The China Mail - Pour rentrer "à la maison", des Ukrainiens des zones occupées passent par la Russie

USD -
AED 3.672501
AFN 63.99991
ALL 81.218818
AMD 360.139994
ANG 1.789785
AOA 917.999991
ARS 1536.337501
AUD 1.422696
AWG 1.8025
AZN 1.689986
BAM 1.747092
BBD 2.014338
BDT 124.158076
BGN 1.747831
BHD 0.377606
BIF 3001.375712
BMD 1
BND 1.27771
BOB 12.126707
BRL 5.41355
BSD 1.000156
BTN 94.912544
BWP 13.81787
BYN 2.946066
BYR 19600
BZD 2.011399
CAD 1.39657
CDF 2314.999761
CHF 0.825455
CLF 0.025073
CLP 990.119988
CNY 6.661098
CNH 6.652475
COP 3176.09
CRC 454.787056
CUC 1
CUP 24.001751
CVE 98.497943
CZK 21.840298
DJF 178.090635
DKK 6.708085
DOP 60.620679
DZD 135.903569
EGP 56.000702
ERN 15
ETB 161.461739
EUR 0.89757
FJD 2.243698
FKP 0.747647
GBP 0.7473
GEL 2.598748
GGP 0.747647
GHS 11.651465
GIP 0.747647
GMD 73.99979
GNF 8851.589159
GTQ 7.645651
GYD 209.633474
HKD 7.845255
HNL 26.880818
HRK 6.76901
HTG 131.032142
HUF 328.230952
IDR 18164
ILS 3.13655
IMP 0.747647
INR 94.959002
IQD 1516.088114
IRR 1868415.000088
ISK 122.000193
JEP 0.747647
JMD 158.924129
JOD 0.709027
JPY 157.348503
KES 129.950336
KGS 87.448694
KHR 4080.593508
KMF 440.999774
KPW 899.999961
KRW 1334.390289
KWD 0.31118
KYD 0.833434
KZT 453.459704
LAK 22517.911061
LBP 89559.597295
LKR 332.651457
LRD 170.008263
LSL 16.666696
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428964
MAD 9.833447
MDL 17.902128
MGA 4523.771239
MKD 55.008665
MMK 2099.909661
MNT 3597.883233
MOP 8.081288
MRU 40.55493
MUR 47.280181
MVR 15.449954
MWK 1733.828824
MXN 18.81377
MYR 4.058296
MZN 63.910181
NAD 16.666696
NGN 1346.119805
NIO 36.803459
NOK 9.228735
NPR 151.859892
NZD 1.776089
OMR 0.384494
PAB 1.00025
PEN 3.46149
PGK 4.551281
PHP 63.690989
PKR 276.672235
PLN 3.948775
PYG 5859.074911
QAR 3.645686
RON 4.793981
RSD 105.483974
RUB 80.757293
RWF 1476.317024
SAR 3.7544
SBD 8.058206
SCR 13.74931
SDG 601.503764
SEK 9.84828
SGD 1.278675
SHP 0.748335
SLE 22.895409
SLL 20969.504398
SOS 571.533215
SRD 37.619501
STD 20697.981008
STN 21.886236
SVC 8.750648
SYP 13001.999685
SZL 16.6622
THB 33.758497
TJS 9.205654
TMT 3.5
TND 2.990728
TOP 2.40776
TRY 49.946602
TTD 6.780948
TWD 32.616993
TZS 2641.229874
UAH 45.361884
UGX 4250.396409
UYU 40.208322
UZS 11995.497668
VES 887.479805
VND 25803.5
VUV 119.217464
WST 2.773901
XAF 588.767481
XAG 0.020193
XAU 0.000255559048
XCD 2.70255
XCG 1.802387
XDR 0.707052
XOF 588.767481
XPF 106.533507
YER 236.202449
ZAR 16.69621
ZMK 9001.19855
ZMW 20.167407
ZWL 321.999592
SSP 5745.199062
MXV 2.120415
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Pour rentrer "à la maison", des Ukrainiens des zones occupées passent par la Russie
Pour rentrer "à la maison", des Ukrainiens des zones occupées passent par la Russie / Photo: © AFP/Archives

Pour rentrer "à la maison", des Ukrainiens des zones occupées passent par la Russie

Pour quitter l'Est de l'Ukraine occupé et rejoindre Kiev, Olena Ievdokiïenko a dû passer par la Russie et faire les deux derniers kilomètres à pied, traînant ses valises et poussant le fauteuil roulant de sa mère, par une nuit noire.

