The China Mail - Au Nigeria, "être comme une mère" pour un éléphanteau orphelin

USD -
AED 3.672496
AFN 63.499831
ALL 82.257093
AMD 368.070326
ANG 1.790403
AOA 918.000251
ARS 1461.5157
AUD 1.430584
AWG 1.8
AZN 1.699751
BAM 1.707839
BBD 2.014862
BDT 122.896637
BGN 1.69088
BHD 0.37695
BIF 2985
BMD 1
BND 1.293759
BOB 6.91239
BRL 5.158099
BSD 1.000358
BTN 94.655909
BWP 13.576786
BYN 2.799012
BYR 19600
BZD 2.011981
CAD 1.416315
CDF 2264.999797
CHF 0.809065
CLF 0.023031
CLP 906.449743
CNY 6.774798
CNH 6.778565
COP 3445.05
CRC 453.811158
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.87499
CZK 21.17645
DJF 177.720059
DKK 6.54281
DOP 58.291712
DZD 133.536016
EGP 49.741198
ERN 15
ETB 161.283979
EUR 0.87533
FJD 2.251302
FKP 0.755695
GBP 0.755093
GEL 2.650323
GGP 0.755695
GHS 11.230007
GIP 0.755695
GMD 72.999698
GNF 8777.504172
GTQ 7.628428
GYD 209.275317
HKD 7.83945
HNL 26.762371
HRK 6.593902
HTG 130.677006
HUF 308.422497
IDR 17965
ILS 2.97135
IMP 0.755695
INR 94.70085
IQD 1310.524891
IRR 1374999.999882
ISK 126.050215
JEP 0.755695
JMD 158.06984
JOD 0.70896
JPY 161.558494
KES 129.419543
KGS 87.450283
KHR 4016.800706
KMF 429.497004
KPW 900.00035
KRW 1541.859863
KWD 0.30866
KYD 0.833661
KZT 487.587213
LAK 22093.277098
LBP 89584.959701
LKR 334.503445
LRD 182.07459
LSL 16.436923
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.396659
MAD 9.325876
MDL 17.591841
MGA 4219.387176
MKD 53.93993
MMK 2099.917974
MNT 3579.231668
MOP 8.077961
MRU 40.000349
MUR 47.809815
MVR 15.460512
MWK 1736.000022
MXN 17.37015
MYR 4.147098
MZN 63.89974
NAD 16.436923
NGN 1366.65962
NIO 36.814852
NOK 9.70485
NPR 151.449105
NZD 1.752587
OMR 0.384501
PAB 1.000358
PEN 3.385028
PGK 4.456902
PHP 61.130966
PKR 278.233656
PLN 3.74025
PYG 6098.551332
QAR 3.646906
RON 4.5841
RSD 102.777034
RUB 74.251001
RWF 1465.171718
SAR 3.753791
SBD 8.061424
SCR 13.283564
SDG 600.498943
SEK 9.626925
SGD 1.293885
SHP 0.746601
SLE 24.749912
SLL 20969.503664
SOS 571.695527
SRD 37.4305
STD 20697.981008
STN 21.39383
SVC 8.753133
SYP 110.532098
SZL 16.433081
THB 32.980139
TJS 9.278635
TMT 3.5
TND 2.957937
TOP 2.40776
TRY 46.470097
TTD 6.784027
TWD 31.702102
TZS 2628.231975
UAH 44.991835
UGX 3651.795772
UYU 40.002096
UZS 11989.276889
VES 606.63266
VND 26320
VUV 118.352303
WST 2.751796
XAF 572.793161
XAG 0.015452
XAU 0.000239
XCD 2.70255
XCG 1.802932
XDR 0.71169
XOF 571.999874
XPF 104.139924
YER 238.567185
ZAR 16.410199
ZMK 9001.198041
ZMW 17.731555
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.7400

    1082.93

    +0.44%

  • BEL20

    58.1700

    5705.83

    +1.03%

  • PX1

    -21.0500

    8400.11

    -0.25%

  • ISEQ

    170.9400

    13956.43

    +1.24%

  • OSEBX

    -3.7100

    1946.67

    -0.19%

  • PSI20

    65.5400

    9168.22

    +0.72%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    94.6000

    4336.96

    +2.23%

  • N150

    -2.5400

    4233.39

    -0.06%

Au Nigeria, "être comme une mère" pour un éléphanteau orphelin
Au Nigeria, "être comme une mère" pour un éléphanteau orphelin / Photo: © AFP/Archives

Au Nigeria, "être comme une mère" pour un éléphanteau orphelin

À l'aube, dans le parc national d'Okomu, dans le sud du Nigeria, Joshua Aribasoye prépare du lait infantile pour Agbaibor, un éléphanteau de forêt qui lui arrive à peine plus haut que les genoux, recueilli après avoir été retrouvé seul.

