The China Mail - Aux Etats-Unis, l'indépendance des institutions remise en cause par Trump

USD -
AED 3.6725
AFN 63.507926
ALL 81.359706
AMD 377.670424
ANG 1.789731
AOA 916.999845
ARS 1399.255899
AUD 1.413603
AWG 1.8
AZN 1.696786
BAM 1.649288
BBD 2.014597
BDT 122.343139
BGN 1.647646
BHD 0.376987
BIF 2957.216162
BMD 1
BND 1.262391
BOB 6.936826
BRL 5.235397
BSD 1.000215
BTN 90.651814
BWP 13.147587
BYN 2.851806
BYR 19600
BZD 2.01173
CAD 1.36395
CDF 2255.000083
CHF 0.769595
CLF 0.021855
CLP 862.95039
CNY 6.90865
CNH 6.88537
COP 3661.19
CRC 482.356463
CUC 1
CUP 26.5
CVE 92.984328
CZK 20.478303
DJF 177.719985
DKK 6.305028
DOP 62.267834
DZD 129.720232
EGP 46.689801
ERN 15
ETB 155.595546
EUR 0.84395
FJD 2.19355
FKP 0.732816
GBP 0.73379
GEL 2.674961
GGP 0.732816
GHS 10.998065
GIP 0.732816
GMD 73.511502
GNF 8779.393597
GTQ 7.672166
GYD 209.268496
HKD 7.81525
HNL 26.434315
HRK 6.359302
HTG 130.927735
HUF 318.613022
IDR 16832.6
ILS 3.09454
IMP 0.732816
INR 90.749049
IQD 1310.373615
IRR 42125.000158
ISK 122.379715
JEP 0.732816
JMD 156.445404
JOD 0.709025
JPY 153.4755
KES 129.030277
KGS 87.450191
KHR 4019.918286
KMF 414.999689
KPW 900.007411
KRW 1442.7496
KWD 0.30663
KYD 0.833583
KZT 491.472326
LAK 21429.444826
LBP 89572.077295
LKR 309.382761
LRD 186.044551
LSL 15.971902
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.306895
MAD 9.144787
MDL 16.969334
MGA 4364.820023
MKD 51.995326
MMK 2099.655078
MNT 3565.56941
MOP 8.053919
MRU 39.920057
MUR 45.930353
MVR 15.404994
MWK 1734.459394
MXN 17.16303
MYR 3.900239
MZN 63.910052
NAD 15.971902
NGN 1351.180346
NIO 36.809195
NOK 9.497003
NPR 145.042565
NZD 1.657565
OMR 0.384499
PAB 1.000299
PEN 3.354739
PGK 4.296496
PHP 57.962971
PKR 279.643967
PLN 3.55575
PYG 6537.953948
QAR 3.645586
RON 4.3001
RSD 99.098673
RUB 76.750372
RWF 1460.89919
SAR 3.750158
SBD 8.045182
SCR 13.974186
SDG 601.49823
SEK 8.943635
SGD 1.26257
SHP 0.750259
SLE 24.44998
SLL 20969.49935
SOS 570.647935
SRD 37.791977
STD 20697.981008
STN 20.660373
SVC 8.752409
SYP 11059.574895
SZL 15.964987
THB 31.109387
TJS 9.437321
TMT 3.5
TND 2.884863
TOP 2.40776
TRY 43.707966
TTD 6.782505
TWD 31.372951
TZS 2609.329812
UAH 43.230257
UGX 3540.934945
UYU 38.757173
UZS 12224.194562
VES 392.73007
VND 25970
VUV 119.078186
WST 2.712216
XAF 553.155767
XAG 0.013054
XAU 0.0002
XCD 2.70255
XCG 1.802681
XDR 0.687563
XOF 553.155767
XPF 100.569636
YER 238.350087
ZAR 15.9834
ZMK 9001.200812
ZMW 18.381829
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.7000

    993.1

    -0.07%

  • BEL20

    -15.1600

    5599

    -0.27%

  • PX1

    4.9900

    8316.5

    +0.06%

  • ISEQ

    85.6900

    12874.9

    +0.67%

  • OSEBX

    4.5600

    1827.51

    +0.25%

  • PSI20

    59.3900

    9058.6

    +0.66%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -44.2200

    4088.38

    -1.07%

  • N150

    -1.6100

    4032.05

    -0.04%

Aux Etats-Unis, l'indépendance des institutions remise en cause par Trump
Aux Etats-Unis, l'indépendance des institutions remise en cause par Trump / Photo: © AFP

Aux Etats-Unis, l'indépendance des institutions remise en cause par Trump

En six mois depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a étendu l'influence du pouvoir exécutif sur des institutions historiquement et constitutionnellement indépendantes, parfois avec l'assentiment à mots couverts de celles qui devraient représenter des gardes-fous.

