The China Mail - Poing contre poing avec MBS, Biden a abîmé son image de grand patron des démocraties

USD -
AED 3.672498
AFN 63.99968
ALL 83.250317
AMD 377.160121
ANG 1.790083
AOA 916.999933
ARS 1382.505983
AUD 1.447168
AWG 1.80125
AZN 1.694587
BAM 1.70594
BBD 2.013154
BDT 122.637848
BGN 1.709309
BHD 0.377582
BIF 2964
BMD 1
BND 1.290401
BOB 6.906447
BRL 5.179301
BSD 0.999512
BTN 95.111495
BWP 13.788472
BYN 2.972354
BYR 19600
BZD 2.010179
CAD 1.390825
CDF 2284.999752
CHF 0.796702
CLF 0.023467
CLP 926.609578
CNY 6.88655
CNH 6.885245
COP 3683.58
CRC 464.734923
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.875038
CZK 21.21905
DJF 177.720315
DKK 6.46023
DOP 60.099511
DZD 133.250672
EGP 54.5799
ERN 15
ETB 157.049836
EUR 0.86454
FJD 2.257401
FKP 0.758039
GBP 0.754075
GEL 2.690171
GGP 0.758039
GHS 11.000341
GIP 0.758039
GMD 74.000008
GNF 8775.000407
GTQ 7.64789
GYD 209.174328
HKD 7.837245
HNL 26.598252
HRK 6.510799
HTG 131.185863
HUF 332.194497
IDR 16990.45
ILS 3.136103
IMP 0.758039
INR 93.580801
IQD 1310
IRR 1315875.000027
ISK 123.969689
JEP 0.758039
JMD 158.129555
JOD 0.709009
JPY 158.639504
KES 129.999832
KGS 87.450175
KHR 4010.000018
KMF 428.505954
KPW 899.974671
KRW 1506.999759
KWD 0.30962
KYD 0.832908
KZT 476.211659
LAK 21949.999763
LBP 89509.105032
LKR 315.318459
LRD 183.675058
LSL 17.070062
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.404997
MAD 9.342497
MDL 17.701369
MGA 4178.000434
MKD 53.264382
MMK 2099.498084
MNT 3571.008867
MOP 8.070843
MRU 40.109711
MUR 46.790262
MVR 15.469725
MWK 1736.999852
MXN 17.88899
MYR 4.037498
MZN 63.949813
NAD 17.070226
NGN 1384.029762
NIO 36.729794
NOK 9.67056
NPR 152.178217
NZD 1.740475
OMR 0.384513
PAB 0.999507
PEN 3.495947
PGK 4.39013
PHP 60.275504
PKR 279.198292
PLN 3.705805
PYG 6474.685228
QAR 3.64399
RON 4.4066
RSD 101.505023
RUB 81.3021
RWF 1460
SAR 3.753424
SBD 8.042037
SCR 14.298932
SDG 600.999861
SEK 9.438835
SGD 1.28561
SHP 0.750259
SLE 24.549865
SLL 20969.510825
SOS 571.499729
SRD 37.374012
STD 20697.981008
STN 21.725
SVC 8.746053
SYP 110.555055
SZL 17.070482
THB 32.620496
TJS 9.580319
TMT 3.51
TND 2.929978
TOP 2.40776
TRY 44.487204
TTD 6.790468
TWD 31.934015
TZS 2585.810972
UAH 43.911606
UGX 3762.887497
UYU 40.550736
UZS 12195.498196
VES 473.27785
VND 26340
VUV 120.343344
WST 2.769273
XAF 572.15615
XAG 0.013415
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.801363
XDR 0.710952
XOF 570.497088
XPF 104.049704
YER 238.650234
ZAR 16.898898
ZMK 9001.196673
ZMW 19.105686
ZWL 321.999592
  • AEX

    15.1600

    974.96

    +1.58%

  • BEL20

    114.6500

    5187.88

    +2.26%

  • PX1

    182.9200

    7999.84

    +2.34%

  • ISEQ

    207.3600

    12263.3

    +1.72%

  • OSEBX

    1.6500

    2069.53

    +0.08%

  • PSI20

    91.3100

    9222.68

    +1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    62.7400

    3689.24

    +1.73%

  • N150

    72.9800

    3934.44

    +1.89%

Poing contre poing avec MBS, Biden a abîmé son image de grand patron des démocraties
Poing contre poing avec MBS, Biden a abîmé son image de grand patron des démocraties / Photo: © Saudi Royal Palace/AFP

Poing contre poing avec MBS, Biden a abîmé son image de grand patron des démocraties

Moins de vingt-quatre heures en Arabie saoudite auront suffi pour écorner, sans doute durablement, l'image que veut se donner Joe Biden sur le plan diplomatique: celle de grand patron des démocraties et des défenseurs des droits fondamentaux.

