The China Mail - Italie : quatre ans après, procès sous haute tension du pont effondré de Gênes

USD -
AED 3.672498
AFN 63.999636
ALL 83.250159
AMD 377.159566
ANG 1.790083
AOA 917.000066
ARS 1382.516986
AUD 1.44469
AWG 1.80125
AZN 1.699493
BAM 1.70594
BBD 2.013154
BDT 122.637848
BGN 1.709309
BHD 0.377504
BIF 2964
BMD 1
BND 1.290401
BOB 6.906447
BRL 5.193499
BSD 0.999512
BTN 95.111495
BWP 13.788472
BYN 2.972354
BYR 19600
BZD 2.010179
CAD 1.390045
CDF 2284.999948
CHF 0.797785
CLF 0.023467
CLP 926.609842
CNY 6.894697
CNH 6.88436
COP 3684
CRC 464.734923
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.875047
CZK 21.21415
DJF 177.719659
DKK 6.456897
DOP 60.100677
DZD 132.927981
EGP 54.534799
ERN 15
ETB 157.050442
EUR 0.86409
FJD 2.257399
FKP 0.758039
GBP 0.755085
GEL 2.690084
GGP 0.758039
GHS 11.000203
GIP 0.758039
GMD 73.999637
GNF 8774.999683
GTQ 7.64789
GYD 209.174328
HKD 7.838355
HNL 26.601482
HRK 6.511398
HTG 131.185863
HUF 331.94601
IDR 16949.3
ILS 3.15655
IMP 0.758039
INR 93.48455
IQD 1310
IRR 1315875.000259
ISK 123.920215
JEP 0.758039
JMD 158.129555
JOD 0.708991
JPY 158.595495
KES 130.000195
KGS 87.450086
KHR 4010.000252
KMF 428.501353
KPW 899.974671
KRW 1509.180147
KWD 0.30954
KYD 0.832908
KZT 476.211659
LAK 21949.999484
LBP 89509.104969
LKR 315.318459
LRD 183.675024
LSL 17.07008
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.404996
MAD 9.342501
MDL 17.701369
MGA 4178.000431
MKD 53.276351
MMK 2099.498084
MNT 3571.008867
MOP 8.070843
MRU 40.110371
MUR 47.101438
MVR 15.469845
MWK 1736.999821
MXN 17.89255
MYR 4.024978
MZN 63.950317
NAD 17.069979
NGN 1385.269964
NIO 36.729719
NOK 9.690696
NPR 152.178217
NZD 1.737605
OMR 0.384494
PAB 0.999507
PEN 3.495972
PGK 4.39017
PHP 60.583962
PKR 279.197676
PLN 3.705315
PYG 6474.685228
QAR 3.644016
RON 4.405496
RSD 101.504001
RUB 81.302838
RWF 1460
SAR 3.75297
SBD 8.042037
SCR 14.056953
SDG 600.999749
SEK 9.45298
SGD 1.284499
SHP 0.750259
SLE 24.550038
SLL 20969.510825
SOS 571.497218
SRD 37.373988
STD 20697.981008
STN 21.725
SVC 8.746053
SYP 110.555055
SZL 17.069963
THB 32.529758
TJS 9.580319
TMT 3.51
TND 2.929893
TOP 2.40776
TRY 44.460397
TTD 6.790468
TWD 31.952901
TZS 2588.311011
UAH 43.911606
UGX 3762.887497
UYU 40.550736
UZS 12195.495095
VES 473.27785
VND 26340
VUV 120.343344
WST 2.769273
XAF 572.15615
XAG 0.013349
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.801363
XDR 0.710952
XOF 570.49822
XPF 104.05005
YER 238.650541
ZAR 16.88341
ZMK 9001.179364
ZMW 19.105686
ZWL 321.999592
  • AEX

    -4.7300

    959.8

    -0.49%

  • BEL20

    43.2600

    5073.12

    +0.86%

  • PX1

    44.3000

    7816.94

    +0.57%

  • ISEQ

    125.2700

    12056.03

    +1.05%

  • OSEBX

    30.1600

    2067.97

    +1.48%

  • PSI20

    61.6800

    9131.56

    +0.68%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    62.7400

    3689.24

    +1.73%

  • N150

    42.0100

    3861.27

    +1.1%

Italie : quatre ans après, procès  sous haute tension du pont effondré de Gênes

Italie : quatre ans après, procès sous haute tension du pont effondré de Gênes

Les images choc de l'effondrement du pont de Gênes, dans lequel 43 personnes ont péri, ont fait le tour du monde. Quatre ans plus tard, un méga-procès impliquant 59 prévenus s'est ouvert jeudi dans cette ville portuaire italienne pour en déterminer les responsabilités.

