The China Mail - Au Maroc, des législatives marquées par une participation au plus bas depuis près de 20 ans

USD -
AED 3.672499
AFN 63.000201
ALL 80.450356
AMD 363.439931
ANG 1.790365
AOA 918.000334
ARS 1516.007498
AUD 1.42122
AWG 1.8
AZN 1.697564
BAM 1.712962
BBD 2.013821
BDT 122.932477
BGN 1.683441
BHD 0.37695
BIF 3000
BMD 1
BND 1.277595
BOB 10.867156
BRL 5.1656
BSD 0.99986
BTN 95.678145
BWP 13.595481
BYN 3.027431
BYR 19600
BZD 2.01093
CAD 1.41018
CDF 2309.999886
CHF 0.825095
CLF 0.024397
CLP 963.329736
CNY 6.71135
CNH 6.710397
COP 3288.8
CRC 453.685538
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.249818
CZK 21.448002
DJF 177.720017
DKK 6.56759
DOP 59.450217
DZD 133.939466
EGP 51.423803
ERN 15
ETB 161.000031
EUR 0.87852
FJD 2.24975
FKP 0.750528
GBP 0.755325
GEL 2.614947
GGP 0.750528
GHS 11.58498
GIP 0.750528
GMD 74.000164
GNF 8750.000068
GTQ 7.63211
GYD 209.186734
HKD 7.842705
HNL 26.914995
HRK 6.619295
HTG 130.683635
HUF 320.937502
IDR 17851.95
ILS 3.03393
IMP 0.750528
INR 95.74145
IQD 1310.5
IRR 1374574.999561
ISK 121.23992
JEP 0.750528
JMD 157.538176
JOD 0.708994
JPY 158.313504
KES 129.501538
KGS 87.449803
KHR 4057.50326
KMF 433.000356
KPW 900.000318
KRW 1366.659786
KWD 0.30924
KYD 0.833209
KZT 444.620586
LAK 22425.000038
LBP 89549.999926
LKR 328.955608
LRD 172.824953
LSL 16.359925
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.375009
MAD 9.60075
MDL 17.695844
MGA 4400.000432
MKD 54.047762
MMK 2099.577364
MNT 3597.923561
MOP 8.077068
MRU 40.06067
MUR 47.880026
MVR 15.449968
MWK 1736.999945
MXN 17.54419
MYR 4.09009
MZN 63.909668
NAD 16.360274
NGN 1324.780094
NIO 36.659962
NOK 9.485825
NPR 153.084711
NZD 1.761945
OMR 0.384502
PAB 0.99986
PEN 3.377496
PGK 4.4485
PHP 62.762497
PKR 277.549959
PLN 3.845185
PYG 5925.912951
QAR 3.643027
RON 4.633794
RSD 103.19594
RUB 84.775004
RWF 1473
SAR 3.755068
SBD 8.000512
SCR 13.883948
SDG 601.501154
SEK 9.918103
SGD 1.280175
SHP 0.755002
SLE 24.649917
SLL 20969.491881
SOS 571.505219
SRD 37.822497
STD 20697.981008
STN 21.675
SVC 8.748774
SYP 13002.000254
SZL 16.360116
THB 33.440988
TJS 9.253737
TMT 3.51
TND 2.948502
TOP 2.40776
TRY 48.859805
TTD 6.795649
TWD 31.803904
TZS 2649.998058
UAH 44.878367
UGX 3889.609025
UYU 40.078651
UZS 11837.479702
VES 852.43145
VND 26010.5
VUV 118.348377
WST 2.752527
XAF 576.271652
XAG 0.015564
XAU 0.000233
XCD 2.70255
XCG 1.801955
XDR 0.707052
XOF 576.271652
XPF 105.204736
YER 236.650203
ZAR 16.366175
ZMK 9001.197068
ZMW 19.472654
ZWL 321.999592
SSP 5712.590503
MXV 1.988392
  • AEX

    -3.0000

    1107.93

    -0.27%

  • BEL20

    -71.4100

    5687.13

    -1.24%

  • PX1

    -31.8100

    8123.41

    -0.39%

  • ISEQ

    -108.3000

    14332.16

    -0.75%

  • OSEBX

    -2.3100

    2096.59

    -0.11%

  • PSI20

    -24.1400

    9632.44

    -0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -90.3100

    4470.74

    -1.98%

  • N150

    -17.5700

    4267.43

    -0.41%

Au Maroc, des législatives marquées par une participation au plus bas depuis près de 20 ans
Au Maroc, des législatives marquées par une participation au plus bas depuis près de 20 ans / Photo: © AFP

Au Maroc, des législatives marquées par une participation au plus bas depuis près de 20 ans

Les législatives de mercredi au Maroc ont enregistré un taux de participation de 38,02%, le plus faible depuis presque 20 ans, sur fond de défiance envers la classe politique et d'inquiétudes autour du chômage et des inégalités.

