  • PSI20

    -25.6400

    9132.59

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    287.3700

    4576.51

    +6.7%

  • N150

    21.0500

    4148.83

    +0.51%

Séismes au Venezuela: l'ONU alerte sur le manque cruel de nourriture et d'abris

Séismes au Venezuela: l'ONU alerte sur le manque cruel de nourriture et d'abris

Les dizaines de milliers de survivants du double séisme ayant frappé mercredi le Venezuela manquent de nourriture et d'abris, a alerté mardi l'ONU, des experts de santé mettant en garde de leur côté contre de possibles épidémies après la catastrophe qui a fait plus de 1.700 morts.

Taille du texte:

Les séismes de magnitude 7,2 et 7,5, les plus violents ayant touché le pays sud-américain depuis plus d'un siècle, ont aussi fait des dizaines de milliers de disparus, lançant une frénétique course contre la montre des secours pour tenter de retrouver des survivants sous les décombres des immeubles effondrés.

La Nasa estime qu'environ 58.870 bâtiments ont été endommagés ou détruits dans l'ensemble de la zone affectée, sur la base d'images satellitaires.

La météo complique aussi la tâche des sauveteurs, qui ont dû par exemple suspendre durant la nuit une tentative d'extraction de victimes à La Guaira en raison de fortes pluies, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les précipitations ont cessé à l'aube.

Dans l'État de La Guaira (nord), le plus durement touché, "les pénuries alimentaires sont généralisées, les services de base se sont effondrés et les communications sont en grande partie coupées. Les tensions au sein de la population s'accroissent, alors que l'accès à l'aide demeure limité", a estimé mardi le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).

"Plus de 80% de l'Etat de La Guaira est en état de crise, il faut que les autorités agissent. Elles devraient au moins se concenter sur les services de base comme l'électricité, l'eau portable et le nettoyage", s'indigne Pablo Alfonzo, un homme de 64 ans réfugié sous une tente de fortune.

Le HCR a lancé une campagne pour rattacher les enfants séparés de leurs parents, tandis que l'Organisation mondiale de la Santé redoute des épidémies et s'inquiète de systèmes "inadéquats" de suivi des disparus et d'enregistrement des victimes. L'agence onusienne chiffre ses seuls besoins à environ 15 millions de dollars, notamment pour abriter temporairement 30.000 personnes pendant six mois.

En attendant, les survivants se débrouillent, comme Celix Ruiz, à Ciudad Piar (est), qui dort sur le parking d’une pharmacie. "Ici, personne ne veut aller dans un refuge, être dans un refuge c’est comme être dans la rue". "Il semble que j’aie une côte fracturée", mais "tous les hôpitaux sont saturés", déplore-t-elle.

D'autres se retroussent les manches, comme Diorjailis Escalona, une médecin de 23 ans: "Au bout de deux jours, j’ai commencé à travailler comme volontaire", raconte-t-elle à l'AFP. "Sur le plan émotionnel, je suis démolie de voir tant de vies perdues à cause du tremblement de terre, mais on essaie d’aider", insiste-t-elle.

- Morgues saturées -

Les Etats-Unis ont doublé le montant de leur aide bilatérale après le tremblement de terre, pour un total de 300 millions de dollars dirigés vers les ONG et agences onusiennes.

En janvier, l'armée américaine le président Nicolas Maduro, poursuivi pour narcotrafic présumé. Depuis, Washington et Caracas se sont rapprochés et Donald Trump soutient la cheffe de l'Etat par intérim Delcy Rodriguez, tout en prenant le contrôle des secteurs miniers et des hydrocarbures du pays.

Sur les quais du port de La Guaira, une morgue a été improvisée. Dès les premiers jours, blessés et cadavres ont été envoyés vers les hôpitaux de la région, mais les infrastructures sont saturées.

La situation n'est guère meilleure à Caracas. Des centaines de corps se trouvent dans des morgues de fortune aménagées dans les entrepôts du port, à 40 kilomètres du centre-ville, a constaté lundi une journaliste de l'AFP. De 60 à 70 services funéraires sont organisés chaque jour, selon des employés chargés de préparer "entre 100 et 200 tombes".

Les crémations s'enchaînent. Une employée dit avoir travaillé jusqu'à minuit au cours du weekend. "Et ce n'est que le début", prédit Freddy Rey, un autre fonctionnaire du cimetière.

Selon l'OMS, citant la présidente par intérim, 38 hôpitaux ont été touchés, dont trois dans un état critique.

Les perturbations des services de santé, des réseaux d'eau et d'assainissement, combinées aux déplacements de population, pourraient favoriser des flambées "de maladies évitables par la vaccination comme la rougeole, la diphtérie et la coqueluche", a insisté un porte-parole de l'OMS, Christian Lindmeier, lors d'un point de presse à Genève.

La communauté internationale s'est pourtant mobilisée : selon le coordinateur de l'ONU au Venezuela, Gianluca Rampolla Del Tindaro, 27 pays ont envoyé plus de 40 équipes de secours, soit "plus de 2.000 secouristes et autres personnes sur le terrain, avec plus de 160 chiens".

- Répliques -

Ces équipes étrangères ont réussi à extraire des décombres sept victimes en vie dimanche. A chaque fois, les mêmes images de secouristes extrayant ces blessés hagards, en larmes, traumatisés.

Le bilan officiel, très provisoire, a atteint 1.719 morts et 5.034 blessés, selon le président de l'Assemblée nationale Jorge Rodriguez. L'ONU va pour sa part fournir 10.000 sacs mortuaires.

Au début de leur sommet au Paraguay, les présidents des pays membres du Mercosur– Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay – ont observé uen minute de silence en hommage au Venezuela.

Dans ce contexte déjà dantesque, une réplique d'une magnitude de 4,6 lundi matin a saisi d'angoisse la population. "La panique a été horrible", a commenté Fernan Hernandez, 57 ans, devant l'immeuble de cinq étages qui a enseveli son frère à La Guaira.

La colère gronde d'un bout à l'autre du pays face à la lenteur des secours, qui se sont concentrées sur Caracas et La Guaira.

"C'était horrible. Je me suis dit que je ne sortirais pas de là", s'indigne ainsi Carmen Angarita, survivante de l'effondrement d'un immeuble de trois étages à El Junquito, un village touristique proche de Caracas, qui se dit oublié.

Pendant de nombreuses heures avant l'arrivée des premiers secours, les survivants ont dû se résoudre à fouiller les décombres à mains nues.

Q.Moore--ThChM