The China Mail - Retraites: les syndicats renvoient la balle à François Bayrou

USD -
AED 3.672502
AFN 63.495179
ALL 81.455528
AMD 377.05264
ANG 1.789731
AOA 916.999751
ARS 1399.326894
AUD 1.415428
AWG 1.8
AZN 1.700271
BAM 1.651231
BBD 2.01697
BDT 122.48723
BGN 1.647646
BHD 0.377011
BIF 2960.574082
BMD 1
BND 1.263824
BOB 6.944996
BRL 5.245398
BSD 1.001393
BTN 90.75858
BWP 13.163071
BYN 2.854683
BYR 19600
BZD 2.014099
CAD 1.364535
CDF 2255.00009
CHF 0.770196
CLF 0.021877
CLP 863.839953
CNY 6.90865
CNH 6.88623
COP 3659.91
CRC 482.906217
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.093841
CZK 20.508302
DJF 178.327494
DKK 6.31365
DOP 62.338803
DZD 129.778964
EGP 46.999959
ERN 15
ETB 155.772882
EUR 0.8451
FJD 2.21345
FKP 0.733723
GBP 0.73691
GEL 2.675027
GGP 0.733723
GHS 11.011018
GIP 0.733723
GMD 73.503567
GNF 8789.3626
GTQ 7.681202
GYD 209.514965
HKD 7.81544
HNL 26.464443
HRK 6.367299
HTG 131.076404
HUF 319.213501
IDR 16823
ILS 3.09965
IMP 0.733723
INR 90.711899
IQD 1311.916923
IRR 42125.000158
ISK 122.540251
JEP 0.733723
JMD 156.623048
JOD 0.708977
JPY 153.132022
KES 129.000118
KGS 87.449604
KHR 4024.482904
KMF 414.999873
KPW 899.945579
KRW 1442.25965
KWD 0.30641
KYD 0.834565
KZT 492.051163
LAK 21451.061495
LBP 89662.431942
LKR 309.694847
LRD 186.263667
LSL 15.988013
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.314323
MAD 9.155557
MDL 16.986452
MGA 4369.960741
MKD 52.040325
MMK 2100.026497
MNT 3569.36106
MOP 8.063405
MRU 39.965555
MUR 45.929997
MVR 15.405029
MWK 1736.421543
MXN 17.173405
MYR 3.901324
MZN 63.909773
NAD 15.990713
NGN 1351.50962
NIO 36.850992
NOK 9.512765
NPR 145.207873
NZD 1.655285
OMR 0.384493
PAB 1.001477
PEN 3.35869
PGK 4.301393
PHP 57.879029
PKR 279.973321
PLN 3.56191
PYG 6545.654101
QAR 3.64988
RON 4.307303
RSD 99.236992
RUB 76.847709
RWF 1462.551868
SAR 3.75018
SBD 8.045182
SCR 13.590247
SDG 601.503924
SEK 8.984865
SGD 1.262995
SHP 0.750259
SLE 24.449749
SLL 20969.49935
SOS 571.295905
SRD 37.792014
STD 20697.981008
STN 20.683833
SVC 8.762717
SYP 11059.574895
SZL 15.98379
THB 31.2755
TJS 9.448436
TMT 3.5
TND 2.88826
TOP 2.40776
TRY 43.7249
TTD 6.790493
TWD 31.374501
TZS 2599.329801
UAH 43.280441
UGX 3545.105323
UYU 38.80282
UZS 12238.591751
VES 392.73007
VND 25970
VUV 119.088578
WST 2.704899
XAF 553.781537
XAG 0.013396
XAU 0.000203
XCD 2.70255
XCG 1.804804
XDR 0.688758
XOF 553.807252
XPF 100.688083
YER 238.350299
ZAR 16.039061
ZMK 9001.20406
ZMW 18.403478
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.4000

    992.67

    -0.04%

  • BEL20

    28.5600

    5627.74

    +0.51%

  • PX1

    27.4400

    8344.04

    +0.33%

  • ISEQ

    -97.8500

    12777.39

    -0.76%

  • OSEBX

    -4.7500

    1822.84

    -0.26%

  • PSI20

    8.1500

    9066.59

    +0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -44.2200

    4088.38

    -1.07%

  • N150

    3.2300

    4034.77

    +0.08%

Retraites: les syndicats renvoient la balle à François Bayrou
Retraites: les syndicats renvoient la balle à François Bayrou / Photo: © AFP

Retraites: les syndicats renvoient la balle à François Bayrou

Les trois syndicats participant au conclave ont demandé mardi à François Bayrou de prendre ses "responsabilités" après l'échec des discussions, rejetant toute nouvelle séance de négociation avec le patronat.

