The China Mail - Brésil: en Amazonie, les "terres de personne" particulièrement vulnérables

USD -
AED 3.672502
AFN 63.50857
ALL 82.294221
AMD 367.452
ANG 1.790403
AOA 917.506916
ARS 1483.982801
AUD 1.44656
AWG 1.8025
AZN 1.697413
BAM 1.712609
BBD 2.010946
BDT 123.012259
BGN 1.69088
BHD 0.376977
BIF 2970.108101
BMD 1
BND 1.29196
BOB 6.914186
BRL 5.176201
BSD 0.998424
BTN 94.461471
BWP 13.531524
BYN 2.92697
BYR 19600
BZD 2.007968
CAD 1.42069
CDF 2264.999752
CHF 0.808745
CLF 0.023428
CLP 922.070075
CNY 6.79395
CNH 6.79183
COP 3431.21
CRC 455.07462
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.538229
CZK 21.256098
DJF 177.793345
DKK 6.549005
DOP 59.494945
DZD 133.179709
EGP 49.129803
ERN 15
ETB 159.747998
EUR 0.87618
FJD 2.243699
FKP 0.75464
GBP 0.754675
GEL 2.63967
GGP 0.75464
GHS 11.302102
GIP 0.75464
GMD 73.505469
GNF 8748.741739
GTQ 7.616071
GYD 208.844133
HKD 7.84265
HNL 26.705764
HRK 6.6008
HTG 130.491488
HUF 311.770495
IDR 17969
ILS 2.98005
IMP 0.75464
INR 94.91825
IQD 1307.968476
IRR 1376000.000262
ISK 125.990134
JEP 0.75464
JMD 157.24977
JOD 0.708978
JPY 162.660504
KES 129.480074
KGS 87.449847
KHR 4016.805987
KMF 431.999924
KPW 900.00035
KRW 1551.945009
KWD 0.30975
KYD 0.832049
KZT 478.441331
LAK 22393.169877
LBP 89407.880911
LKR 335.481611
LRD 181.208406
LSL 16.33958
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.414186
MAD 9.383363
MDL 17.641856
MGA 4235.551664
MKD 53.986951
MMK 2099.487458
MNT 3582.059186
MOP 8.064974
MRU 39.880958
MUR 47.190316
MVR 15.460171
MWK 1731.260946
MXN 17.49645
MYR 4.0847
MZN 63.849913
NAD 16.33958
NGN 1379.849769
NIO 36.728084
NOK 9.91121
NPR 151.078822
NZD 1.761635
OMR 0.384497
PAB 0.998424
PEN 3.412347
PGK 4.383562
PHP 61.444499
PKR 277.633625
PLN 3.76675
PYG 6071.803853
QAR 3.648955
RON 4.593099
RSD 102.829205
RUB 78.697589
RWF 1462.908661
SAR 3.751401
SBD 8.065041
SCR 13.378428
SDG 600.500677
SEK 9.710555
SGD 1.29458
SHP 0.746601
SLE 24.797324
SLL 20969.503664
SOS 570.353188
SRD 37.504496
STD 20697.981008
STN 21.44514
SVC 8.736427
SYP 110.532098
SZL 16.337128
THB 33.279905
TJS 9.225306
TMT 3.51
TND 2.958527
TOP 2.40776
TRY 46.659498
TTD 6.776708
TWD 31.847969
TZS 2625.002989
UAH 44.744308
UGX 3659.369527
UYU 40.072142
UZS 11985.989492
VES 622.24352
VND 26315
VUV 119.95305
WST 2.78094
XAF 574.166922
XAG 0.017104
XAU 0.00025
XCD 2.70255
XCG 1.799387
XDR 0.714361
XOF 574.39317
XPF 104.430823
YER 238.598846
ZAR 16.38505
ZMK 9001.137754
ZMW 17.996497
ZWL 321.999592
  • AEX

    14.8100

    1080.17

    +1.39%

  • BEL20

    32.6000

    5751.36

    +0.57%

  • PX1

    36.8200

    8403.99

    +0.44%

  • ISEQ

    20.7100

    13828.74

    +0.15%

  • OSEBX

    0.3800

    1906.79

    +0.02%

  • PSI20

    -25.6400

    9132.59

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    287.3700

    4576.51

    +6.7%

  • N150

    21.0500

    4148.83

    +0.51%

Brésil: en Amazonie, les "terres de personne" particulièrement vulnérables
Brésil: en Amazonie, les "terres de personne" particulièrement vulnérables / Photo: © AFP

Brésil: en Amazonie, les "terres de personne" particulièrement vulnérables

Ce ne sont ni des réserves indigènes, ni des aires protégées, ni des propriétés privées: environ 20% de l'Amazonie brésilienne est constituée de "terres de personne", sans cadre juridique donc encore plus vulnérables aux occupations illégales, orpailleurs et bûcherons clandestins.

