AEX
5.8300
Des élagueurs ont abattu vendredi près du Colisée des pins parasols, dont les silhouettes majestueuses sont emblématiques du paysage romain, quinze jours après la chute de l'un d'eux qui avait fait trois blessés légers.
Depuis le début de l’année, trois pins sont tombés dans ce secteur très fréquenté. L'un de ces arbres a blessé légèrement trois personnes le 1er février près du Forum de Trajan.
Au total, douze pins qui longent la voie des Forums impériaux - siège des institutions politiques et religieuses de la Rome antique, une zone remplie de touristes - vont être coupés, avait annoncé la municipalité dans un communiqué lundi.
Une portion de cette route est actuellement fermée, mais le Parc archéologique du Colisée reste entièrement accessible jusqu'à la Curie Julia incluse.
Selon la ville, ces douze pins "ont été jugés à risque de chute" à la suite d'essais de traction et d'analyses techniques. Vingt-quatre autres arbres expertisés, sur les 54 présents dans la zone, ont eux été déclarés "stables ou à soumettre à de nouveaux contrôles".
Les pins de la zone présentent une situation particulière, "caractérisée par un âge extrêmement avancé, des décennies d’interventions anthropiques (humaines, ndlr), des plantations dans des espaces restreints et sur des remblais rendus instables également par des événements climatiques extrêmes", précise la municipalité.
Cette dernière vise une réouverture partielle de la voie des Forums impériaux - aux piétons dans un premier temps - dès lundi.
Le nez rivé au GPS de leur téléphone, de nombreux touristes décontenancés cherchaient un autre moyen de traverser le site, regrettant un manque d'information sur les déviations mises en place.
"C’est triste de couper (ces pins), ils sont tellement majestueux", a témoigné auprès de l'AFP Margarida Dos Santos Fernandes, tout juste arrivée du Portugal.
"Ça va bien avec le décor, c’est dommage, mais apparemment c’est pour le bien de tous", a ajouté la touriste de 53 ans.
Les spécimens abattus seront remplacés par des arbres de la même espèce, de la même taille et du même âge, a indiqué la municipalité.
Rome a connu des précipitations record en janvier, après une vague de chaleur l’été dernier.
L’Italie est une zone charnière du changement climatique en Europe et, ces dernières années, le pays a subi des phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes.
S.Davis--ThChM