The China Mail - Au large d'îles taïwanaises, les garde-côtes à l'affût des intrusions chinoises

USD -
AED 3.672498
AFN 65.000488
ALL 79.32497
AMD 364.960097
ANG 1.789783
AOA 917.999792
ARS 1497.2397
AUD 1.40412
AWG 1.80125
AZN 1.690866
BAM 1.685279
BBD 2.014312
BDT 122.212456
BGN 1.696366
BHD 0.377005
BIF 2986
BMD 1
BND 1.276583
BOB 11.555778
BRL 5.178098
BSD 1.000134
BTN 95.716237
BWP 13.507738
BYN 3.041998
BYR 19600
BZD 2.011383
CAD 1.380935
CDF 2272.99999
CHF 0.797834
CLF 0.023418
CLP 921.659905
CNY 6.729749
CNH 6.72958
COP 3053.19
CRC 447.54835
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.874977
CZK 20.70285
DJF 177.719822
DKK 6.40322
DOP 58.949624
DZD 132.843962
EGP 50.651017
ERN 15
ETB 160.874996
EUR 0.85653
FJD 2.19835
FKP 0.738395
GBP 0.735275
GEL 2.597594
GGP 0.738395
GHS 11.105049
GIP 0.738395
GMD 73.52774
GNF 8774.999949
GTQ 7.631759
GYD 209.237901
HKD 7.840179
HNL 26.87979
HRK 6.450196
HTG 130.81205
HUF 311.996501
IDR 17815
ILS 2.97705
IMP 0.738395
INR 95.49625
IQD 1310.5
IRR 1374599.999918
ISK 121.796955
JEP 0.738395
JMD 158.032606
JOD 0.708992
JPY 158.343984
KES 129.440247
KGS 87.450182
KHR 4045.000113
KMF 421.999741
KPW 900.000294
KRW 1387.674991
KWD 0.308251
KYD 0.83342
KZT 461.963991
LAK 22526.000378
LBP 89550.000433
LKR 330.989556
LRD 181.150105
LSL 16.18967
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.350172
MAD 9.24725
MDL 17.247441
MGA 4300.000127
MKD 52.688596
MMK 2099.245957
MNT 3597.150887
MOP 8.077223
MRU 40.109942
MUR 46.979738
MVR 15.449802
MWK 1736.000031
MXN 16.953502
MYR 4.044902
MZN 63.895028
NAD 16.085792
NGN 1350.259776
NIO 36.669489
NOK 9.331765
NPR 153.14945
NZD 1.68476
OMR 0.384516
PAB 1.000134
PEN 3.364503
PGK 4.41625
PHP 61.7465
PKR 277.60292
PLN 3.699935
PYG 6016.268569
QAR 3.64402
RON 4.493598
RSD 100.474989
RUB 83.999974
RWF 1467
SAR 3.756199
SBD 8.032258
SCR 14.221191
SDG 601.476319
SEK 9.44274
SGD 1.271505
SHP 0.740866
SLE 24.591475
SLL 20969.499227
SOS 571.498187
SRD 37.741982
STD 20697.981008
STN 21.375
SVC 8.751136
SYP 13001.999906
SZL 16.096697
THB 32.869844
TJS 9.225924
TMT 3.5
TND 2.89725
TOP 2.40776
TRY 47.950397
TTD 6.783882
TWD 31.830387
TZS 2647.726015
UAH 44.716187
UGX 3730.144027
UYU 40.085479
UZS 11817.496955
VES 776.44435
VND 26180.5
VUV 118.215486
WST 2.715898
XAF 565.226795
XAG 0.01491
XAU 0.000221
XCD 2.70255
XCG 1.802445
XDR 0.707052
XOF 564.999819
XPF 103.501496
YER 237.074981
ZAR 16.09916
ZMK 9001.198067
ZMW 18.726547
ZWL 321.999592
  • AEX

    -4.8700

    1102.43

    -0.44%

  • BEL20

    -10.9400

    5747.89

    -0.19%

  • PX1

    -7.6600

    8501.91

    -0.09%

  • ISEQ

    -109.8700

    13976.27

    -0.78%

  • OSEBX

    -0.8300

    2080.67

    -0.04%

  • PSI20

    -66.0700

    9238.9

    -0.71%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    63.9400

    4835.92

    +1.34%

  • N150

    0.0000

    4299.81

    0%

Au large d'îles taïwanaises, les garde-côtes à l'affût des intrusions chinoises
Au large d'îles taïwanaises, les garde-côtes à l'affût des intrusions chinoises / Photo: © AFP/Archives

Au large d'îles taïwanaises, les garde-côtes à l'affût des intrusions chinoises

Près des îles taïwanaises de Kinmen, le capitaine Huang Heng-chun dirige son navire de patrouille dans des eaux agitées, depuis lesquelles on remarque très clairement les gratte-ciels de la ville chinoise de Xiamen.

Taille du texte:

A son point le plus proche, ce petit archipel contrôlé par Taipei se trouve à deux kilomètres des côtes chinoises, tandis que l'île principale de Taïwan se situe pas moins de 200 kilomètres plus loin.

