The China Mail - Les déplacés de Gaza dans la poussière, le froid et la faim

USD -
AED 3.672501
AFN 63.99991
ALL 81.218818
AMD 360.139994
ANG 1.789785
AOA 917.999991
ARS 1536.337501
AUD 1.422696
AWG 1.8025
AZN 1.689986
BAM 1.747092
BBD 2.014338
BDT 124.158076
BGN 1.747831
BHD 0.377606
BIF 3001.375712
BMD 1
BND 1.27771
BOB 12.126707
BRL 5.41355
BSD 1.000156
BTN 94.912544
BWP 13.81787
BYN 2.946066
BYR 19600
BZD 2.011399
CAD 1.39657
CDF 2314.999761
CHF 0.825455
CLF 0.025073
CLP 990.119988
CNY 6.661098
CNH 6.652475
COP 3176.09
CRC 454.787056
CUC 1
CUP 24.001751
CVE 98.497943
CZK 21.840298
DJF 178.090635
DKK 6.708085
DOP 60.620679
DZD 135.903569
EGP 56.000702
ERN 15
ETB 161.461739
EUR 0.89757
FJD 2.243698
FKP 0.747647
GBP 0.7473
GEL 2.598748
GGP 0.747647
GHS 11.651465
GIP 0.747647
GMD 73.99979
GNF 8851.589159
GTQ 7.645651
GYD 209.633474
HKD 7.845255
HNL 26.880818
HRK 6.76901
HTG 131.032142
HUF 328.230952
IDR 18164
ILS 3.13655
IMP 0.747647
INR 94.959002
IQD 1516.088114
IRR 1868415.000088
ISK 122.000193
JEP 0.747647
JMD 158.924129
JOD 0.709027
JPY 157.348503
KES 129.950336
KGS 87.448694
KHR 4080.593508
KMF 440.999774
KPW 899.999961
KRW 1334.390289
KWD 0.31118
KYD 0.833434
KZT 453.459704
LAK 22517.911061
LBP 89559.597295
LKR 332.651457
LRD 170.008263
LSL 16.666696
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428964
MAD 9.833447
MDL 17.902128
MGA 4523.771239
MKD 55.008665
MMK 2099.909661
MNT 3597.883233
MOP 8.081288
MRU 40.55493
MUR 47.280181
MVR 15.449954
MWK 1733.828824
MXN 18.81377
MYR 4.058296
MZN 63.910181
NAD 16.666696
NGN 1346.119805
NIO 36.803459
NOK 9.228735
NPR 151.859892
NZD 1.776089
OMR 0.384494
PAB 1.00025
PEN 3.46149
PGK 4.551281
PHP 63.690989
PKR 276.672235
PLN 3.948775
PYG 5859.074911
QAR 3.645686
RON 4.793981
RSD 105.483974
RUB 80.757293
RWF 1476.317024
SAR 3.7544
SBD 8.058206
SCR 13.74931
SDG 601.503764
SEK 9.84828
SGD 1.278675
SHP 0.748335
SLE 22.895409
SLL 20969.504398
SOS 571.533215
SRD 37.619501
STD 20697.981008
STN 21.886236
SVC 8.750648
SYP 13001.999685
SZL 16.6622
THB 33.758497
TJS 9.205654
TMT 3.5
TND 2.990728
TOP 2.40776
TRY 49.946602
TTD 6.780948
TWD 32.616993
TZS 2641.229874
UAH 45.361884
UGX 4250.396409
UYU 40.208322
UZS 11995.497668
VES 887.479805
VND 25803.5
VUV 119.217464
WST 2.773901
XAF 588.767481
XAG 0.020193
XAU 0.000255559048
XCD 2.70255
XCG 1.802387
XDR 0.707052
XOF 588.767481
XPF 106.533507
YER 236.202449
ZAR 16.69621
ZMK 9001.19855
ZMW 20.167407
ZWL 321.999592
SSP 5745.199062
MXV 2.120415
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Les déplacés de Gaza dans la poussière, le froid et la faim
Les déplacés de Gaza dans la poussière, le froid et la faim / Photo: © AFP

Les déplacés de Gaza dans la poussière, le froid et la faim

D'abord, il a cru que la guerre finirait vite. Blessé, sa maison détruite et obligé de survivre "25 jours sans rien", Youssef Mehna est finalement parti, comme des milliers d'autres, vers le sud de la bande de Gaza.

