The China Mail - Présidentielle au Cameroun: à Douala, des familles endeuillées par les violences post-électorales

USD -
AED 3.672502
AFN 64.503014
ALL 81.192085
AMD 377.80312
ANG 1.79008
AOA 916.999719
ARS 1404.559202
AUD 1.40388
AWG 1.8
AZN 1.696955
BAM 1.646054
BBD 2.018668
BDT 122.599785
BGN 1.67937
BHD 0.377032
BIF 2970.534519
BMD 1
BND 1.265307
BOB 6.925689
BRL 5.200198
BSD 1.00223
BTN 90.830132
BWP 13.131062
BYN 2.874696
BYR 19600
BZD 2.015696
CAD 1.358022
CDF 2224.999745
CHF 0.7713
CLF 0.021644
CLP 854.640367
CNY 6.91325
CNH 6.90005
COP 3673.06
CRC 495.722395
CUC 1
CUP 26.5
CVE 92.801205
CZK 20.44695
DJF 178.476144
DKK 6.296865
DOP 62.819558
DZD 129.636078
EGP 46.866398
ERN 15
ETB 155.585967
EUR 0.842797
FJD 2.18685
FKP 0.731875
GBP 0.73421
GEL 2.69023
GGP 0.731875
GHS 11.014278
GIP 0.731875
GMD 73.489964
GNF 8797.562638
GTQ 7.686513
GYD 209.681152
HKD 7.816935
HNL 26.485379
HRK 6.351032
HTG 131.354363
HUF 319.825501
IDR 16833
ILS 3.069625
IMP 0.731875
INR 90.5975
IQD 1312.932384
IRR 42125.000158
ISK 122.380302
JEP 0.731875
JMD 156.812577
JOD 0.709025
JPY 153.0365
KES 129.290011
KGS 87.450025
KHR 4038.176677
KMF 414.999836
KPW 899.999067
KRW 1439.114991
KWD 0.30698
KYD 0.835227
KZT 494.5042
LAK 21523.403145
LBP 89531.808073
LKR 310.020367
LRD 186.915337
LSL 15.915822
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.309703
MAD 9.134015
MDL 16.932406
MGA 4437.056831
MKD 51.940666
MMK 2099.913606
MNT 3568.190929
MOP 8.069569
MRU 39.799019
MUR 45.90319
MVR 15.45984
MWK 1737.88994
MXN 17.191602
MYR 3.907058
MZN 63.889738
NAD 15.916023
NGN 1354.009762
NIO 36.880244
NOK 9.476925
NPR 145.330825
NZD 1.65372
OMR 0.384512
PAB 1.002209
PEN 3.365049
PGK 4.301573
PHP 58.121504
PKR 281.28012
PLN 3.556625
PYG 6618.637221
QAR 3.654061
RON 4.291103
RSD 98.882844
RUB 77.100343
RWF 1463.258625
SAR 3.750263
SBD 8.048395
SCR 13.730079
SDG 601.4974
SEK 8.892315
SGD 1.262305
SHP 0.750259
SLE 24.249679
SLL 20969.499267
SOS 572.813655
SRD 37.777002
STD 20697.981008
STN 20.619945
SVC 8.769715
SYP 11059.574895
SZL 15.90934
THB 31.074499
TJS 9.410992
TMT 3.5
TND 2.881959
TOP 2.40776
TRY 43.643964
TTD 6.79695
TWD 31.401096
TZS 2590.153987
UAH 43.122365
UGX 3543.21928
UYU 38.428359
UZS 12348.557217
VES 388.253525
VND 25965
VUV 119.366255
WST 2.707053
XAF 552.07568
XAG 0.011903
XAU 0.000197
XCD 2.70255
XCG 1.806292
XDR 0.686599
XOF 552.073357
XPF 100.374109
YER 238.401494
ZAR 15.879725
ZMK 9001.201678
ZMW 19.067978
ZWL 321.999592
  • AEX

    -8.9800

    999.96

    -0.89%

  • BEL20

    29.6500

    5624.41

    +0.53%

  • PX1

    62.3500

    8375.86

    +0.75%

  • ISEQ

    28.7600

    13102.97

    +0.22%

  • OSEBX

    9.5100

    1837.59

    +0.52%

  • PSI20

    -27.2100

    9043.45

    -0.3%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -59.9600

    4046.81

    -1.46%

  • N150

    13.8200

    4079.29

    +0.34%

Présidentielle au Cameroun: à Douala, des familles endeuillées par les violences post-électorales
Présidentielle au Cameroun: à Douala, des familles endeuillées par les violences post-électorales / Photo: © AFP

Présidentielle au Cameroun: à Douala, des familles endeuillées par les violences post-électorales

Sous un ciel gris, la cour d'une maison familiale du 3ème arrondissement de Douala s'est mué en lieu de recueillement: Achille Simo, 45 ans et père de cinq enfants, a été tué mercredi par balles en marge des violences qui secouent le Cameroun depuis la réélection contestée de Paul Biya.

