The China Mail - Fièvre catarrhale: des élevages de brebis décimés dans le Sud

USD -
AED 3.672498
AFN 64.000067
ALL 82.087167
AMD 368.450607
ANG 1.790403
AOA 918.000079
ARS 1428.330353
AUD 1.418842
AWG 1.801525
AZN 1.710656
BAM 1.689603
BBD 2.013822
BDT 122.983888
BGN 1.69088
BHD 0.37683
BIF 2970.152477
BMD 1
BND 1.283746
BOB 6.909421
BRL 5.061503
BSD 0.99987
BTN 95.052482
BWP 13.460326
BYN 2.766446
BYR 19600
BZD 2.010971
CAD 1.39945
CDF 2295.000148
CHF 0.799521
CLF 0.022916
CLP 904.902596
CNY 6.771499
CNH 6.763459
COP 3492.894475
CRC 454.839964
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.257224
CZK 20.874697
DJF 178.057103
DKK 6.461102
DOP 58.710207
DZD 133.120816
EGP 51.846573
ERN 15
ETB 157.556391
EUR 0.863898
FJD 2.215895
FKP 0.745885
GBP 0.748195
GEL 2.65497
GGP 0.745885
GHS 11.098441
GIP 0.745885
GMD 73.000416
GNF 8759.016889
GTQ 7.622133
GYD 209.191828
HKD 7.83605
HNL 26.736642
HRK 6.513798
HTG 130.733014
HUF 304.250133
IDR 17779.3
ILS 2.92082
IMP 0.745885
INR 95.110497
IQD 1309.835428
IRR 1375877.499154
ISK 124.649705
JEP 0.745885
JMD 158.489914
JOD 0.709029
JPY 160.225021
KES 129.480368
KGS 87.450285
KHR 4017.105093
KMF 426.000221
KPW 900.00035
KRW 1518.020133
KWD 0.30848
KYD 0.833312
KZT 488.937843
LAK 22017.191482
LBP 89543.518639
LKR 335.207982
LRD 181.97918
LSL 16.286467
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.372943
MAD 9.260766
MDL 17.462745
MGA 4172.605935
MKD 53.254719
MMK 2098.945404
MNT 3577.889929
MOP 8.070062
MRU 39.65617
MUR 47.250016
MVR 15.460146
MWK 1733.834392
MXN 17.222899
MYR 4.057596
MZN 63.913532
NAD 16.286467
NGN 1360.491092
NIO 36.793227
NOK 9.5135
NPR 152.084143
NZD 1.715119
OMR 0.384251
PAB 0.99987
PEN 3.400458
PGK 4.378213
PHP 60.770991
PKR 278.191957
PLN 3.66995
PYG 6122.413719
QAR 3.65522
RON 4.526102
RSD 101.386549
RUB 72.4589
RWF 1468.359898
SAR 3.753801
SBD 8.045573
SCR 14.065224
SDG 600.502771
SEK 9.47869
SGD 1.284502
SHP 0.746601
SLE 24.649565
SLL 20969.503664
SOS 571.465595
SRD 37.5095
STD 20697.981008
STN 21.165392
SVC 8.74865
SYP 110.532098
SZL 16.273163
THB 32.873019
TJS 9.318906
TMT 3.51
TND 2.933437
TOP 2.40776
TRY 46.232501
TTD 6.791931
TWD 31.621501
TZS 2624.681439
UAH 44.803507
UGX 3749.298086
UYU 40.387024
UZS 11975.292644
VES 581.95784
VND 26310
VUV 118.173796
WST 2.743491
XAF 566.677033
XAG 0.014699
XAU 0.000237
XCD 2.70255
XCG 1.801996
XDR 0.704764
XOF 566.677033
XPF 103.027947
YER 238.59782
ZAR 16.31128
ZMK 9001.202853
ZMW 17.467928
ZWL 321.999592
  • AEX

    18.0700

    1081.18

    +1.7%

  • BEL20

    90.3500

    5737.19

    +1.6%

  • PX1

    150.0700

    8350.87

    +1.83%

  • ISEQ

    304.6100

    13491.29

    +2.31%

  • OSEBX

    -6.6100

    1995.22

    -0.33%

  • PSI20

    68.5900

    9093.82

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    45.9400

    4299.68

    +1.08%

  • N150

    56.8400

    4266.89

    +1.35%

Fièvre catarrhale: des élevages de brebis décimés dans le Sud
Fièvre catarrhale: des élevages de brebis décimés dans le Sud / Photo: © AFP

Fièvre catarrhale: des élevages de brebis décimés dans le Sud

"Ça fait plus que mal": Thierry Vergé, éleveur en Ariège, regarde avec tristesse ses brebis épuisées par la fièvre catarrhale (FCO) qui a tué des milliers d'ovins ces dernières semaines dans le sud de la France.

