The China Mail - Interpol face à l'IA, arme redoutable des cybercriminels

USD -
AED 3.672503
AFN 66.499323
ALL 80.629676
AMD 365.091035
AOA 917.000229
ARS 1491.486381
AUD 1.41547
AWG 1.80125
AZN 1.703341
BAM 1.691649
BBD 2.00813
BDT 123.418242
BHD 0.375989
BIF 2985.079791
BMD 1
BND 1.277602
BOB 11.849673
BRL 5.0833
BSD 0.997016
BTN 94.875232
BWP 13.457596
BYN 2.968819
BYR 19600
BZD 2.00519
CAD 1.39503
CDF 2262.504465
CHF 0.807385
CLF 0.023206
CLP 913.315746
CNY 6.747597
CNH 6.74284
COP 3142.844787
CRC 453.228387
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.372573
CZK 20.977978
DJF 177.546166
DKK 6.463765
DOP 58.20179
DZD 132.308956
EGP 49.540856
ERN 15
ETB 160.923669
EUR 0.864625
FJD 2.20855
FKP 0.74148
GBP 0.741015
GEL 2.610038
GGP 0.74148
GHS 11.700039
GIP 0.74148
GMD 73.504962
GNF 8756.649224
GTQ 7.607144
GYD 208.588851
HKD 7.845175
HNL 26.723176
HRK 6.5188
HTG 130.363707
HUF 314.570499
IDR 17801
ILS 2.99985
IMP 0.74148
INR 95.210497
IQD 1306.058902
IRR 1375550.000352
ISK 123.339726
JEP 0.74148
JMD 158.335856
JOD 0.709018
JPY 157.702498
KES 129.014401
KGS 87.449912
KHR 4049.647537
KMF 426.000355
KRW 1407.860403
KWD 0.30866
KYD 0.830861
KZT 467.275008
LAK 22510.919863
LBP 89282.792025
LKR 334.420274
LRD 179.959348
LSL 16.197552
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.341738
MAD 9.29222
MDL 17.337716
MGA 4254.638239
MKD 53.219738
MMK 2099.549369
MNT 3595.852714
MOP 8.056654
MRU 40.080439
MUR 47.069908
MVR 15.449749
MWK 1728.841413
MXN 17.1375
MYR 4.090099
MZN 63.904989
NAD 16.197552
NGN 1364.860163
NIO 36.690741
NOK 9.48825
NPR 151.800372
NZD 1.69713
OMR 0.382693
PAB 0.997016
PEN 3.376465
PGK 4.406003
PHP 60.704973
PKR 276.796523
PLN 3.717005
PYG 5928.296501
QAR 3.644596
RON 4.536297
RSD 101.492021
RUB 81.573714
RWF 1466.072741
SAR 3.744756
SBD 8.065696
SCR 14.449077
SDG 600.50044
SEK 9.459395
SGD 1.27801
SLE 24.590979
SOS 569.822255
SRD 37.866501
STD 20697.981008
STN 21.191022
SVC 8.723782
SZL 16.194265
THB 33.049662
TJS 9.197509
TMT 3.51
TND 2.929032
TRY 47.698745
TTD 6.757774
TWD 32.2506
TZS 2639.622886
UAH 44.653894
UGX 3714.050945
UYU 40.133201
UZS 11924.058297
VES 755.762396
VND 26204.5
VUV 118.557141
WST 2.733716
XAF 567.363231
XAG 0.015731
XAU 0.00023
XCD 2.70255
XCG 1.796912
XDR 0.705618
XOF 567.363231
XPF 103.152705
YER 238.392558
ZAR 16.14375
ZMK 9001.204229
ZMW 18.818492
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

Interpol face à l'IA, arme redoutable des cybercriminels
Interpol face à l'IA, arme redoutable des cybercriminels / Photo: © AFP/Archives

Interpol face à l'IA, arme redoutable des cybercriminels

Emails de hameçonnage plus vrais que natures, faux enregistrements audios et vidéos truquées: l'évolution de l'IA profite aussi aux cybercriminels qui l'utilisent comme une arme de plus en plus sophistiquée, qu'Interpol s'emploie à désamorcer.

Taille du texte:

L'AFP a pu accéder aux locaux high-tech dédiés à la cybercriminalité de l'agence internationale de police à Singapour. Ses experts y passent en revue des montagnes de données pour tenter de contrer la prochaine attaque massive au rançongiciel, ou éviter une nouvelle affaire d'usurpation d'identité.