Taille du texte:

Des proches de la famille sont venus apporter leur soutien à Elodie Fougué, désormais veuve de 39 ans, qui reçoit les condoléances en silence.

Depuis lundi et la réélection pour un huitième mandat de Paul Biya, 92 ans et au pouvoir depuis 1982 au Cameroun, les grandes villes du pays ont été secouées par des manifestations à l'appel du candidat autoproclamé victorieux Issa Tchiroma, mais réprimées dans le sang par le régime.

Achille Simo a été tué par balles mercredi alors qu’il se rendait dans une échoppe du quartier, selon des témoins.

"Le militaire lui a demandé de dégager de la route. Achille a répondu : +Faites votre travail, nous ne vous dérangeons pas+. Le capitaine a tiré à bout portant alors qu’il avait le dos tourné", raconte Basile Njeumeni Nana, son voisin de 40 ans.

"Comment peut-on abattre un civil qui ne représentait aucun danger ? Son seul tort a été de sortir pour chercher à manger pour sa famille", interroge le frère cadet de la victime, Christian Fokam. "Il ne manifestait même pas".

Non loin de l'endroit du tir, des habitants montrent des taches de sang encore visibles sur la chaussée malgré les récentes pluies.

"Depuis, le quartier vit dans la peur", raconte un voisin. Des militaires en patrouille passent sans un mot.

Le gouverneur de la région du Littoral a déploré quatre morts dimanche à Douala en marge d'une manifestation organisée la veille de la proclamation des résultats. Le gouvernement camerounais a admis mardi "des morts" dans les troubles post-électoraux sans toutefois préciser le nombre, lieu ou dates des décès.

Il y a "des centaines de morts et de blessés" selon un décompte du candidat Issa Tchiroma Bakary vendredi. Cet ancien ministre passé à l'opposition a crée un engouement inattendu chez les jeunes avides de changement. Il revendique la victoire à l'élection et a appelé à plusieurs reprises les Camerounais à sortir pour défendre sa victoire.

- "Opération ville morte"

À quelques rues de là, dans le quartier Newbell du 2ème arrondissement de Douala, une autre maison porte le deuil.

Les portes sont closes : la famille est partie enterrer Mohamed Pouamou, un chauffeur de 22 ans, victime collatérale d'une manifestation dimanche, selon ses proches.

Devant le portail, un groupe de jeunes discute à voix basse. "Il était assis, regardait un match dans une salle de projection. Une balle venue de nulle part l'a touché en pleine tête", affirme Idriss Fifen, mécanicien de 29 ans, qui dit avoir vu la scène.

Plusieurs villes ont été secouées par des manifestations sporadiques et limitées - quelques centaines de jeunes au maximum depuis l'annonce des résulats de l'élection.

À Douala ou encore à Garoua, fief de Tchiroma dans le nord du Cameroun, des affrontements ont opposé manifestants et forces de sécurité. Des témoins affirment que des tirs ont été effectués à balles réelles dans certains quartiers.

Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, a reconnu "des pertes en vie humaine" dans les affrontements et déploré "plusieurs édifices publics, commerces et bien privés", "incendiés, saccagés et pillés", à travers le pays.

"Des scènes de pillages et de vandalisme", ont notamment eu lieu à Douala, la capitale économique, a assuré le ministre.

Depuis ces incidents, la ville tente de retrouver un semblant de normalité. Certaines boutiques ont rouvert, mais la tension et la peur restent perceptibles.

Issa Tchiroma Bakary, qui était reclus à son domicile de Garoua depuis la proclamation des résultat, a assuré vendredi être sous la "protection" d'une partie de l'armée et a appelé à le soutenir via des "opérations ville morte" de lundi à mercredi.

"Gardons nos commerces fermés, suspendons nos activités, restons chez nous, en silence, pour montrer notre solidarité et rappeler à ce régime que la force d’une économie, c’est son peuple — et ce peuple ne le reconnaît plus comme son leader", a-t-il détaillé.

Dans plusieurs quartiers de Douala, des habitants disent faire des provisions en prévision de ces journées.

L'Union européenne et l'Union Africaine ont déploré la violence de la répression du régime. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a appelé à l'ouverture d'une enquête.

Q.Moore--ThChM