The China Mail - Libres, les bisons se réapproprient leurs terres dans l'Ouest canadien

USD -
AED 3.67315
AFN 63.489175
ALL 82.69704
AMD 376.959684
ANG 1.790083
AOA 916.999606
ARS 1386.432052
AUD 1.447765
AWG 1.8
AZN 1.70124
BAM 1.699144
BBD 2.014422
BDT 122.722731
BGN 1.709309
BHD 0.377571
BIF 2966
BMD 1
BND 1.288204
BOB 6.911051
BRL 5.158904
BSD 1.00013
BTN 93.154671
BWP 13.721325
BYN 2.963529
BYR 19600
BZD 2.011459
CAD 1.39175
CDF 2295.999444
CHF 0.799013
CLF 0.023232
CLP 917.309786
CNY 6.885598
CNH 6.889825
COP 3657.03
CRC 465.397112
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.875003
CZK 21.239196
DJF 177.71947
DKK 6.477255
DOP 60.724997
DZD 133.048166
EGP 54.242753
ERN 15
ETB 156.999837
EUR 0.86677
FJD 2.257498
FKP 0.750158
GBP 0.756065
GEL 2.689833
GGP 0.750158
GHS 11.025012
GIP 0.750158
GMD 73.99986
GNF 8775.000038
GTQ 7.651242
GYD 209.312427
HKD 7.837595
HNL 26.619612
HRK 6.529399
HTG 131.271448
HUF 333.030392
IDR 16981
ILS 3.125465
IMP 0.750158
INR 92.97635
IQD 1310
IRR 1319125.00041
ISK 125.160077
JEP 0.750158
JMD 157.682116
JOD 0.708993
JPY 159.639006
KES 130.097237
KGS 87.4488
KHR 4012.999676
KMF 426.999943
KPW 899.994443
KRW 1510.329848
KWD 0.30936
KYD 0.833496
KZT 473.939125
LAK 21949.999977
LBP 89549.999694
LKR 315.52795
LRD 183.803222
LSL 16.820275
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.390205
MAD 9.325025
MDL 17.597769
MGA 4175.000359
MKD 53.387548
MMK 2099.621061
MNT 3572.314592
MOP 8.074419
MRU 40.130541
MUR 46.809687
MVR 15.450086
MWK 1737.00028
MXN 17.856305
MYR 4.038976
MZN 63.959782
NAD 16.820107
NGN 1380.559956
NIO 36.709753
NOK 9.733135
NPR 149.047474
NZD 1.74815
OMR 0.384499
PAB 1.000126
PEN 3.4525
PGK 4.311496
PHP 60.471018
PKR 279.099135
PLN 3.705775
PYG 6469.6045
QAR 3.644502
RON 4.418402
RSD 101.768209
RUB 80.197619
RWF 1460
SAR 3.754138
SBD 8.048583
SCR 14.189131
SDG 600.999817
SEK 9.42264
SGD 1.285445
SHP 0.750259
SLE 24.60141
SLL 20969.510825
SOS 571.496929
SRD 37.350956
STD 20697.981008
STN 21.5
SVC 8.75114
SYP 110.548921
SZL 16.801602
THB 32.630991
TJS 9.585632
TMT 3.5
TND 2.91425
TOP 2.40776
TRY 44.485499
TTD 6.78508
TWD 31.924994
TZS 2599.999736
UAH 43.803484
UGX 3752.226228
UYU 40.501271
UZS 12154.99979
VES 473.325199
VND 26336
VUV 120.132513
WST 2.770875
XAF 569.874593
XAG 0.013772
XAU 0.000215
XCD 2.70255
XCG 1.80252
XDR 0.703479
XOF 564.499459
XPF 103.300644
YER 238.624988
ZAR 16.93287
ZMK 9001.19884
ZMW 19.327487
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.0000

    975.86

    0%

  • BEL20

    0.0000

    5216.44

    0%

  • PX1

    0.0000

    7962.39

    0%

  • ISEQ

    0.0000

    12148.11

    0%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    0.0000

    9369.63

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    0.0000

    3943.17

    0%

Libres, les bisons se réapproprient leurs terres dans l'Ouest canadien
Libres, les bisons se réapproprient leurs terres dans l'Ouest canadien / Photo: © AFP

Libres, les bisons se réapproprient leurs terres dans l'Ouest canadien

Minuscules face aux Rocheuses canadiennes, ils sont de retour dans les prairies, arpentent les montagnes... Les bisons des plaines qui se comptaient autrefois par dizaines de millions au Canada avant d'être exterminés, ont retrouvé leurs terres ancestrales, ramenant un équilibre dans l'écosystème.

