The China Mail - Au Niger, une embarrassante cargaison d'uranium toujours bloquée à l'aéroport de Niamey

USD -
AED 3.672501
AFN 65.000545
ALL 81.652501
AMD 376.168126
ANG 1.79008
AOA 917.000263
ARS 1431.789723
AUD 1.425591
AWG 1.8025
AZN 1.704112
BAM 1.654023
BBD 2.008288
BDT 121.941731
BGN 1.67937
BHD 0.375914
BIF 2954.881813
BMD 1
BND 1.269737
BOB 6.889932
BRL 5.217399
BSD 0.997082
BTN 90.316715
BWP 13.200558
BYN 2.864561
BYR 19600
BZD 2.005328
CAD 1.36528
CDF 2199.999711
CHF 0.77566
CLF 0.021803
CLP 860.889567
CNY 6.93895
CNH 6.93092
COP 3699.522179
CRC 494.312656
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.2513
CZK 20.463298
DJF 177.555076
DKK 6.322198
DOP 62.928665
DZD 129.553047
EGP 46.713163
ERN 15
ETB 155.0074
EUR 0.8462
FJD 2.209497
FKP 0.73461
GBP 0.734457
GEL 2.694976
GGP 0.73461
GHS 10.957757
GIP 0.73461
GMD 73.000184
GNF 8752.167111
GTQ 7.647681
GYD 208.609244
HKD 7.81385
HNL 26.338534
HRK 6.376101
HTG 130.618631
HUF 319.493022
IDR 16855.5
ILS 3.110675
IMP 0.73461
INR 90.57645
IQD 1306.186308
IRR 42125.000158
ISK 122.709741
JEP 0.73461
JMD 156.057339
JOD 0.709029
JPY 157.200504
KES 128.622775
KGS 87.45031
KHR 4023.848789
KMF 419.000087
KPW 899.990005
KRW 1463.830447
KWD 0.30721
KYD 0.830902
KZT 493.331642
LAK 21426.698803
LBP 89293.839063
LKR 308.47816
LRD 187.449786
LSL 16.086092
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.314009
MAD 9.153622
MDL 17.000296
MGA 4426.402808
MKD 52.129054
MMK 2099.624884
MNT 3567.867665
MOP 8.023933
MRU 39.425769
MUR 46.060361
MVR 15.449993
MWK 1728.952598
MXN 17.269659
MYR 3.947503
MZN 63.750274
NAD 16.086092
NGN 1366.979859
NIO 36.694998
NOK 9.666396
NPR 144.506744
NZD 1.661284
OMR 0.383441
PAB 0.997082
PEN 3.354899
PGK 4.275868
PHP 58.510949
PKR 278.812127
PLN 3.567015
PYG 6588.016407
QAR 3.634319
RON 4.310399
RSD 99.268468
RUB 76.760504
RWF 1455.283522
SAR 3.748738
SBD 8.058149
SCR 13.84955
SDG 601.511502
SEK 9.011435
SGD 1.272902
SHP 0.750259
SLE 24.450613
SLL 20969.499267
SOS 568.818978
SRD 37.818002
STD 20697.981008
STN 20.719692
SVC 8.724259
SYP 11059.574895
SZL 16.08271
THB 31.535012
TJS 9.342721
TMT 3.505
TND 2.891792
TOP 2.40776
TRY 43.612496
TTD 6.752083
TWD 31.589778
TZS 2577.445135
UAH 42.828111
UGX 3547.71872
UYU 38.538627
UZS 12244.069517
VES 377.985125
VND 25950
VUV 119.182831
WST 2.73071
XAF 554.743964
XAG 0.012866
XAU 0.000201
XCD 2.70255
XCG 1.797032
XDR 0.689923
XOF 554.743964
XPF 100.858387
YER 238.402706
ZAR 16.05502
ZMK 9001.197825
ZMW 18.570764
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

Au Niger, une embarrassante cargaison d'uranium toujours bloquée à l'aéroport de Niamey
Au Niger, une embarrassante cargaison d'uranium toujours bloquée à l'aéroport de Niamey / Photo: © AFP

Au Niger, une embarrassante cargaison d'uranium toujours bloquée à l'aéroport de Niamey

Une importante cargaison de concentré d'uranium qui a quitté fin novembre le nord nigérien est bloquée à l'aéroport de Niamey depuis plusieurs semaines, un enjeu diplomatique et stratégique pour la junte au pouvoir dans ce pays sahélien qui a tourné le dos à la France pour se rapprocher de la Russie.

Taille du texte:

Voici ce que l'on sait sur ce chargement sensible estimé à au moins 1.000 tonnes et que le Niger, gouverné par un régime militaire depuis un putsch en juillet 2023, cherche à vendre.

- Une cargaison à l'aéroport de Niamey -

La question de l'uranium nigérien, longtemps exploité par le français Orano (ex-Areva), est au coeur de la politique de souveraineté revendiquée par la junte.