Taille du texte:

Le scrutin s'est aussi tenu moins de deux mois après la crise migratoire de Ceuta, largement perçue comme le symptôme du malaise d'une partie de la jeunesse marocaine.

Le ministère de l'Intérieur a annoncé que la participation avait atteint 38,02% à l'échelle nationale quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, en ajoutant que le processus électoral s'était "déroulé dans des conditions normales dans toutes les régions du royaume", à l'exception de "quelques cas très isolés".

Le taux recule fortement par rapport aux 50,35% enregistrés en 2021 et tombe à son plus bas niveau depuis les législatives de 2007 (36,89%).

Près de 16 millions de personnes, sur 36 millions d'habitants, étaient appelées aux urnes pour élire les 395 députés de la Chambre des représentants.

- Plus "confiance" -

La participation, notamment chez les jeunes, était suivie de près après l'afflux massif de migrants vers l'enclave espagnole de Ceuta fin juillet.

Cet épisode avait exposé au grand jour le manque de perspectives d'une partie de la jeunesse, alors même que le royaume affiche une croissance soutenue et multiplie les grands chantiers en vue du Mondial-2030, organisé avec l'Espagne et le Portugal.

Or "le pari du Mondial-2030 est coûteux" et les sommes investies pour cet événement sont jugées "par une partie de la population en décalage avec les priorités socio-territoriales du royaume: les services publics défaillants, l'enclavement rural (...), le chômage élevé", explique la chercheuse indépendante Lamia Elfehaim sur le site d'Arab Reform Initiative.

Si la crise de Ceuta n'a pas été au cœur de la campagne, les raisons qui l'ont sous-tendue ont en revanche irrigué les débats.

 

"Nous voulons que notre pays aille de l'avant mais les politiques ne semblent pas se soucier de nos problèmes liés à la santé, l'éducation et le pouvoir d'achat", ajoute la quinquagénaire.

Au contraire, Karim Ennaciri, 55 ans, juge que "c'est ce processus électoral qui va nous permettre de savoir s'il y a un renouveau au sein des partis".

Le nouveau chef du gouvernement sera issu du parti arrivé en tête des législatives. Nommé par le roi Mohammed VI, il sera chargé de former un exécutif pour cinq ans, même si les grandes orientations des secteurs stratégiques demeurent l'apanage du monarque.

- Bataille des partis -

En l'absence de sondages, interdits par la loi électorale, la presse et les observateurs mettent le Rassemblement national des indépendants (RNI), à la tête de l'actuelle coalition gouvernementale, parmi les favoris.

Malgré son retrait de la direction du RNI, le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a conduit la campagne de son parti.

"Nous avons mené des réformes de l'éducation et la santé, nous avons augmenté les salaires (...). Nous avons répondu présents lorsque (les Marocains) avaient besoin de nous", a déclaré M. Akhannouch lors d'un meeting.

Toutefois, le riche homme d'affaires est souvent rattrapé par des accusations de conflits d'intérêts en lien avec sa société Afriquia, leader de la distribution d'hydrocarbures au Maroc.

L'autre formation politique favorite est le Parti authenticité et modernité (PAM). Les deux partis de centre-droit, idéologiquement voisins, ont été fondés par des personnalités proches du palais.

Il y a quelques semaines, le PAM a réussi à rallier une figure populaire: le ministre chargé du Budget Fouzi Lekjaa, jusqu'ici davantage connu pour son rôle à la tête de la Fédération royale marocaine de football.

"A travers notre programme, nous souhaitons faire de la jeunesse une force capable d'apporter de la valeur ajoutée plutôt que d'être laissée pour compte", a dit M. Lekjaa durant la campagne.

Dans l'opposition, le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) dit vouloir incarner la "rupture" pour "combattre" la corruption.

C.Mak--ThChM