The China Mail - Dans le Kordofan soudanais, une offensive paramilitaire se profile, la ville d'El-Obeid tremble

USD -
AED 3.672499
AFN 62.999947
ALL 82.780483
AMD 367.570226
ANG 1.790403
AOA 917.00032
ARS 1477.474597
AUD 1.450263
AWG 1.80125
AZN 1.702517
BAM 1.717384
BBD 2.017035
BDT 123.179593
BGN 1.69088
BHD 0.377582
BIF 2974.21533
BMD 1
BND 1.295752
BOB 6.92023
BRL 5.171697
BSD 1.001497
BTN 93.997348
BWP 13.61
BYN 2.904549
BYR 19600
BZD 2.014138
CAD 1.418785
CDF 2267.4985
CHF 0.809299
CLF 0.023439
CLP 922.489575
CNY 6.79815
CNH 6.798645
COP 3444.5
CRC 454.679165
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.82263
CZK 21.285025
DJF 178.336846
DKK 6.559325
DOP 58.84135
DZD 133.367274
EGP 49.417703
ERN 15
ETB 161.458114
EUR 0.877603
FJD 2.24725
FKP 0.757857
GBP 0.75685
GEL 2.644988
GGP 0.757857
GHS 11.291463
GIP 0.757857
GMD 72.999684
GNF 8774.795185
GTQ 7.640297
GYD 209.58444
HKD 7.84301
HNL 26.79575
HRK 6.6128
HTG 130.881249
HUF 310.411495
IDR 17852
ILS 3.000205
IMP 0.757857
INR 94.326096
IQD 1311.878471
IRR 1375250.000078
ISK 126.389949
JEP 0.757857
JMD 157.727432
JOD 0.709008
JPY 161.799502
KES 129.497551
KGS 87.450293
KHR 4019.685748
KMF 434.000009
KPW 900.00035
KRW 1539.465014
KWD 0.309697
KYD 0.834541
KZT 485.902198
LAK 21981.331718
LBP 89681.682473
LKR 336.626187
LRD 182.415286
LSL 16.461632
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428697
MAD 9.390561
MDL 17.755943
MGA 4236.056533
MKD 54.135596
MMK 2099.649649
MNT 3579.92745
MOP 8.089654
MRU 39.96751
MUR 47.240027
MVR 15.450346
MWK 1736.57243
MXN 17.487705
MYR 4.063203
MZN 63.896986
NAD 16.461632
NGN 1380.049737
NIO 36.853613
NOK 9.92633
NPR 150.396242
NZD 1.769425
OMR 0.3845
PAB 1.001462
PEN 3.414908
PGK 4.394842
PHP 61.208979
PKR 278.710567
PLN 3.76117
PYG 6112.57464
QAR 3.650397
RON 4.598018
RSD 102.986999
RUB 78.697301
RWF 1466.637981
SAR 3.760889
SBD 8.051953
SCR 14.06555
SDG 599.999936
SEK 9.7223
SGD 1.29363
SHP 0.746601
SLE 24.801218
SLL 20969.503664
SOS 572.356867
SRD 37.482964
STD 20697.981008
STN 21.513213
SVC 8.762502
SYP 110.532098
SZL 16.452478
THB 33.315503
TJS 9.268372
TMT 3.5
TND 2.968209
TOP 2.40776
TRY 46.641597
TTD 6.806108
TWD 31.892503
TZS 2627.508028
UAH 44.952516
UGX 3675.718394
UYU 40.199152
UZS 12029.065045
VES 620.752985
VND 26287.5
VUV 119.179282
WST 2.780883
XAF 576.00973
XAG 0.017017
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.804843
XDR 0.716371
XOF 576.007201
XPF 104.721512
YER 238.624975
ZAR 16.44495
ZMK 9001.20232
ZMW 18.040042
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.0800

    1063.83

    +0.29%

  • BEL20

    -24.6800

    5715.37

    -0.43%

  • PX1

    -18.4500

    8366.68

    -0.22%

  • ISEQ

    -143.5600

    13794.27

    -1.03%

  • OSEBX

    3.6100

    1904.16

    +0.19%

  • PSI20

    10.9600

    9146.87

    +0.12%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -1.2400

    4148.08

    -0.03%

Dans le Kordofan soudanais, une offensive paramilitaire se profile, la ville d'El-Obeid tremble
Dans le Kordofan soudanais, une offensive paramilitaire se profile, la ville d'El-Obeid tremble / Photo: © AFP

Dans le Kordofan soudanais, une offensive paramilitaire se profile, la ville d'El-Obeid tremble

Dans un camp de déplacés près d'El-Obeid, dans la région soudanaise du Kordofan, Agsam Hamad brave péniblement la chaleur écrasante pour aller chercher de l'eau trouble dans un puits. Déjà assiégés, les habitants vivent dans la crainte d'un assaut des paramilitaires, qui serait le plus violent à ce jour contre cette grande ville stratégique.

