The China Mail - A l'assaut des rayons de supermarché, des produits hyperprotéinés à l'intérêt limité pour la santé

USD -
AED 3.6725
AFN 62.49841
ALL 81.392405
AMD 375.863393
ANG 1.789731
AOA 917.000215
ARS 1393.49907
AUD 1.411831
AWG 1.80125
AZN 1.712314
BAM 1.650464
BBD 2.010462
BDT 121.999972
BGN 1.647646
BHD 0.376992
BIF 2960.168776
BMD 1
BND 1.261435
BOB 6.913953
BRL 5.223902
BSD 0.998397
BTN 90.488926
BWP 13.174684
BYN 2.844885
BYR 19600
BZD 2.007509
CAD 1.36402
CDF 2255.000382
CHF 0.770204
CLF 0.021938
CLP 866.21984
CNY 6.90865
CNH 6.88704
COP 3665.5
CRC 480.084388
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.050633
CZK 20.484503
DJF 177.78903
DKK 6.303803
DOP 61.611814
DZD 129.736008
EGP 46.901303
ERN 15
ETB 155.298734
EUR 0.84379
FJD 2.190203
FKP 0.733723
GBP 0.73715
GEL 2.670012
GGP 0.733723
GHS 10.977215
GIP 0.733723
GMD 73.498907
GNF 8763.71308
GTQ 7.657352
GYD 208.877637
HKD 7.81535
HNL 26.427848
HRK 6.357301
HTG 130.869198
HUF 318.879714
IDR 16851.05
ILS 3.101145
IMP 0.733723
INR 90.62655
IQD 1307.848101
IRR 42125.000158
ISK 122.350251
JEP 0.733723
JMD 155.805907
JOD 0.709021
JPY 153.145976
KES 128.789965
KGS 87.45033
KHR 4012.658228
KMF 417.000273
KPW 899.945579
KRW 1440.950324
KWD 0.30639
KYD 0.832068
KZT 490.033755
LAK 21384.518034
LBP 89386.627294
LKR 308.902954
LRD 185.657034
LSL 16.01873
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.293671
MAD 9.110249
MDL 16.988821
MGA 4370.464135
MKD 51.998937
MMK 2100.026497
MNT 3569.36106
MOP 8.038565
MRU 39.855696
MUR 45.929881
MVR 15.404985
MWK 1731.223629
MXN 17.13235
MYR 3.897591
MZN 63.901784
NAD 16.02211
NGN 1345.220086
NIO 36.742616
NOK 9.53251
NPR 144.812658
NZD 1.65337
OMR 0.384493
PAB 0.998401
PEN 3.34211
PGK 4.288608
PHP 57.809696
PKR 279.19865
PLN 3.559498
PYG 6525.738397
QAR 3.638903
RON 4.2997
RSD 99.038998
RUB 76.349691
RWF 1458.14346
SAR 3.749721
SBD 8.05166
SCR 14.41411
SDG 601.482183
SEK 8.966545
SGD 1.26289
SHP 0.750259
SLE 24.44993
SLL 20969.49935
SOS 569.620253
SRD 37.700988
STD 20697.981008
STN 20.675105
SVC 8.735865
SYP 11059.574895
SZL 16.016878
THB 31.310006
TJS 9.444726
TMT 3.51
TND 2.883797
TOP 2.40776
TRY 43.740899
TTD 6.770464
TWD 31.391002
TZS 2590.410966
UAH 43.2027
UGX 3529.113924
UYU 38.793085
UZS 12171.308017
VES 395.87194
VND 25970
VUV 119.088578
WST 2.704899
XAF 553.550211
XAG 0.01379
XAU 0.000205
XCD 2.70255
XCG 1.799325
XDR 0.688439
XOF 553.550211
XPF 100.64135
YER 238.375008
ZAR 16.01414
ZMK 9001.199356
ZMW 18.461084
ZWL 321.999592
  • AEX

    2.6800

    995.8

    +0.27%

  • BEL20

    44.7900

    5644.03

    +0.8%

  • PX1

    44.9100

    8361.46

    +0.54%

  • ISEQ

    -90.1300

    12785.38

    -0.7%

  • OSEBX

    -6.7600

    1820.66

    -0.37%

  • PSI20

    15.4000

    9073.89

    +0.17%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    58.0500

    4146.24

    +1.42%

  • N150

    11.6900

    4043.88

    +0.29%

A l'assaut des rayons de supermarché, des produits hyperprotéinés à l'intérêt limité pour la santé
A l'assaut des rayons de supermarché, des produits hyperprotéinés à l'intérêt limité pour la santé / Photo: © AFP

A l'assaut des rayons de supermarché, des produits hyperprotéinés à l'intérêt limité pour la santé

Yaourts, pâtes, mais aussi fromages, glaces ou saucissons : de plus en plus de versions hyperprotéinés de produits déjà commercialisés envahissent les rayons des grandes surfaces, bénéficiant d'un marketing très poussé malgré leur faible utilité pour la santé.