Taille du texte:

"Vous sentez l'odeur?", demande son frère Jean-Noël, avec qui il partage un élevage près de Saint-Félix-de-Rieutord, dans le piémont pyrénéen. Devant la bergerie surchauffée par le soleil de plomb, à quelques mètres de l'endroit où ils avaient déposé des brebis mortes, déjà parties à l'équarrissage, l'odeur reste irrespirable.

Alors que l'arrivée en France d'un nouveau type de FCO, à savoir le sérotype 3, a été confirmée cette semaine dans le département du Nord, le sérotype 8, présent dans le pays depuis 2006, frappe fortement les Pyrénées-Orientales depuis juin, d'où il a progressé de l'est vers l'ouest, touchant également l'Aude et l'Ariège.

"A ce stade, nous avons d'ores et déjà 4.000 brebis mortes dans les trois départements, et on pense atteindre les 6.000 d'ici la fin du mois", sur un total de 15.000 dans les Pyrénées-Orientales, 75.000 en Ariège et 40.000 dans l'Aude, estime Myriam Cormary, directrice de la chambre d'agriculture des Pyrénées-Orientales.

Aucune donnée n'a été livrée au niveau national sur les cas de FCO recensés dans le sud du pays. Sollicité par l'AFP, le ministère de l'Agriculture n'a pas répondu.

- Impact économique -

"Il y a un impact sur la mortalité, mais il y a un risque pour la productivité et la fertilité", avertit Myriam Cormary.

"La maladie est très impactante sur les petits élevages lait et viande, avec une mortalité importante, et dans certains cas un arrêt de la production de lait ou de fromage", observe Philippe Lacube, président de la chambre d'agriculture d'Ariège.

Les exploitations ovines étant déjà en difficulté financière pour la plupart, souligne-t-il, "on aura besoin d'indemnisations du ministère, sinon, des éleveurs vont arrêter". Le syndicat agricole FNSEA a adressé au gouvernement une demande en ce sens.

Selon Philippe Lacube, "la maladie est moins présente en altitude, donc les troupeaux en estive dans les Pyrénées sont moins concernés".

C'est bien ce que constate Sébastien Guenec, éleveur de brebis à Axiat, également en Ariège. Alors que les 290 bêtes passant l'été dans les hauts pâturages n'ont pratiquement pas été touchées, il a "perdu la moitié" des 45 restées "en bas à la ferme", raconte-t-il à l'AFP.

Dans le département du Nord, un nouveau variant de la maladie, de sérotype 3, a été recensé cette semaine. Les éleveurs redoutent une expansion "dramatique".

Un vaccin existe pour le variant du sérotype 8, présent dans trois départements du sud de la France, que nombre d'éleveurs ont administré à leur troupeau, avec des résultats concluants.

Seulement, font valoir les frères Vergé, le vaccin n'était pas disponible en nombre suffisant au moment où ils en avaient besoin.

"Il y a eu des périodes où il était difficile de se fournir en vaccins", indique Elodie Reversat, directrice du groupement de défense sanitaire (GDS) de l'Ariège, une association qui affirme rassembler la presque totalité du millier d'élevages ovins du département.

- "Arrivé trop tard" -

"Quand nous avons demandé le vaccin, il n'y en avait pas. Quand il est arrivé, il était trop tard pour nous", car le troupeau était déjà touché, précise Thierry Vergé.

Dans la bergerie, les deux frères tiennent sans grande difficulté une brebis désormais incapable de résister, avant de lui injecter des anti-inflammatoires pour tenter de la soigner. Un traitement conseillé par l'un des participants d'un groupe WhatsApp d'éleveurs.

Une cinquantaine de leurs 600 brebis sont mortes de FCO et, estiment-ils, près de 80% des restantes sont touchées par la maladie.

A quelques centaines de mètres de la bergerie devenue fournaise, sous un bois en forte pente, plusieurs dizaines de brebis s'abritent du soleil de plomb.

"Regardez, elle du mal à marcher", signale Jean-Noël Vergé, en montrant une brebis malade, avant de repérer, un peu plus loin, une autre isolée, presque incapable de bouger. "Elles s'isolent pour mourir", explique-t-il.

A.Zhang--ThChM