Taille du texte:

"Ce bébé éléphant doit boire deux litres de cette préparation à chaque repas (...) toutes les trois heures", explique M. Aribasoye, l'un des soigneurs chargés de nourrir et surveiller jour et nuit le jeune pachyderme âgé de quelques mois, qui nécessite une attention et un soin constants.

Agbaibor, nommé ainsi en hommage au garde forestier qui a participé à son sauvetage, a été retrouvé à la fin de l'année dernière dans une plantation de palmiers à huile près du parc d'Okomu, dans l'Etat d'Edo, après avoir été séparé de son troupeau.

Les gardes du parc ont immédiatement tenté de le réunir avec sa famille en le reconduisant dans la forêt, sans succès.

De crainte qu'il ne meure seul ou soit attaqué par des braconniers, la direction du parc et la fondation Africa Nature Investors (ANI) qui gère la réserve naturelle du parc d'Okomu ont lancé une opération d'urgence.

Ils ont fait venir des spécialistes de Zambie et assigné une équipe de soigneurs nigérians chargés de nourrir, surveiller et jouer avec le jeune éléphant 24 heures sur 24.

ANI, qui ne lésine pas les moyens, dépense chaque mois entre quatre et cinq millions de nairas (environ 2.900 à 3.600 dollars) pour sa nourriture, dont du lait en poudre, d'avoine et des compléments nutritionnels.

- Seulement 200 éléphants au Nigeria -

La réintroduction d'Agbaibor dans son milieu naturel prendra entre trois et cinq ans. Première étape de cette transition progressive: installer le petit éléphant dans un enclos au milieu de la forêt afin de l'exposer aux sons et aux déplacements des troupeaux sauvages.

"L'éléphanteau y sera pris en charge jusqu'à son intégration dans un groupe", explique Peter Abanyam, chef de projet pour ANI.

Les éléphants de forêt sont classés en danger critique d'extinction par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), principalement à cause du braconnage et de la destruction de leur habitat.

La population d'éléphants du Nigeria s'est fortement réduite au cours des dernières décennies.

Les défenseurs de l'environnement estiment qu'il ne reste qu'environ 200 éléphants dans le pays, dont une quarantaine dans et autour du parc national d'Okomu.

Cette réserve, qui couvre 24.000 hectares, constitue l'un des derniers grands écosystèmes de forêt tropicale du Nigeria.

"Dans un écosystème aussi restreint, abriter 40 éléphants représente un chiffre considérable, et il faut le protéger à tout prix", explique-t-il.

- Conservation -

Cependant, la pression sur la forêt s'intensifie.

L'exploitation forestière, le braconnage, l'agriculture et l'expansion des zones d'habitation dans l'un des pays d'Afrique à la croissance démographique la plus rapide, ont fragmenté de larges portions du parc.

Cette situation réduit les espaces de déplacement des éléphants et augmente les contacts entre la faune sauvage et les populations humaines.

Godstime Christopher, 26 ans, coupait illégalement du bois avant de se reconvertir comme garder forestier pour ANI. Désormais, il installe des caméras aux arbres pour suivre les déplacements des éléphants et identifier les braconniers.

Pour ANI, l'implication des communautés locales est indispensable à la survie de la faune menacée.

Si le braconnage semble avoir diminué dans la région, la chasse d'autres espèces continue de perturber les éléphants et de dégrader leur habitat, avertit M. Christopher.

De retour au centre de réhabilitation, Agbaibor joue dans la boue, pousse son soigneur du museau pour attirer son attention et boit du lait dans d'énormes biberons.

Pour Joshua Aribasoye, ce travail exigeant auprès du bébé éléphant est devenu une mission personnelle.

"Nous devons être comme une mère pour lui", confie le soigneur. "Le voir manger et jouer me rend heureux... je sais que nous contribuons à préserver ce qui nous reste", sourit-il.

B.Chan--ThChM