The China Mail - Au Pakistan, la recherche des disparus de la mousson, à la lueur des téléphones

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000123
ALL 81.757752
AMD 363.060451
ANG 1.790365
AOA 917.999729
ARS 1520.079178
AUD 1.434085
AWG 1.8
AZN 1.687314
BAM 1.745081
BBD 2.014187
BDT 123.310283
BGN 1.683441
BHD 0.377783
BIF 2992.192728
BMD 1
BND 1.280571
BOB 11.845639
BRL 4.990799
BSD 1.000045
BTN 96.679902
BWP 13.757752
BYN 3.042248
BYR 19600
BZD 2.011332
CAD 1.427575
CDF 2310.000091
CHF 0.83005
CLF 0.024814
CLP 976.969769
CNY 6.69215
CNH 6.69435
COP 3214.008476
CRC 456.301584
CUC 1
CUP 24.001785
CVE 98.38501
CZK 21.780502
DJF 178.086103
DKK 6.677565
DOP 60.611198
DZD 134.724069
EGP 52.48502
ERN 15
ETB 162.480749
EUR 0.89362
FJD 2.24725
FKP 0.755711
GBP 0.755775
GEL 2.589926
GGP 0.755711
GHS 11.755521
GIP 0.755711
GMD 73.499696
GNF 8797.680125
GTQ 7.645773
GYD 209.172429
HKD 7.847715
HNL 26.843631
HRK 6.725597
HTG 130.956948
HUF 326.282958
IDR 17891.4
ILS 3.06346
IMP 0.755711
INR 96.775502
IQD 1515.056882
IRR 1779470.000071
ISK 122.150205
JEP 0.755711
JMD 158.724069
JOD 0.708991
JPY 158.276
KES 129.698862
KGS 87.450113
KHR 4060.673656
KMF 440.000146
KPW 900.000318
KRW 1340.879742
KWD 0.31096
KYD 0.833371
KZT 454.436761
LAK 22426.053982
LBP 89555.476244
LKR 330.885568
LRD 171.010484
LSL 16.545706
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430515
MAD 9.82021
MDL 17.93085
MGA 4459.513718
MKD 54.940888
MMK 2099.813295
MNT 3595.111531
MOP 8.083426
MRU 39.963417
MUR 47.45991
MVR 15.449743
MWK 1734.106625
MXN 18.429741
MYR 4.085503
MZN 63.909964
NAD 16.545706
NGN 1329.000254
NIO 36.80571
NOK 9.58262
NPR 154.687486
NZD 1.781898
OMR 0.384742
PAB 1.000045
PEN 3.429668
PGK 4.534464
PHP 62.745006
PKR 276.931162
PLN 3.917235
PYG 5688.155253
QAR 3.65532
RON 4.766027
RSD 104.733437
RUB 85.293524
RWF 1474.102164
SAR 3.75677
SBD 8.078071
SCR 14.675014
SDG 601.489851
SEK 9.98321
SGD 1.280155
SHP 0.755572
SLE 24.66969
SLL 20969.491881
SOS 571.492304
SRD 37.692501
STD 20697.981008
STN 21.860361
SVC 8.75039
SYP 13002.000254
SZL 16.542494
THB 33.553039
TJS 9.200535
TMT 3.51
TND 2.984609
TOP 2.40776
TRY 49.32138
TTD 6.793665
TWD 31.961401
TZS 2640.285523
UAH 44.916529
UGX 4089.225965
UYU 40.169529
UZS 11900.959179
VES 875.701604
VND 25899.5
VUV 119.371348
WST 2.785507
XAF 586.176071
XAG 0.016442
XAU 0.000238418806
XCD 2.702551
XCG 1.802364
XDR 0.707052
XOF 586.176071
XPF 106.410886
YER 236.202436
ZAR 16.55245
ZMK 9001.198055
ZMW 19.875976
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.082126
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Au Pakistan, la recherche des disparus de la mousson, à la lueur des téléphones
Au Pakistan, la recherche des disparus de la mousson, à la lueur des téléphones / Photo: © AFP

Au Pakistan, la recherche des disparus de la mousson, à la lueur des téléphones

A la lueur de leurs téléphones portables, ils fouillent ce qui reste de leurs maisons écrasées sous les rochers, la boue et l'eau charriées par la mousson: sans électricité ni moyens, les villageois du nord du Pakistan tentent de sauver leurs proches.