Des journalistes de l'AFP ont eu la rare opportunité de se joindre au capitaine Huang et son équipe de garde-côtes durant leur patrouille, s'assurant qu'aucun bateau chinois ne s'introduise dans ces eaux, contrôlées par Taipei.

En février 2024, deux ressortissants chinois sont décédés après une course poursuite entre les garde-côtes taïwanais et chinois.

Depuis, "leur présence est devenue beaucoup plus fréquente", soutien M.Huang, qui surveille les eaux de Kinmen depuis plus de vingt ans, à l'AFP.

Les navires des garde-côtes chinois entrent dans les eaux de Kinmen environ quatre fois par mois, et "nos opérations de maintien de l'ordre sont devenues beaucoup plus tendues", constate M. Huang.

Pékin revendique l'île de Taïwan et ses îles périphériques comme une partie intégrante de son territoire et menace de les reprendre par la force.

Les intrusions chinoises autour de Kinmen font partie des opérations que les experts et le gouvernement taïwanais appellent de "zone grise": des manœuvres coercitives qui ne constituent pas des actes de guerre.

"Leur objectif est de faire croire aux gens que les eaux leur appartiennent", soutient M.Huang.

- Ressources insuffisantes -

La garde côtière de Taïwan effectue des patrouilles de surveillance autour de Kinmen 24 heures sur 24, aidée par des systèmes de radar et d'imagerie thermique pour détecter les bateaux de pêche chinois, les contrebandiers et d'éventuels nageurs.

Ces dernières années, les garde-côtes ont joué un rôle "de plus en plus important" dans la sécurité nationale, explique Chia Chih-kuo, directeur adjoint de la branche Kinmen-Matsu-Penghu -les trois archipels taïwanais situés entre Taïwan et la Chine- de l'Administration de la Garde côtière.

Ils sont entre autres chargés de repérer des navires suspects, qui stationnent près des câbles de télécommunications sous-marins de Taïwan.

Mais les ressources et le personnel de l'agence sont "insuffisants" pour leurs "missions de plus en plus complexes et diversifiées", estime M.Chia.

"Nous nous efforçons d'obtenir des financements pour la construction d'équipements de haute technologie et l'amélioration des capacités de nos navires de nouvelle génération", ajoute-t-il.

La garde côtière de Taïwan est largement surpassée par la flotte chinoise, la plus importante au monde.

Lorsque les navires chinois de 1.000 tonnes entrent dans les eaux de Kinmen, Taipei les poursuit avec des bateaux de 100 tonnes – les plus grands qu'ils possèdent en raison des eaux peu profondes près de la côte.

Les bateaux taïwanais disposent de canons à eau et d'une mitrailleuse fixe de 20 millimètres, mais prennent soin de ne pas s'en servir.

Une confrontation "pourrait entraîner des conséquences inimaginables", affirme le capitaine Huang.

"Qui va risquer une escalade supplémentaire avec la Chine de nos jours... pour quelques îles que la plupart des gens ne connaissent pas?", estime Alessio Patalano, spécialiste en stratégie maritime au King's College de Londres.

-"Personne ne veut de guerre" -

Sur les plages de Kinmen faisant face à la Chine, les forts militaires et les dispositifs anti-débarquement incrustés de coquillages rappellent un passé douloureux.

En 1949, les troupes nationalistes se sont repliées progressivement sur l'archipel de Taïwan après leur défaite face aux communistes dans la guerre civile chinoise.

Pendant la guerre froide, Kinmen, qui marquait la ligne de front, a régulièrement été bombardé par l'armée communiste, jusque dans les années 1970.

Mais désormais, l'archipel a redéveloppé des liens forts avec le voisin chinois.

La Chine fournit de l'eau à Kinmen, et un ferry permet aux insulaires de se rendre dans la ville voisine de Xiamen pour faire du shopping ou des affaires, ramenant en retour des touristes chinois.

Pékin tente aujourd'hui d'intégrer économiquement Kinmen a la ville de Xiamen, via notamment un projet de pont entre les deux territoires.

Certains habitants de Kinmen ont confié à l'AFP qu'ils étaient favorables à des liens plus étroits avec la Chine, ne serait-ce que pour éviter un conflit futur.

"Personne ne veut de guerre" soutient Mme Chen, dont la maison d'hôtes et le restaurant offrent une vue surprenante sur les gratte-ciels scintillants de Xiamen, contrastant avec l'atmosphère rurale de Kinmen.

Les touristes chinois affirment, eux, vouloir que Taïwan fasse partie de la Chine: "nous avons l'impression d'être chez nous quand nous venons ici", déclare M. Ye, qui comme Mme Chen, a demandé a n'être identifié par son nom de famille.

Malgré le risque de guerre, M. Huang estime que les garde-côtes sont là pour défendre la "souveraineté et la juridiction" de Taïwan sur ses eaux.

"Tant que nous sommes ici à faire notre travail, cela montre que nous avons à la fois l'autorité et la capacité de gouverner".

C.Mak--ThChM