"Je considère l'utilisation de l'IA comme une arme par les cybercriminels (...) comme la menace la plus importante que nous constatons", résume Neal Jetton, directeur de la division cybercriminalité d'Interpol dans la cité-Etat.

"Ils l'utilisent partout où ils peuvent", ajoute M. Jetton, détaché par le Secret Service américain, l'unité d'élite chargée notamment de la protection des présidents.

Pour écrire des emails d'arnaque plus crédibles, imiter la voix ou reproduire le visage d'une personnalité reconnue pour donner des conseils en investissement fallacieux, l'IA permet aux criminels de sans cesse affiner leurs tactiques.

"Cela ne va faire que s'amplifier, il faut donc diffuser le message", prévient Neal Jetton, expliquant que même des escrocs de seconde zone peuvent acquérir des outils de piratage prêts à l'emploi sur le dark web, et que quiconque avec un smartphone est une victime potentielle.

- "Chat et souris" -

Les locaux d'Interpol à Singapour sont le deuxième QG de l'agence après celui de Lyon. Ils accueillent le Centre de cyber fusion, plaque tournante du partage de renseignements sur les menaces en ligne entre les 196 membres de l'organisation.

Un autre bureau du complexe étudie les menaces émergentes sur internet, tandis qu'un laboratoire sur la criminalité numérique extrait et analyse des données récupérées dans des ordinateurs portables, des téléphones et même des voitures.

Un centre de commandement et de coordination, où des yeux avisés scrutent des écrans géants, surveille en temps réel les événements dans le monde entier pendant les heures de service asiatiques.

Les experts du renseignement examinent des millions de données, d'adresses web aux divers types de logiciels malveillants en passant par les noms de codes des pirates, autant d'informations qui pourraient aider des enquêtes en cours.

Christian Heggen, coordinateur de l'unité de cyber-renseignement, évoque une lutte contre "un vaste écosystème de cybercriminels" qui utilisent "beaucoup de vecteurs d'attaque différents".

"Ils sont assez créatifs. C'est tout un marché noir de l'espionnage et de la vente de données volées, d'achat-vente de logiciels malveillants", dit-il.

Pour se renforcer, Interpol travaille en collaboration avec des entreprises privées de la finance, de la cybersécurité et de l'analyse de cryptomonnaies.

"C'est toujours un jeu du chat et de la souris, en constante évolution. C'est pour cette raison qu'un département comme celui-ci est plutôt important, parce qu'on peut apporter les renseignements et les informations les plus récentes", poursuit M. Heggen.

- "L'IA n'a pas d'âme" -

En 2025, le département du cybercrime d'Interpol a coordonné l'"Opération Secure" en Asie, qui a vu 26 pays s'unir pour débrancher plus de 20.000 adresses IP malveillantes et domaines internet liés à des groupes de voleurs de données.

Une autre mission, baptisée "Opération Serengeti 2.0", menée en Afrique mais dirigée depuis Singapour, a abouti à l'arrestation par les autorités de 1.209 cybercriminels qui avaient ciblé près de 88.000 victimes. Plus de 97 millions de dollars ont été récupérés.

L'agence internationale a aussi soutenu les récents raids contre des centres de cyberarnaque florissant en Asie du Sud-Est via le partage de renseignements et le développement de ressources.

Pour le chef du Centre d'innovation de l'agence, Toshinobu Yasuhira, les progrès des deepfakes sont une source croissante d'inquiétude. Mais cet agent détaché de la police nationale japonaise a une autre crainte, d'une tout autre dimension: que l'IA agisse sans contrôle humain.

"Devrions-nous arrêter ceux qui programment l'IA, ceux qui l'utilisent, ou devrions-nous arrêter l'IA elle-même ?", s'interroge-t-il. "C'est très difficile, parce que l'IA n'a ni âme, ni coeur".

Paulo Noronha, expert en criminalistique numérique, présente certains des outils permettant aux enquêteurs de garder un coup d'avance. Réalité virtuelle, augmentée, quantique...

Des technologies parmi les plus avancées, pour une menace en évolution constante, relève ce policier brésilien: "C'est à nous de rester en avance sur les criminels".

A.Zhang--ThChM