Taille du texte:

Certains ont une pelle ou un marteau à la main. D'autres, comme Saqib Ghani, un étudiant du village de Dalori, fouillent à mains nues les décombres. Le corps de son père a été retrouvé, mais il cherche d'autres membres de sa famille toujours bloqués sous les décombres -- morts ou vifs.

Doucement, des secouristes éloignent le jeune homme sous le choc, tandis que des voisins le prennent avec eux, lui donnent un peu d'eau, dans une vaine tentative d'apaiser sa peine.

Lundi, la vie de tout le monde a basculé en quelques minutes à Dalori. Quinze maisons ont été entièrement détruites, plusieurs autres partiellement endommagées et neuf habitants ont été déclarés morts, alors que les recherches se poursuivent pour une vingtaine de disparus.

- Un "boum", un torrent et "l'apocalypse" -

Depuis quelques jours, partout dans la province montagneuse du Khyber-Pakhtunkhwa, à la lisière de l'Afghanistan, on parle des plus de 350 morts de la mousson, particulièrement meurtrière cette année.

Mais les coulées de boue, glissements de terrain et autres crues subites s'étaient cantonnés aux districts voisins: Battagram et Buner -- le plus touché avec 219 décès confirmés jusqu'ici--, plus au nord, ou Bajaur et Lower Dir, vers l'ouest.

Mais lundi matin, "il y a eu un énorme +boum+ tout en haut de la montagne et de la fumée noire a commencé à monter vers le ciel", raconte Lal Khan à l'AFP.

Aussitôt, "un énorme torrent d'eau s'est mis à dévaler les parois montagneuses", poursuit cet agriculteur de 46 ans qui, parmi les gravats, a aperçu la main d'une voisine. Plus tard, il a appris que son corps et ceux de ses quatre enfants avaient été retrouvés sans vie.

"Et on ne peut rien faire. On n'a aucun moyen face à cette calamité que la nature nous envoie", se lamente l'homme.

Gul Hazir, lui, assure que les pluies torrentielles sont venues de deux côtés, encerclant le village.

"C'était comme dans les films d'apocalypse. Je n'arrive toujours pas à croire ce que j'ai vu", dit-il à l'AFP. "Et ce n'est même pas l'eau qui nous a frappés en premier, mais des rochers et des pierres qui se sont abattus en masse sur nos maisons".

Ousmane Khan, un responsable dépêché par l'administration locale, a recensé "11 zones touchées par des lames d'eau", ces pluies torrentielles qui se déversent en très peu de temps sur un petit périmètre.

- Urbanisme anarchique -

Mais, dit-il, les dégâts auraient pu être moindres si les habitants n'avaient pas construit leurs maisons dans le lit d'un ancien cours d'eau.

"L'eau n'avait plus aucun conduit pour s'échapper", accuse-t-il, alors que, régulièrement, des drames meurtriers relancent la question de l'urbanisme anarchique au Pakistan, gangrené par pauvreté et corruption.

Quant aux opérations de sauvetage dans un tel environnement, "elles sont extrêmement difficiles, car les engins de chantier ne peuvent pas passer par des chemins si étroits", poursuit-il.

Alentour, des pelleteuses tentent de dégager la route principale, défoncée en plusieurs endroits, et les gravats qui bloquent les canaux d'acheminement ou d'échappement de l'eau.

Dans ce qui était avant les rues du village, des troupeaux sans berger errent, les pattes dans l'eau.

Dalori a déjà enterré cinq de ses enfants à la lueur de portables qui, bientôt, s'éteindront faute de pouvoir être rechargés. Dans les maisons plongées dans l'obscurité depuis que la pluie a coupé l'électricité, des femmes portent le deuil.

L'une d'elle, drapée dans un grand châle, lâche dans un souffle: "je ne resterai pas vivre ici".

La semaine dernière, Dalori s'était déjà mobilisé pour contrer les effets de la mousson. Le village avait organisé une collecte de dons pour les districts voisins. Une façon de dire leur solidarité avec les sinistrés.

"On ne savait pas que, nous aussi, bientôt, on aurait besoin d'aide", lance, amer, Gul Hazir.

N.Lo--ThChM