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La Bourse de Paris évolue en petite hausse, les investisseurs se montrant plus prudents après l'euphorie de la veille en l'absence d'accord concret de paix entre Washington et Téhéran.
Vers 10H30 heure de Paris, le CAC 40 prenait 0,26% soit 21,51 points, pour s'établir à 8.320,93 points.
La veille, l'indice vedette de la place parisienne avait terminé en forte hausse de 2,94% pour s'établir à 8.299,42 points.
Les marchés d'actions européens progressent dans l'ensemble alors que le prix du pétrole s'inscrit toujours en baisse, "les investisseurs espérant une avancée diplomatique au Moyen-Orient susceptible d'entraîner une réouverture du détroit d'Ormuz", passage stratégique par lequel transitait environ 20% de l'offre mondiale d'hydrocarbures, commente Neil Wilson, de Saxo Markets.
Donald Trump a jugé mercredi "très possible" un accord de paix avec l'Iran, générant une chute du pétrole, même s'il a de nouveau agité la menace d'une reprise des bombardements. Cette annonce a aussi fait bondir les indices boursiers.
Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a, lui, estimé que Washington cherchait à forcer la "reddition" de Téhéran par une "nouvelle stratégie" visant à "détruire la cohésion du pays".
"Nous avons déjà eu des propositions de paix et (fortes hausses) sur les marchés ces dernières semaines, et tous se sont soldés par des déceptions", tempère cependant Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote.
Pour l'analyste, "compte tenu de la diplomatie chaotique, du fait que les États-Unis semblent avoir perdu le contrôle de la situation — et des précédentes annonces prématurées de progrès", la prudence devrait rester de mise.
Engie et Bouygues patinent
L'énergéticien Engie a confirmé ses perspectives 2026 malgré une baisse de son chiffre d'affaires au premier trimestre, qu'il attribue à une normalisation du marché, et fait état d'un "impact limité à date" de la crise au Moyen-Orient.
En conséquence, le titre Engie perdait 2,10% à 26,99 euors vers 10H20 heure de Paris.
Le géant français Bouygues, présent dans la construction, les travaux publics ou les télécommunications, a ramené sa perte nette à 94 millions d'euros au premier trimestre, malgré la contribution exceptionnelle sur les bénéfices, mais maintient ses objectifs pour cette année, a-t-il annoncé jeudi.
Bouygues, dont les ventes ont reculé de 3,2% au premier trimestre, à 12,2 milliards d'euros, avait enregistré une perte nette de 156 millions d'euros sur la même période en 2025.
Ces résultats ont été sanctionnés en Bourse, l'action cédant 2,15% à 51,86 euros.
Grand Legrand
Legrand a poursuivi au premier trimestre sa croissance à deux chiffres grâce aux centres de données et aux acquisitions, qui ont fait bondir son bénéfice net et son chiffre d'affaires, lui permettant de confirmer ses objectifs pour 2026, a-t-il annoncé jeudi.
Une annonce saluée en Bourse, le titre Legrand gagnant 2,71% à 164,45 euros vers 10H20 heure de Paris.
T.Luo--ThChM