Taille du texte:

Juchés sur des camions, entassés dans des voitures, sur des carrioles tirées par des ânes ou à pied, des milliers de Palestiniens fuient les frappes incessantes de l'armée israélienne sur le nord de la petite langue de terre coincée entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée.

Parti de Jabaliya, dans le nord de la bande Gaza, Youssef Mehna espérait rejoindre Rafah, la dernière ville avant l'Egypte. Mais son voyage s'est arrêté après 25 kilomètres et huit heures d'un éreintant trajet.

- "Pas une galette de pain" -

Parce que son épouse, malade, est en fauteuil roulant, il a dû louer "des carrioles tirées par des ânes, des camions, des voitures" à chaque fois pour de petites distances car rares sont les chauffeurs qui acceptent les longs trajets, faute de carburant.

Parfois, il a fallu marcher, en poussant le fauteuil de sa femme.

Autour de lui, à Bani Souheila, à l'est de Khan Younès, des centaines de familles attendent, leurs enfants assis à même le sol ou endormis sur l'épaule d'un parent.

L'armée israélienne assure que cette zone est relativement plus épargnée mais dimanche matin encore, quatre bombes larguées par un avion ont détruit une dizaine de maisons à Bani Souheila. Le patron des hôpitaux de Gaza, Mohammed Zaqout, affirme à l'AFP qu'il y a eu "10 morts, dont des femmes et des enfants".

Près d'une maison sur deux a été détruite ou endommagée dans la bande de Gaza qui compte désormais plus d'un million et demi de déplacés, selon l'ONU.

En trois jours, près de 200.000 personnes ont quitté le nord de la bande de Gaza pour le sud.

Avec cet afflux, les loyers qui étaient aux alentours de 150 dollars par mois se proposent aujourd'hui entre 500 et 1.000 dollars.

- "La poussière et le froid" -

"Je n'ai même pas une galette de pain pour nourrir mes enfants", s'insurge Oum Yaaqoub, 42 ans, arrivée à Khan Younès il y a trois jours avec son mari et ses sept enfants.

"Depuis six heures du matin, je cherche partout, mais je ne pourrai pas leur donner à manger", hurle-t-elle.

Si l'accès au pain est problématique dans le sud, c'est parce que "l'unique minoterie de la bande de Gaza ne fonctionne plus faute d'électricité et de carburant", explique l'ONU.

Le 7 octobre, le Hamas, au pouvoir à Gaza, a lancé une attaque sans précédent en Israël, tuant 1.200 personnes, en majorité des civils, et enlevant plus de 240 otages, selon les autorités israéliennes. Depuis, Israël bombarde sans discontinuer la bande de Gaza, faisant plus de 11.000 morts, essentiellement des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Déjà avant ce conflit, un peu plus de 80% des Gazaouis vivaient dans la pauvreté et près des deux tiers dépendaient de l'aide internationale, selon l'ONU.

La faim n'est pas le seul souci d'Oum Yaaqoub.

"Mon mari a des problèmes cardiaques", dit-elle, et sa fille Rim, 20 ans, "est normalement en lit médicalisé". "Mais nous dormons tous par terre, dans la poussière et nous n'avons pas une seule couverture alors que la nuit, il fait très froid".

- "Portion de riz pour sept" -

Son mari Atef Abou Jarad, âgé de 47 ans, reste lui dans une salle de classe au premier étage de l'école où la famille campe, aux côtés de dizaines d'autres déplacés.

"Je n'ai pas un shekel pour acheter à manger à mes enfants", se lamente-t-il.

De toute façon, les magasins manquent de tout: l'eau minérale, le lait infantile, les couches pour enfants, les pâtes.

Un peu d'aide alimentaire parvient malgré tout aux déplacés, raconte M. Abou Jarad: "une portion de riz à partager à sept". "Donc je prends une petite cuillère et je leur dis que je n'ai plus faim pour qu'ils mangent", dit-il.

Quant à l'eau, il faut aller la chercher à un robinet où se presse une longue file de déplacés.

Sa fille Rim a dû faire une croix sur les antidouleurs qu'elle prend depuis sa naissance, car elle souffre de malformations de la colonne vertébrale et de l'épaule.

"La douleur m'empêche de dormir mais nous ne pouvons pas acheter de médicaments", lâche-t-elle, résignée, l'estomac tenaillé elle aussi par la faim. Car, dit-elle, ses petits frères et soeurs anémiés "ont plus besoin de se nourrir".

E.Lau--ThChM