Taille du texte:

"L'idée est qu'il n'y ait pas de nouvelle séance de négociation, charge au Premier ministre de prendre acte et de décider d'ici la fin de la semaine ce qu'il fait de ce qui est aujourd'hui sur la table", a déclaré Marylise Léon à la sortie d'un rendez-vous des trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) avec M. Bayrou à Matignon.

Catherine Vautrin et Astrid Panosyan-Bouvet, les deux ministres en charge du Travail, étaient également présentes à cette réunion.

Patrick Martin, le président du Medef, a immédiatement succédé aux trois organisations syndicales.

"S'il y a une responsabilité, elle est collective", a-t-il lancé en arrivant, en référence à l'échec des discussions du conclave. "Si quelqu'un a fait des avancées, c'est bien le Medef".

Le patron de la CPME, Amir Reza-Tofighi, est pour sa part attendu à 20h00.

Le Premier ministre a décidé de recevoir les partenaires sociaux dans une tentative de la dernière chance de surmonter les blocages sur les retraites.

"Je ne peux pas accepter sans réagir qu'on se satisfasse d'échouer si près du but", a-t-il expliqué tôt mardi matin, quelques heures après le constat d'un "échec" du conclave qui est aussi un revers pour la méthode de dialogue social qu'il prônait.

Depuis Oslo, le président de la République a "encouragé ardemment" les partenaires sociaux "à savoir aller au-delà des désaccords qui persistent et à trouver ensemble une solution qui soit bonne pour le pays". "Je pense que le Premier ministre a tout à fait raison de s'engager et d'insister sur l'importance d'un accord", a souligné Emmanuel Macron.

- "Voie de passage" -

Le conclave qui a échoué lundi était le fruit d'un compromis noué avec les socialistes pour éviter une censure du gouvernement lors du vote du budget 2025. Et le Premier ministre s'était engagé à en présenter les conclusions devant le Parlement.

FO et la CGT, qui étaient sorties très rapidement des discussions, n'ont pas été invitées à Matignon mardi, malgré la demande sur RMC de la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.

Mardi matin, le président du Medef Patrick Martin a estimé sur France Info "qu'on n'est pas loin d'un accord". Selon lui, l'un des principaux points d'achoppement avec les syndicats est le dispositif des carrières longues, qui permet de partir plus tôt que l'âge légal si on a commencé à travailler tôt et que le patronat voulait restreindre pour financer entre autres des mesures en faveur des femmes.

"Au motif qu'ils ont fait des stages, le système permet aujourd'hui à des gens de partir plus tôt que l'âge légal alors qu'ils ont exercé des métiers qui ne sont pas éprouvants", a-t-il expliqué.

"Il y a là une poche financière et en définitive, ça réparerait une iniquité. Donc la voie de passage, elle existe", a estimé le président du Medef. "Si l'objectif, c'est que 50% d'une classe d'âge parte avant l'âge légal, ça ne marchera pas", a-t-il ajouté.

A l'issue de l'ultime séance de négociations, syndicats et patronats s'étaient renvoyés la responsabilité de l'impasse.

Le principal désaccord tournait autour de la finalité d'une reconnaissance de l'usure professionnelle: les syndicats y voient une perspective de départ anticipé à la retraite, le patronat privilégie d'autres pistes, telles la prévention ou la reconversion.

- "vers la censure" -

Dans son intervention mardi matin, François Bayrou a estimé que "de nombreux points d'accord étaient sur le point d'être actés" pendant le conclave "sur le sujet si important d'une amélioration des calculs de retraite des mères de famille, sur l'âge auquel on peut partir à taux plein, sur un certain nombre de principes de financement".

Il s'est également satisfait d'un "pas décisif": le fait que "le principe des règles d'âge pour garantir l'équilibre financier de notre système de retraite" ait été "reconnu par tous".

La question de revenir sur le départ à la retraite à 64 ans avait été vite balayée. Cette mesure phare, et impopulaire, de la réforme Borne de 2023 sera donc toujours en vigueur pour les salariés nés à partir du 1er janvier 1968.

François Bayrou joue gros sur ce dossier.

La France insoumise a appelé les autres groupes de gauche à se joindre à une motion de censure contre son gouvernement.

"Si le Parlement n'est pas saisi, si nous n'avons pas la possibilité de déposer des amendements qui permettraient de définir quelles seraient les conditions d'un retour à l'équilibre en échange d'un retour à 62 ans, effectivement, nous irons vers la censure", a averti le premier secrétaire du PS Olivier Faure.

Mais en l'absence des voix du Rassemblement national qui a prévenu qu'il ne s'y associerait pas, le gouvernement semble assuré de se maintenir. Avant d'affronter les débats budgétaires encore plus périlleux, cet été et à l'automne.

M.Chau--ThChM