Taille du texte:

"C'est vraiment une déferlante", assure Matteo Neri, directeur d'études chez Xerfi. Entre 2020 et 2024, le chiffre d'affaires des produits hyperprotéinés - porté principalement par les yaourts et les skyrs - est passé d'environ 70 à plus de 380 millions d'euros.

"C'est assez considérable et la gamme continue de se développer : saucisson Justin Bridou, fromage Babybel, pâtes Carrefour... Il y a un véritable engouement des industriels et des consommateurs", souligne M. Neri.

Auparavant réservée aux grands sportifs et aux enseignes spécialisées, l'alimentation hyperprotéinée s'est largement démocratisée.

"Il y a une image très positive des protéines qui sont associées à la puissance, aux muscles, à la vitalité, et on se dit que c'est bon pour la santé", explique à l'AFP François Mariotti, professeur de nutrition à Agro-Paris Tech.

Pourtant, la promesse d'apport en protéines vendue par ces produits n'a pas réellement d'intérêt, relativisent les professionnels de santé.

"En France, il n'y a pas de carences en protéines. La quasi-totalité de la population est déjà très au-dessus des recommandations fixées entre 0,8 et 1 gramme de protéines par kilo de poids de corps", détaille Violette Babocsay, diététicienne.

-Marketing "trompeur"-

En misant sur une stratégie marketing rodée autour du sport, de la nutrition et de la santé, ces produits attirent, en plus des sportifs, des personnes soucieuses de leur alimentation, en jouant sur l'idée que les protéines permettent de perdre du poids.

Mais attention aux fausses promesses. Si les protéines contribuent à faire croître la masse musculaire, elles ne peuvent prétendre "favoriser la satiété" ou "aider à contrôler les sensations de faim", a tranché l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).

"Et même pour les sportifs, il y a un maximum au-delà duquel il n'est pas utile d'aller, ce n'est pas +plus j'en mange, mieux c'est+", précise Mme Babocsay.

La diététicienne critique également le marketing "presque trompeur" de certaines versions enrichies en protéines - dont la composition est souvent proche de leur version classique.

Pour rendre leurs produits plus protéinés, les industriels peuvent soit ajouter une source de protéines ou simplement diminuer le taux de matières grasses, ce qui augmente mécaniquement la proportion de protéines.

"Pour la version protéinée du fromage Babybel, il n'y a pas d'ajout de protéines, mais moins de matières grasses", illustre par exemple la professionnelle. "Il faut vraiment s'intéresser aux valeurs nutritionnelles pour se rendre compte que l’écart en protéines entre les deux versions est finalement très limité".

"La composition de la version protéinée est d'ailleurs quasiment identique à la version allégée, avec un packaging noir d'un côté, et bleu de l'autre", ironise-t-elle.

-Des produits plus chers-

Aussi, contrairement aux idées reçues, la mention "protéiné" ne signifie pas que le produit est forcément plus sain. Au contraire, leur composition est parfois encore moins bonne et beaucoup contiennent davantage de sucre, d'additifs ou d'édulcorants...

Le Pr Mariotti déplore ainsi "le dévoiement des messages nutritionnels", utilisés pour promouvoir des produits "mauvais pour la santé".

D'autant que ces produits sont aussi plus chers : "Pour du lait de soja classique, on va être sur 1,85 euro et 4 grammes de protéines pour 100 ml, contre presque 3 euros et seulement 5 grammes de protéines dans une version protéinée", avertit Violette Babocsay.

Le constat est encore plus frappant du côté des yaourts, où des produits déjà riches en protéines comme le petit-suisse coûtent 3,5 euros le kilo, contre 8 euros pour une marque spécialisée.

Ainsi, des aliments qui mettent en avant leur aspect protéiné peuvent l'être beaucoup moins que d'autres qui le sont naturellement -comme le filet de dinde-, sans que leur emballage en fasse mention.

"Beaucoup de produits, même de simples pains de mie nature, peuvent se déclarer +source de protéines+ selon la réglementation. Ce n'est qu'un choix marketing qui a peu de valeur en réalité", illustre Elsa Abdoun, journaliste au magazine Que Choisir.

Revendiquer des propriétés pour la santé sur la base des teneurs en protéines est donc "tout à fait inadapté", déplore le Pr Mariotti.

"Cela met beaucoup de cacophonie, et ça commence à devenir un vrai problème" pointe-t-il.

G.Fung--ThChM