The China Mail - France: la croissance durant l'été surprend positivement malgré l'instabilité politique

USD -
AED 3.672499
AFN 64.000003
ALL 81.70841
AMD 375.901353
AOA 917.000188
ARS 1382.041398
AUD 1.414127
AWG 1.80125
AZN 1.72571
BAM 1.669184
BBD 2.013382
BDT 122.811959
BHD 0.37718
BIF 2971.028715
BMD 1
BND 1.273779
BOB 6.907027
BRL 5.108402
BSD 0.99965
BTN 92.724325
BWP 13.418953
BYN 2.86914
BYR 19600
BZD 2.01024
CAD 1.38222
CDF 2299.999917
CHF 0.789025
CLF 0.022634
CLP 890.798524
CNY 6.83185
CNH 6.82599
COP 3654.84
CRC 462.657142
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.10605
CZK 20.8043
DJF 177.992064
DKK 6.38067
DOP 60.194075
DZD 132.230065
EGP 53.091404
ERN 15
ETB 156.840295
EUR 0.853802
FJD 2.210386
FKP 0.743942
GBP 0.743735
GEL 2.690297
GGP 0.743942
GHS 10.999701
GIP 0.743942
GMD 74.000087
GNF 8770.941615
GTQ 7.646943
GYD 209.113794
HKD 7.83278
HNL 26.549231
HRK 6.431503
HTG 131.073388
HUF 322.0935
IDR 17095.4
ILS 3.04892
IMP 0.743942
INR 92.87845
IQD 1309.53905
IRR 1315999.999655
ISK 122.349877
JEP 0.743942
JMD 158.051054
JOD 0.708984
JPY 159.185497
KES 129.269603
KGS 87.449737
KHR 4001.365362
KMF 421.000012
KPW 900.013392
KRW 1482.889776
KWD 0.30881
KYD 0.832956
KZT 472.33861
LAK 22042.070231
LBP 89511.285574
LKR 315.479086
LRD 183.914324
LSL 16.401072
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.354815
MAD 9.291463
MDL 17.221487
MGA 4148.141827
MKD 52.604402
MMK 2100.499472
MNT 3595.336475
MOP 8.063319
MRU 39.956132
MUR 46.519921
MVR 15.450141
MWK 1733.156974
MXN 17.34965
MYR 3.965003
MZN 63.949787
NAD 16.401072
NGN 1359.769898
NIO 36.783846
NOK 9.491701
NPR 148.358578
NZD 1.71076
OMR 0.384494
PAB 0.999531
PEN 3.373787
PGK 4.327009
PHP 59.857502
PKR 278.824453
PLN 3.623532
PYG 6464.910259
QAR 3.644417
RON 4.346101
RSD 100.197014
RUB 76.503929
RWF 1459.657806
SAR 3.752763
SBD 8.048583
SCR 13.440645
SDG 601.000239
SEK 9.25274
SGD 1.27395
SLE 24.615562
SOS 571.23352
SRD 37.5755
STD 20697.981008
STN 20.909611
SVC 8.747045
SYP 110.548127
SZL 16.403123
THB 32.089732
TJS 9.500448
TMT 3.505
TND 2.92103
TRY 44.671899
TTD 6.784102
TWD 31.771497
TZS 2595.000072
UAH 43.431822
UGX 3698.867467
UYU 40.334212
UZS 12155.738195
VES 475.063349
VND 26335
VUV 119.210481
WST 2.744958
XAF 559.761915
XAG 0.013228
XAU 0.00021
XCD 2.70255
XCG 1.80164
XDR 0.698112
XOF 559.828797
XPF 101.782864
YER 238.549928
ZAR 16.42723
ZMK 9001.200783
ZMW 19.016086
ZWL 321.999592
  • AEX

    6.8300

    1011.98

    +0.68%

  • BEL20

    48.2100

    5465.55

    +0.89%

  • PX1

    50.3000

    8295.85

    +0.61%

  • ISEQ

    160.7100

    12814.9

    +1.27%

  • OSEBX

    -22.4600

    2038.15

    -1.09%

  • PSI20

    -18.0200

    9467.1

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.9800

    3970.39

    +1.12%

  • N150

    16.2700

    4083.6

    +0.4%

France: la croissance durant l'été surprend positivement malgré l'instabilité politique

France: la croissance durant l'été surprend positivement malgré l'instabilité politique

La croissance économique française a accéléré à 0,5% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, meilleure qu'anticipé grâce à des exportations dynamiques, Bercy y voyant "une performance remarquable" malgré l'incertitude politique en France et les tensions commerciales avec les Etats-Unis.