Taille du texte:

Avec sa famille, elle a utilisé un couloir humanitaire, seule entrée dans leur pays depuis la Russie pour les Ukrainiens fuyant les territoires contrôlés par les troupes de Moscou.

Ce poste-frontière reliant les régions russe de Belgorod et ukrainienne de Soumy ne peut être franchi que dans un sens, de la Russie vers l'Ukraine, mais la piste de terre est très fréquentée, plus d'un an et demi après le début du conflit.

"J'ai eu l'impression de faire vingt kilomètres et non deux", dit à l'AFP Olena Ievdokiïenko, 48 ans, une fois arrivée côté ukrainien.

Sa fille adolescente et elle l'ont franchi "par étapes", en "marchant un peu avec les sacs, puis en revenant chercher Mamie pour la pousser, avant de revenir aux sacs".

"C'était très difficile", dit-elle.

La traversée se fait à pied plutôt qu'en véhicule, trop dangereux vu les bombardements, explique un porte-parole des gardes-frontières, Roman Tkatch.

Car autour de ce couloir humanitaire, la guerre continue et "la Russie frappe la zone frontalière quotidiennement", reprend-il.

La frontière est officiellement fermée, poursuit ce porte-parole, mais puisque la Russie laisse passer des Ukrainiens, leur pays les accueille.

Chaque jour, ils sont entre 60 et 120 à entrer, dit-il.

- "Paria" -

Une fois les contrôles passés, dans le village frontalier de Krasnopillia, Olena Ievdokiïenko a dormi dans un centre de l'ONG Pluriton à Soumy, capitale de la région éponyme.

Emmitouflée dans un duvet, elle explique avoir quitté la région occupée de Lougansk quand ses voisins pro-russes ont commencé à la traiter de "nazi" et de "salope d'Ukrainienne".

Car l'enseignante refusait de prendre la nationalité russe ou d'utiliser des livres scolaires russes.

"Je suis devenue une paria", dit cette femme, entourée de valises et des sacs contenant les médicaments de sa mère. "Ils m'insultaient, me menaçaient, il y avait beaucoup de pression."

Sa maison de famille, près de la ligne de front, a été détruite par des bombardements. Sa mère Raïssa Demianenko, 69 ans, dit entre deux sanglots qu'elle commence tout juste à réaliser "les horreurs vécues" par sa famille.

La prochaine étape de leur périple sera Kiev, à plus de 300 kilomètres et où Olena Ievdokiïenko espère trouver du travail.

- "Tyrans" -

A Krasnopillia, Serguiï Gouts-Zassoulski, 57 ans, vient d'arriver d'une zone occupée de la région de Donetsk avec sa compagne, Tatiana Katchilova, et leur fils de douze ans.

En racontant son histoire, cet homme aux cheveux gris et au blouson de cuir doit parfois s'interrompre, cachant son visage dans un mouchoir. "C'est l'émotion", s'excuse-t-il.

En voyant les drapeaux ukrainiens, après avoir traversé la frontière, Serguiï dit ressentir "une immense joie".

"Tu te dis: +Mon dieu, est-ce que tous ces tourments ont pris fin pour de bon, et suis-je à la maison ?+", déclare-t-il.

Il affirme avoir été battu et emprisonné par les autorités d'occupation.

"Ils m'ont pris et m'ont mis dans une cave pendant un mois, sans que je sache pourquoi. Ce n'est que plus tard que j'ai compris que c'était parce que je suis Ukrainien", explique M. Gouts-Zassoulski.

Les coups ont été si violents qu'il dit ne plus bien voir de l’œil droit.

Le couple explique que sans passeport russe, il leur était impossible de travailler ou même d'appeler une ambulance.

Au point de passage, disent-ils, les gardes-frontières russes leur ont demandé pourquoi ils partaient dans un pays dirigé par des "tyrans".

Mais pour Tatiana Katchilova, hors de question de retourner en zone occupée. "On a compris comment la Russie était, comment elle traite les gens."

D'autres, en revanche, ne vont en Ukraine que temporairement, par exemple pour voir un proche, percevoir leur retraite ou obtenir un traitement médical.

Parmi eux, Valentina, une quinquagénaire de la région de Lougansk, qui compte bien y retourner après ses rendez-vous médicaux à Kiev.

Son mari a des problèmes cardiaques et "presque tous les cardiologues ont quitté" les territoires occupés, regrette-t-elle.

A.Zhang--ThChM