En juin, elle avait annoncé la nationalisation du site de la Somaïr, filiale d'Orano, situé à Arlit, dans le nord du pays, et annoncé quelques semaines plus tard son intention de mettre sur le marché international l'uranium produit.

L'AFP a pu établir, grâce des images satellites, l'arrivée dans une zone de l'aéroport de Niamey de 34 camions entre le 3 et le 5 décembre.

Si son contenu n'a pas pu être formellement relié à l'uranium nigérien, plusieurs sources, notamment le groupe de journalistes ouest-africains Wamaps spécialisé dans l'actualité sécuritaire au Sahel, affirment qu'il s'agit des 1.000 tonnes ayant quitté Arlit fin novembre.

Les camions sont restés dans l'enceinte de la zone militaire de l'aéroport pendant presque un mois, mais le 14 janvier, seul quatre restaient visibles.

"Les mouvements de la cargaison sont internes à l'aéroport de Niamey. La marchandise est en intégralité dans l'enceinte de l’aéroport, elle a été déplacée vers des lieux plus sécurisés", assure à l'AFP une source ayant connaissance du dossier.

"Elle n'a pas vocation à sortir de manière imminente du territoire", poursuit cette source.

- Un trajet routier sous haute tension -

Car écouler des marchandises depuis le Niger, pays enclavé au milieu du Sahel, suppose un accès au port d'un pays côtier voisin.

Le Niger possède deux frontières avec le Nigeria et le Bénin.

Mais la junte au pouvoir entretient des relations tendues avec Abuja, qui fait partie des pays ouest-africains particulièrement hostiles aux coups d'Etat, et pires encore avec celles de Cotonou.

Niamey maintient sa frontière fermée avec le Bénin qu'il accuse de vouloir le déstabiliser. Résultat: impossible de faire transiter la marchandise par le trajet le plus évident et le plus direct, via le port de Sèmè-Kpodji, situé à moins de 1.000 km de la capitale nigérienne.

Une option envisagée pourrait donc être d'écouler le "yellow cake" - le concentré d'uranium - par le Togo, mais cela suppose un périlleux trajet par l'ouest nigérien et surtout le Burkina Faso, infesté de groupes jihadistes très actifs.

Le trajet théorique passerait par exemple par Torodi, dans le sud-ouest du Niger, où le préfet a été assassiné par des jihadistes en début d'année.

"Le Niger tergiverse en raison du risque sécuritaire croissant dans la zone", confirme la source ayant une bonne connaissance du dossier.

En 2025, la région du Tillabéri, frontalière avec le Burkina, est devenue "la région la plus meurtrière du Sahel central, avec plus de 1.200 décès enregistrés, dépassant toutes les autres régions", notamment dans les violences visant des civils, indique l'ONG ACLED dans son aperçu sur les conflits en Afrique.

- L'option aérienne -

L'uranium pourrait également voyager par voie aérienne.

L'AFP a pu constater sur des images satellite la présence de deux avions de transport de fabrication russe de type Iliouchine Il-76 entre le 9 et le 13 janvier sur le tarmac de la base.

Pour identifier le propriétaire des appareils, l'AFP a analysé les données de suivi du transport aérien, mais aucune information concernant des avions de transport de ce type n'a été enregistré.

A cette heure, l'acheteur est inconnu et Moscou n'a pas officiellement manifesté son intérêt pour ce chargement précis.

Interrogée jeudi par l'AFP, la porte-parole du ministère russe de Affaires étrangères Maria Zakharova a dit lors de son briefing hebdomadaire ne pas être en mesure de répondre dans l'immédiat et devoir "s'enquérir" de cette question, assurant qu'elle y répondrait "sans faute".

A l'été 2025, le ministre russe de l'Energie en visite à Niamey avait affirmé la volonté de son pays "d'exploiter l'uranium" au Niger.

Le groupe russe Rosatom et les autorités nigériennes avaient également signé un mémorandum sur la coopération dans le domaine du nucléaire civil.

- Une procédure judiciaire gênante -

Mi-décembre, une enquête a été ouverte en France pour "vol en bande organisée dans le but de servir les intérêts d'une puissance étrangère", au sujet de cet uranium.

Orano s'estime lésé d'une marchandise qui lui appartient toujours, ce que Niamey rejette, estimant exercer "sa souveraineté sur une ressource nationale" et accusant l'entreprise française en retour de lui devoir encore 58 milliards de francs CFA (plus de 88 millions d'euros) de dettes et impayés.

Mais cette procédure pourrait venir gêner aux entournures tout pays qui verrait transiter la marchandise, à commencer par le Togo.

"Cette plainte a modifié le rapport de force. Le Togo tergiverse désormais car en vertu de ses engagements internationaux, il faudrait que la marchandise soit saisie immédiatement si elle entrait sur son territoire", pointe la source ayant connaissance du dossier.

A Niamey comme à Lomé, les autorités restent pour l'heure silencieuses sur ce dossier particulièrement sensible.

B.Clarke--ThChM