Taille du texte:

Supérieure au +0,3% anticipé initialement, cette publication laisse augurer que la deuxième économie de la zone euro dépassera la croissance de 0,7% attendue par le gouvernement en 2025.

Après +0,1% au premier trimestre et +0,3% au deuxième, l'acquis de croissance, c'est-à-dire ce que serait la croissance annuelle si le PIB n'évoluait plus du tout en fin d'année, est de 0,8% à fin septembre, indique l'Institut national de la statistique (Insee) en publiant sa première estimation jeudi.

C'est mieux que l'Allemagne (0,2%) dont les chiffres trimestriels sont également attendus jeudi avec ceux de l'Italie. L'Espagne a, elle, enregistré une croissance de 0,6% au troisième trimestre, visant 2,7% sur l'année.

Le ministre de l'Economie, Roland Lescure, a salué "une performance remarquable": "malgré les soubresauts politiques et les incertitudes internationales, nos entreprises investissent, exportent et font progresser le pays".

"L’adoption rapide d'un budget qui préserve la confiance des entreprises et des ménages sera capitale pour maintenir cet élan", a-t-il ajouté.

- "Solide" -

Le budget pour 2026 est âprement débattu dans une Assemblée nationale sans majorité, où plane toujours la menace d'une censure du gouvernement. Les échanges se cristallisent notamment sur la taxation des plus riches.

"Globalement, la croissance est solide", note Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade, auprès de l'AFP.

Avant le début de débats budgétaires houleux, l'économie a bénéficié durant l'été d'une accélération des exportations (+2,2%), surtout dans l'aéronautique, secteur qui était pénalisé depuis le Covid par des problèmes d'approvisionnement.

Pour Stéphane Colliac, économiste chez BNP Paribas, ce renforcement des exportations "n'est qu'un début".

Les exportations de produits agroalimentaires, notamment les boissons, ont en revanche souffert des "tensions commerciales avec la Chine et les États-Unis", selon l'Insee.

Par ailleurs, la baisse des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) face au reflux de l'inflation se traduit par une amélioration des investissements (+0,4% après 0,0%). Ils sont tirés par ceux des entreprises (+0,9%), tandis que les investissements des ménages, principalement dans le logement neuf, sont en berne (-0,4%).

- "Maillon faible" -

En septembre, l'Insee jugeait toutefois les moteurs de l'économie française fragiles dans un contexte marqué par un regain d'instabilité politique affectant la confiance des ménages et la consommation, un pilier traditionnel de la croissance.

Cette dernière a progressé modérément de 0,1% au troisième trimestre, comme au deuxième.

"La consommation reste le maillon faible de cette économie. Elle ne redémarre pas (...) avec un manque de confiance demeurant élevé", analyse Maxime Darmet. Alors que les salaires réels progressent et que les taux d'épargne culminent, "il manque cet ingrédient-là pour que la croissance s'établisse sur des bases solides".

Le quatrième trimestre s'annonce moins flamboyant, selon l'économiste, qui prévoit un ralentissement coïncidant avec le retour de l'instabilité politique, après "un apaisement" durant les deux trimestres précédents.

De son côté, Stéphane Colliac n'exclut certes pas "un contrecoup" en fin d'année, mais il voit des raisons d'être "résolument optimiste" avec des "fondamentaux assez solides" de l'économie permettant de contrebalancer les risques. Il cite notamment "une croissance multifactorielle", avec "un rebond de la production industrielle qui semble pérenne".

Le gouvernement de François Bayrou a chuté début septembre, quelques semaines seulement après la présentation des orientations budgétaires de son gouvernement mi-juillet.

Sébastien Lecornu lui a succédé le 9 septembre, désormais en première ligne pour défendre un budget qui ambitionnait initialement un effort global d'une trentaine de milliards d'euros pour 2026.

Le gouvernement souhaite ramener le déficit public à 4,7% du PIB en 2026, après 5,4% en 2025, mais accepterait d'assouplir l'objectif jusqu'à un niveau se situant "sous 5%" pour permettre des compromis.

Au troisième trimestre, les dépenses des administrations publiques sont restées dynamiques, Maxime Darmet ne voyant "aucun signe d'austérité budgétaire à ce stade".

L'incertitude politique et la situation dégradée de ses finances publiques a valu à la note souveraine française d'être abaissée par les agences S&P et Fitch, et placée sous perspective négative par Moody's.

Z.Ma--ThChM