Taille du texte:

La vie de tout responsable politique est émaillée de promesses qui reviennent comme autant de boomerangs quand elles butent sur les faits.

Pour le président américain de 79 ans, il y a désormais l'engagement, pris pendant sa campagne, de traiter l'Arabie saoudite en "paria".

Ou cette déclaration du 4 juillet 2021 sur la place des Etats-Unis sur la scène internationale: "Nous menons en montrant l'exemple, pas en montrant notre force. Nous faisons partie de quelque chose qui nous dépasse. Nous sommes une boussole pour le monde".

Comment réconcilier ces mots avec les couvertures de la presse américaine samedi, alors que Joe Biden concluait une visite éclair dans la monarchie pétrolière ?

Sur beaucoup, la même photo: le "fist bump", salut poing contre poing de Joe Biden avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui l'a reçu vendredi dans son palais royal de Jeddah.

Celui-là même que les Etats-Unis, sous l'impulsion de Biden, ont désigné comme le commanditaire de l'assassinat en 2018 du journaliste critique saoudien Jamal Khashoggi.

- Distanciation -

La Maison Blanche a bien tenté de déminer une rencontre qu'elle savait être explosive. Le Washington Post, journal pour lequel écrivait Jamal Khashoggi, a publié avant le départ une tribune du président s'expliquant sur son voyage.

A l'entame de sa première tournée au Moyen-Orient, qui l'a emmené en Israël, dans les Territoires palestiniens et en Arabie saoudite, l'équipe de communication a expliqué que Joe Biden prendrait des précautions sanitaires supplémentaires en raison du Covid-19.

Des journalistes avaient immédiatement soupçonné une volonté d'éviter une poignée de main avec le réel homme fort du royaume.

Le président, d'un naturel expansif, ne s'est guère tenu à ces consignes lors de sa chaleureuse visite dans l'Etat hébreu, multipliant poignées de mains et accolades.

Mais à Jeddah, il y eut donc ce salut poing contre poing, censé être plus sûr face au virus. Mais qui n'a pas immunisé Joe Biden contre l'orage médiatique.

C'était "pire qu'une poignée de main", a déclaré le PDG du Washington Post, Fred Ryan, dans un communiqué. "Cela produisait une impression d'intimité et d'aisance qui donne à MBS la réhabilitation inconditionnelle qu'il voulait tant".

Les journalistes présents dans le convoi de Joe Biden n'ont pas vu la scène: à leur arrivée aux portes de l'imposant palais saoudien, le président américain était déjà rentré.

Mais les médias officiels saoudiens ont rapidement diffusé cette image, immédiatement devenue virale, puis d'autres clichés des deux hommes.

Les journalistes accrédités à la Maison Blanche, cantonnés dans une petite pièce du palais, n'ont eu accès vendredi qu'à une réunion des délégations américaine et saoudienne, lors de laquelle le président et son hôte ont fait de courtes déclarations.

Mais impossible de les entendre: les reporters, tenus à bonne distance de la grande table de réunion, n'avaient pas été autorisés à emporter de micros perche, ceux utilisés en télévision et en radio pour mieux capter les sons.

L'exécutif américain a ensuite organisé en toute hâte vendredi un bref point presse.

- "Goutte de pétrole" -

Joe Biden, tendu, a dit avoir évoqué l'assassinat "au début" de sa réunion avec le prince héritier. J'ai fait savoir "clairement ce que j'en pensais à l'époque et ce que j'en pense aujourd'hui", a-t-il assuré.

Samedi, ce président qui veut mener le combat des démocraties contre les autocraties, a aussi déclaré, lors d'une réunion avec MBS et des dirigeants arabes: "le futur appartiendra aux pays (...) dont les citoyens peuvent remettre en cause et critiquer leurs dirigeants sans peur de représailles".

Mais Joe Biden avait dit, en Israël: "Je ne me suis jamais tu quand il s'agit de parler des droits humains. La raison de ma venue en Arabie saoudite est toutefois bien plus large. C'est pour promouvoir les intérêts des Etats-Unis".

Ce qui implique de renouer avec un vieil allié stratégique de Washington, gros consommateur d'armement et indispensable fournisseur de pétrole.

Joe Biden a besoin d'une production plus abondante de brut pour faire baisser les prix élevés de l'essence, qui plombent les perspectives de son parti avant des législatives en novembre.

"Les autocrates ont le sourire, le soutien de Biden aux droits humains peut être vendu pour une goutte de pétrole", a commenté samedi sur Twitter Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch.

Yasmine Farouk, du Carnegie Endowment for International Peace, estimait récemment lors d'un débat: "S'il y a un pays qui peut obtenir de l'Arabie saoudite un quelconque progrès sur les droits humains, ce sont les Etats-Unis. (...) S'ils décident que c'est trop risqué, ou trop chronophage de parler avec les Saoudiens de valeurs et de droits humains, personne d'autre ne le fera."

L.Johnson--ThChM