Taille du texte:

Le 14 août 2018, sous une pluie battante, le pont autoroutier Morandi, un axe essentiel pour les trajets locaux et le trafic entre l'Italie et la France, s'écroule, précipitant dans le vide des dizaines de véhicules et leurs passagers.

Cette tragédie a jeté une lumière crue sur le piètre état des infrastructures de transport en Italie et sur le rôle trouble de la société Autostrade per l'Italia (Aspi), accusée de ne pas avoir entretenu l'ouvrage d'art pour faire des économies sur le dos de la sécurité.

"Le pont Morandi était une bombe à retardement. Vous pouviez entendre le tic-tac, mais vous ne saviez pas quand elle allait exploser", a déclaré en février Walter Cotugno, l'un des procureurs.

Pour lui, il ne fait aucun doute que les dirigeants d'Autostrade et de la société d'ingénierie Spea, chargée de la maintenance, "étaient conscients du risque d'effondrement", mais qu'ils ont rechigné à financer des travaux afin de "préserver les dividendes" des actionnaires.

Le constat de l'enquête des magistrats est accablant : "Entre l'inauguration (du pont) en 1967 et l'effondrement -donc 51 ans plus tard-, il n'a pas été procédé aux interventions de maintenance minimales pour renforcer les haubans du pilier numéro 9", qui s'est affaissé le jour du drame.

La plupart des mis en cause sont des cadres et des techniciens des deux sociétés, dont le directeur général d'Autostrade de l'époque Giovanni Castellucci ainsi que l'ancien patron de Spea Antonino Galata et des fonctionnaires du ministère des Infrastructures.

Sous une tente transparente érigée dans la cour du Tribunal de Gênes, le juge Paolo Lepri a égrené dans une ambiance fébrile les noms d'une centaine d'avocats des prévenus et des parties civiles qui y étaient réunis.

- "Comme les attentats du 11 septembre" -

Les mis en cause, absents de cette première audience purement formelle, sont en particulier poursuivis pour homicide involontaire, atteinte à la sécurité des transports et faux en écriture publique. La durée du procès est évaluée à deux ou trois ans.

Pour Giovanni Paolo Accinni, l'un des avocats de M. Castellucci, "le pont s'est écroulé en raison d'un vice de construction caché". "Les prévenus sont innocents, à commencer par M. Castellucci", a-t-il déclaré à l'AFP.

Mais l'accusation pourra compter sur un témoin de taille : Roberto Tomasi, le successeur de M. Castellucci et un cadre d'Autostrade depuis 2015, qui affiche sa volonté de tourner la page et qui pourrait s'avérer encombrant pour son prédécesseur.

Le dame a profondément marqué les Génois. "J'avais l'impression de vivre à nouveau la chute des tours jumelles au moment des attentats du 11 septembre 2001", se souvient Furio Truzzi, le président d'Assoutenti, une association de consommateurs qui s'est constituée partie civile.

Autostrade appartenait au moment du drame au groupe Atlantia, contrôlé par la richissime famille Benetton, qui a fini par céder sa part en mai à l'Etat, poussé vers la sortie sous la pression de la classe politique et de la vindicte populaire.

Si leurs anciens dirigeants se retrouvent sur le banc des accusés, les sociétés Autostrade et Spea échappent en revanche au procès grâce à un accord à l'amiable conclu avec le parquet, prévoyant le paiement de 29 millions d'euros à l'Etat.

Pour Raffaele Caruso, un avocat qui représente le Comité des proches des victimes du pont Morandi, ce pacte "constitue une première reconnaissance de responsabilité" de la part des deux sociétés.

- "La vie n'a pas de prix" -

Seules deux familles de victimes ont refusé d'accepter les indemnisations proposées par Autostrade, qui a déboursé plus de 60 millions d'euros à ce titre.

Egle Possetti, la présidente du Comité des proches des victimes, a décliné l'offre pour ne pas perdre la possibilité de se constituer partie civile et de peser sur le procès.

"Nous sommes confiants dans le fait que le procès fera ressortir toute la vérité sur le drame pour éviter que nos proches soient morts en vain", a-t-elle dit à l'AFP jeudi matin sur les marches du palais de justice à Gênes.

L'autre refus est venu de Roberto Battiloro, qui a perdu son fils Giovanni, un vidéaste de 29 ans, dans le drame et qui s'est vu proposer un million d'euros : "La vie de mon fils n'a pas de prix, je veux un vrai procès".

L'audience d'ouverture s'est terminée peu avant 12H00 jeudi. Les débats, suspendus pendant l'été, reprendront le 12 septembre.

B.Clarke--ThChM