Taille du texte:

En raison des vicissitudes de l'histoire et de la négligence des autorités, quelque 830.000 km2 de l'Amazonie brésilienne sont considérés comme des "forêts publiques non réglementées". Des zones donc sans véritable statut, moins surveillées et plus exposées à une exploitation aveugle.

Depuis 2006, les habitants d'une quinzaine de villages riverains du fleuve Manicoré, qui traverse le sud de l'Etat d'Amazonas (nord-ouest), tentent de faire classer les 400.000 hectares de forêt où ils vivent comme Région de développement durable (RDS), un statut qui assure un peu plus de protection.

Dans l'un de ces villages, Terra Preta, avec ses maisonnettes en bois, sa petite école et son église, les habitants vivent essentiellement de la production de farine de manioc, d'açai (un fruit prisé pour ses fibres) et d'huile d'andiroba (un fruit aux propriétés médicinales et cosmétiques).

Ils se désolent d'assister à l'exploitation sauvage de l'environnement.

"La destruction prend la forme de barges que nous voyons tous les jours descendre la rivière chargées du bois de la forêt", raconte à l'AFP Cristian Alfaia, un responsable communautaire.

Selon les données de l'Institut de recherche environnementale de l'Amazonie (IPAM), entre 1997 et 2020, 87% du déboisement a eu lieu dans ces zones sans cadre juridique, occupées illégalement ou enregistrées de manière frauduleuse comme propriétés privées. Les 13% restants ont eu lieu dans des réserves indigènes ou des aires protégées.

Les 4.000 habitants des villages de Manicoré sont des descendants de migrants venus du nord-est du Brésil qui ont fui la sécheresse pour s'installer à partir de la fin du XIXe siècle dans cette région, en pleine "fièvre du caoutchouc". Ils se sont mêlés à des indigènes et des descendants d'esclaves.

Or depuis des décennies, le mode de vie de ces villageois, qui dépendent essentiellement de la chasse, de la pêche et de la cueillette des fruits, se heurte aux intérêts de l'agronégoce, du commerce du bois, des chercheurs d'or et des braconniers.

- "Très efficace" -

Malgré plusieurs années de mobilisation, le classement de la zone comme Région de développement durable a finalement été retoqué, dans un contexte d'accusations, de pressions et de menaces.

Les villages de Manicoré ont fini par obtenir une Concession de droit réel d'usage même si c'est encore loin de la RDS qui leur garantirait une gestion publique et une surveillance environnementale.

"Quand une terre est non réglementée, elle est soumise à tous types de crimes (....) et la population se retrouve sans accès aux services de base, telles la santé et l'éducation", explique à l'AFP Daniel Viegas, procureur de l'Etat d'Amazonas chargé du processus de demande de RDS et spécialiste des questions environnementales.

Un survol du sud de l'Etat montre l'avancée de l'homme sur ces terres: régulièrement, d'immenses zones jaunâtres rompent l'uniformité du vert de la forêt où se distinguent des pistes récemment tracées pour assurer le transport du bois jusqu'aux rivières.

Pour Cristiane Mazzetti, porte-parole de Greenpeace Brésil, donner aux zones forestières un cadre juridique est une manière "très efficace de combattre la déforestation". Mais elle regrette que ce sujet soit "délaissé par le gouvernement fédéral actuel et même par les gouvernements des Etats".

Depuis son arrivée au pouvoir en 2019, le président d'extrême droite Jair Bolsonaro est régulièrement accusé par les défenseurs de l'environnement d'encourager la déforestation par ses discours en faveur de l'exploitation commerciale de la forêt.

Ils dénoncent aussi les projets soutenus par les alliés du chef de l'Etat au Parlement, dont certains visent à assouplir les critères pour la cession à des particuliers de terres publiques occupées illégalement.

Or l'Amazonie est "un patrimoine qui appartient à tous les Brésiliens et à l'humanité", rappelle Mme Mazzetti qui se désole qu'elle soit "pillée, détruite et contribue ainsi à la crise du climat et de la biodiversité".

G.Tsang--ThChM