Taille du texte:

Animal emblématique du paysage nord-américain, plus gros mammifère du continent, il a disparu à l'état sauvage au XIXe siècle, principalement en raison de la chasse pratiquée par les colons.

"Le jour où les bisons ont posé le pied sur ce territoire, j'ai eu le sentiment de les avoir ramenés chez eux", confie Wes Olson qui a accompagné les 16 premiers individus dans le parc de Banff, le plus ancien du pays.

Transférés par voiture puis hélicoptère depuis une réserve 450 kilomètres plus au nord, les naissances se sont rapidement multipliées et ils seront près de 100 d'ici à la fin de l'année.

Compte tenu de ce "taux de croissance vigoureux", le groupe pourrait ne plus être classé en voie d'extinction d'ici une dizaine d'années, a conclu Parcs Canada dans un rapport final publié cette semaine, qualifiant le projet pilote de "succès".

Dès leur arrivée, "c'est comme si tout le savoir ancestral emprisonné dans le territoire s'était soudain réactivé", raconte M. Olson, ancien gardien de parcs nationaux, fasciné de voir que les autres espèces ont "intrinsèquement" su tirer profit des bisons.

Au printemps, les écureuils aux joues toutes gonflées, s'affairent à récupérer les poils laissés par ces paisibles colosses, raconte l'homme de 69 ans à la silhouette élancée et aux traits burinés cachés sous un large chapeau de cow-boy.

Mais les oiseaux ne sont pas en reste: sur les dos pelés des bisons, ils se relaient, à la recherche de graines ou de petits bouts de fourrure pour confectionner leurs nids et ainsi augmenter les chances de survie de leurs petits.

- Ingénieurs de l'écosystème -

Véritable "clé de voûte" de l'écosystème, le bison sauvage, par son mode de pâturage, a façonné la région des grandes plaines américaines au fil des siècles.

Cela profite également aux autres espèces comme les wapitis ou les boucs, explique Marie-Eve Marchand de l'Institut international de relation avec les bisons.

"Ces ingénieurs de l'écosystème" sont "les meilleurs brouteurs, un peu comme les éléphants en Afrique", ajoute cette passionnée, broche de bison sur la veste.

En se déplaçant continuellement, les troupeaux permettent à la terre de se régénérer, de s'enrichir mais aussi d'absorber davantage d'eau et de carbone, selon une étude de l'Université de l'Alberta. D'autres recherches montrent que la présence des bisons rend l'écosystème de la prairie plus résistant à la sécheresse.

En réintroduisant le bison à Banff, "lieu ancestral de rassemblement" des peuples autochtones, on ramène surtout "une partie de la relation que les premiers habitants de cet endroit avaient avec le territoire", souligne Marie-Eve Marchand.

- Renouer avec des traditions oubliées -

"Le bison était notre principale source d'alimentation, notre subsistance, notre refuge", raconte Violet Meguinis, de la communauté Tsuut'ina.

Sans ces grands herbivores nomades, les Amérindiens ont été contraints de se sédentariser dans les réserves, faute de nourriture.

"Le simple fait de les ramener et de les relâcher dans la nature est significatif pour nous", c'est "un pas vers la réconciliation" entre les peuples autochtones et le gouvernement canadien, glisse-t-elle sourire aux lèvres.

Parallèlement, plusieurs communautés autochtones ont également mis en place ces dernières années d'autres programmes de réintroduction.

A une centaine de kilomètres à l'est du parc de Banff, au cœur des grandes plaines de la province de l'Alberta, près de 400 bisons prospèrent dans la nation Tsuut'ina.

Pour Clayton Whitney qui s'occupe de ces animaux depuis huit ans, "aider à les sauver de l'extinction" est un "honneur" considérant le rôle qu'ils jouent pour la communauté.

Plusieurs plantes médicinales oubliées sont ainsi réapparues après le passage de ces géants aux sabots fendus et depuis quelques années, leur nombre permet à la communauté d'en tuer quelques-uns pour leur viande, renouant avec des traditions perdues.

Tous les habitants participent à ce rituel hautement symbolique, explique le gardien à la voix douce, des aînés qui enseignent quelles parties conserver, aux jeunes qui apprennent à dépecer.

A terme, les autochtones espèrent être impliqués davantage dans la gestion de cet animal, sacré pour eux.

"Nous voulons être en mesure de prendre des décisions", soutient Violet Meguinis. "Et ce pouvoir ne nous a jamais été donné."

K.Leung--ThChM