Taille du texte:

"Effrayante": c'est le mot choisi par Barbara Perry, professeure d'affaires publiques à l'université de Virginie et experte sur l'histoire présidentielle américaine, pour résumer auprès de l'AFP l'attitude de Donald Trump vis-à-vis de ces institutions en ce début de second mandat.

Pour Wendy Schiller, professeure de sciences politiques à l'université Brown, Donald Trump "veut un pouvoir total et absolu" et il "ne considère aucune institution de la vie américaine comme indépendante de son influence ou de son autorité".

Le Congrès, avec ses deux chambres à majorité républicaine, en est le principal exemple. Ce que Donald Trump désire, il l'obtient.

Presque chaque élu républicain a suivi les ordres du président jusqu'ici "par peur de voir sa réélection mise au défi", explique Barbara Perry.

Devant ceux qui étaient tentés de dévier de la ligne officielle, le locataire de la Maison Blanche a ainsi brandi la menace de soutenir des candidats plus loyaux lors des primaires - un coup qui serait quasiment fatal pour les chances de la plupart des parlementaires républicains sortants.

Détenteur du pouvoir législatif, le Congrès est censé pouvoir agir comme un contre-pouvoir face à l'autorité exécutive du président, mais Donald Trump "a sapé cet élément fondamental", estime Barbara Perry.

- 170 décrets -

Le président de 79 ans a aussi décidé bien souvent de se passer tout simplement des services du Congrès, préférant gouverner à coups de décrets exécutifs, à un rythme inédit dans l'histoire de la présidence américaine.

En six mois, le républicain a signé 170 décrets - soit davantage déjà que lors de l'ensemble du mandat de son prédécesseur Joe Biden, selon l'American Presidency Project de l'université de Californie à Santa Barbara.

Donald Trump s'est également attaqué à certaines agences gouvernementales aux statuts garantissant normalement l'indépendance.

C'est le cas de la CPSC, chargée de s'assurer de la sécurité des produits de grande consommation. En mai, Donald Trump avait limogé trois de ses dirigeants, tous nommés par des présidents démocrates, sur les cinq que compte l'agence.

La décision a été attaquée devant les tribunaux et un juge fédéral l'a suspendue quelques semaines plus tard.

La justice semble ainsi constituer aujourd'hui l'un des derniers remparts à cette volonté de Donald Trump d'étendre son autorité.

Mais la capacité des juges fédéraux à circonscrire le pouvoir exécutif a été grandement handicapée fin juin par un arrêt de la Cour suprême, qui les a empêchés de rendre des décisions à la portée nationale dans la plupart des cas.

"La Cour suprême est devenue un allié solide du pouvoir exécutif", analyse Wendy Schiller.

Sur neuf juges à la haute instance, six sont considérés comme conservateurs, et parmi eux, trois ont été nommés par Donald Trump lui-même lors de son premier mandat.

- "Présidence impériale" -

Le républicain porte aujourd'hui ses foudres sur une autre institution: la Fed.

La banque centrale américaine voit son indépendance attaquée quasi quotidiennement ces dernières semaines par le républicain, qui n'apprécie pas les décisions de l'institution et envisagerait même de limoger son président, Jerome Powell. Un renvoi impossible légalement en l'absence de faute grave.

Dans l'histoire récente, aucun président américain n'a accumulé autant de pouvoir que le milliardaire, selon Barbara Perry, car tous les autres "ont été soumis au contrôle de leur pouvoir par le Congrès et la Cour suprême, ou par des fractures au sein de leurs propres partis politiques".

Longtemps réservé aux cercles académiques, le concept de "présidence impériale" a été rendu réalité par Donald Trump, estime de son côté Wendy Schiller.

Pour le consultant politique Andrew Koneschusky, un contrôle des pouvoirs du président républicain pourrait au bout du compte venir des urnes, avec les élections législatives de mi-mandat en novembre 2026.

Cet ancien conseiller presse de Chuck Schumer, le chef des démocrates au Sénat, cite notamment les sondages d'opinion - en berne pour Donald Trump - afin d'appuyer son propos.

Mais le fait que les sondages et la perspective d'élections soient les principaux gardes-fous du pouvoir exécutif, "ce n'est pas entièrement rassurant", reconnaît-t-il.

I.Ko--ThChM