The China Mail - Mort de Quentin Deranque: de premières mises en examen pour "homicide volontaire"

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Mort de Quentin Deranque: de premières mises en examen pour "homicide volontaire"

Mort de Quentin Deranque: de premières mises en examen pour "homicide volontaire"

Deux hommes soupçonnés d'avoir frappé à mort le militant nationaliste Quentin Deranque ont été mis en examen jeudi soir pour "homicide volontaire" et un assistant du député LFI Raphaël Arnault pour "complicité".

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Quatre autres suspects doivent encore être présentés aux juges d'instruction dans la soirée, a précisé le procureur de Lyon Thierry Dran à l'AFP.

Un peu plus tôt, le magistrat avait requis la mise en examen et le placement en détention provisoire des sept hommes, âgés de 20 à 26 ans.

Interpellés mardi soir et mercredi, "deux ont refusé de s'exprimer" pendant leur garde à vue, les autres "reconnaissent leur présence" sur les lieux de l'agression et "certains admettent avoir porté des coups" à Quentin Deranque "ou à d'autres victimes", a-t-il précisé. Tous "contestent l'intention" de tuer.

Parmi eux il y a des étudiants, des employés dans le privé, une personne sans emploi et un assistant parlementaire, a détaillé le magistrat.

 

Devant les enquêteurs, Jacques-Elie Favrot "a reconnu (...) la commission de violences et sa présence sur les lieux" mais "a indiqué qu’il n’était pas l’auteur des coups qui ont provoqué le décès de M. Deranque", avait indiqué mercredi son avocat Bertrand Sayn.

- "Ultragauche" -

Trois des sept suspects "déclarent avoir fait partie ou être proche de la mouvance d'ultragauche", selon M. Dran, qui a justifié la demande de mise sous écrou des sept hommes en raison du "risque de trouble à l'ordre public", de concertation et de destruction de preuves.

Le magistrat a ouvert une information judiciaire confiée à trois juges d'instruction désormais chargés de l'enquête.

Quentin Deranque a été frappé le 12 février par plusieurs personnes encagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.

Il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis qui manifestaient contre la venue de l'élue. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi.

Les sept suspects ont été identifiés après l'audition de plusieurs témoins, l'exploitation de vidéos et d'éléments matériels, a relaté le procureur.

Un travail "difficile et à ce jour d'ailleurs il reste plusieurs personnes à identifier", a fait savoir le procureur.

Trois femmes et un homme interpellés lors de la même opération policière et soupçonnés d'avoir aidé certains suspects à se cacher, ont été remis en liberté jeudi et "seront ultérieurement convoqués pour s'expliquer sur ces faits", selon le procureur.

- Marche hommage -

Jeudi, la famille du jeune homme a appelé "au calme et à la retenue" et dénoncé "toute forme de violence politique", à deux jours d'une marche prévue, si elle est autorisée, en hommage à leur fils à Lyon.

Le maire écologiste Grégory Doucet a demandé à la préfecture d'interdire pour des raisons de sécurité cette marche réclamant "Justice pour Quentin, tué par les antifas", dont l'appel est largement relayé par l'extrême droite sur les réseaux sociaux.

Bastien Brajon, l'avocat des parents de Quentin Deranque, a annoncé qu'ils n'y participeraient pas et "souhaitent que si des personnes veulent s'agréger à cette initiative, qu'elles le fassent dans le calme, dans la retenue et sans expression politique".

 

En visite en Inde, Emmanuel Macron a appelé à éviter "tout engrenage de la violence", et affirmé qu'en République, il n'y avait "pas de place pour les mouvements qui adoptent et légitiment la violence". Il a exhorté "les extrêmes" à "faire le ménage dans leurs rangs", ciblant "les mouvements d'extrême gauche" comme "d'extrême droite".

Cela au moment où la pression s'intensifie sur La France insoumise, notamment à droite et à l'extrême droite qui lui attribuent volontiers une "responsabilité" dans le drame en raison notamment de ses "liens" avec le groupe d'ultragauche dissout la Jeune Garde Antifasciste, fondée par Raphaël Arnault.

Face à l'offensive contre LFI, le coordinateur du mouvement Manuel Bompard a martelé qu'il n'était "pas question" de suspendre ou d'exclure Raphaël Arnault du groupe LFI à l'Assemblée nationale, au motif notamment qu'il ne saurait être "tenu responsable des actes de ses salariés".

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a appelé Raphaël Arnault à "tirer les conclusions" si la justice "trouve des indices graves et concordants" sur ses collaborateurs. Et le patron de LR Bruno Retailleau a exigé sa démission.

M.Zhou--ThChM