Taille du texte:

"Nous faisons de longues distances pour cette eau et elle est imbuvable", dit à l'AFP cette femme de 35 ans, mère de sept enfants. "Notre situation est très difficile. Nous avons besoin de nourriture et d'eau" potable.

El-Obeid est un enjeu majeur dans la guerre qui oppose depuis trois ans l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

La ville d'un demi-million d'habitants accueille environ 100.000 réfugiés, déplacés par la violence ailleurs dans le pays.

Ces dernières semaines, elle a fait face à des attaques des FSR, les plus intenses jusqu'à présent.

Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie.

De récentes attaques ont frappé la principale centrale électrique et les dépôts de carburant, plongeant des quartiers dans l'obscurité et mettant les pompes à eau hors service.

Les habitants doivent aujourd'hui s'en remettre à des camions-citernes, des puits et quelques points de distribution d'eau, ont-ils expliqué à l'AFP.

- "Pouvoir et argent" -

L'ONU a alerté sur un renforcement de la présence des FSR autour de la ville avant un possible assaut terrestre, ce qui fait craindre une répétition des atrocités observées à El-Facher.

Cette ville du Darfour est tombée aux mains des paramilitaires en octobre dernier, lors d'une attaque présentant selon l'ONU les caractéristiques d'un "génocide".

D'après Nohad Eltayeb, de l'ONG basée aux Etats-Unis ACLED, des mouvements de troupes ont été observés au cours du mois passé à environ 60 kilomètres au nord, au sud et à l'ouest d'El-Obeid.

El-Obeid se trouve à un carrefour stratégique reliant des régions du centre et de l'est du Soudan contrôlées par l'armée, dont Khartoum, au Darfour sous contrôle des FSR à l'ouest.

Selon des analystes, sa prise consoliderait le contrôle des FSR sur l'ouest du Soudan et pourrait ouvrir la voie à une avancée vers la capitale.

El-Obeid abrite une division d'infanterie, une base aérienne, un oléoduc stratégique et un important marché de gomme arabique.

" La contrôler, c'est une question de pouvoir, de territoire et d'argent ", affirme l'analyste Kholood Khair.

Les combats et les restrictions ont pratiquement coupé tout accès à la ville, rendant de plus en plus difficile toute couverture indépendante.

De rares images obtenues par l'AFP dans le camp d'Al-Rahmaniyah montrent des femmes épuisées avançant sous un soleil accablant, des jerricans sur la tête après des heures passées à attendre de l'eau à un puits éloigné.

- Trop fatigués -

Dans le camp, près de 200 familles s'entassent dans des abris précaires.

Des enfants traînent dans l'étroite zone d'ombre projetée par les huttes . Certains sont trop fatigués pour jouer, d'autres suivent silencieusement leur mère.

" Nous n'avons rien. Ni eau, ni nourriture, ni matelas ", lâche Waseela Mohamed, une grand-mère de 70 ans.

Les livraisons d'aide qui avaient réussi à atteindre le camp il y a plusieurs semaines se sont raréfiées.

" Les organisations humanitaires font ce qu'elles peuvent, mais les besoins sont bien plus importants ", explique un bénévole qui a requis l'anonymat.

A l'intérieur d'El-Obeid, les drones bourdonnent presque en permanence, raconte Adam Hussein - un pseudonyme.

"Nous ne savons pas ce qui se passe vraiment. Tout est en crise. Les civils et les infrastructures sont constamment pris pour cible ", a-t-il confié à l'AFP.

Au moment où il parlait, un drone s'est écrasé tout près, sans faire de victimes.

Alors que le prix de l'eau a doublé, que celui de la nourriture a augmenté jusqu'à 300 % et que les tarifs des transports ont aussi grimpé en flèche, de nombreux habitants sont désormais, de fait, "encerclés ", selon Kholood Khair.

- "Boucliers humains" -

Mohamed Refaat, de l'Organisation internationale pour les migrations, a averti que la ville se rapprochait d'un siège total, les civils pouvant bientôt "ne plus être capables de partir ni de revenir".

Sans aide immédiate, les conditions pourraient "en quelques semaines" ressembler à celles observées à El-Facher, où les civils ont survécu en se nourrissant d'aliments pour animaux pendant 18  mois de siège, a-t-il prévenu.

Selon l'ONU, plus de 6. 000 personnes ont été tuées durant les trois premiers jours de sa chute.

Une source gouvernementale a indiqué à l'AFP que l'armée avait tenté de ralentir l'avancée des paramilitaires.

Une source proche des FSR a elle accusé l'armée d'utiliser des civils comme " boucliers humains ", estimant qu'ils devraient être évacués.

Bien que la composition démographique de la ville diffère de celle d'El-Facher, où les violences ont suivi des lignes ethniques, Noha Eltayeb prévient que les civils "pourraient néanmoins être confrontés à des pillages, des violences sexuelles et des attaques contre ceux accusés de soutenir l'armée".

H.Ng--ThChM