The China Mail - France 2026: Perspectives

USD -
AED 3.67305
AFN 63.496053
ALL 79.869835
AMD 363.459944
ANG 1.790365
AOA 916.999827
ARS 1513.9273
AUD 1.405284
AWG 1.80125
AZN 1.699108
BAM 1.706252
BBD 2.014735
BDT 122.843521
BGN 1.683441
BHD 0.376975
BIF 3000
BMD 1
BND 1.274916
BOB 11.003708
BRL 5.097103
BSD 1.000301
BTN 95.56554
BWP 13.547596
BYN 3.03039
BYR 19600
BZD 2.011865
CAD 1.40625
CDF 2310.999775
CHF 0.820698
CLF 0.02399
CLP 947.260292
CNY 6.699798
CNH 6.698535
COP 3209.69
CRC 446.324973
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.197131
CZK 21.268019
DJF 177.720284
DKK 6.529265
DOP 59.250019
DZD 133.646611
EGP 51.630201
ERN 15
ETB 161.774656
EUR 0.873301
FJD 2.237202
FKP 0.747949
GBP 0.74925
GEL 2.595023
GGP 0.747949
GHS 11.569729
GIP 0.747949
GMD 73.502186
GNF 8757.501981
GTQ 7.633554
GYD 209.220461
HKD 7.84365
HNL 26.851323
HRK 6.580499
HTG 130.739368
HUF 316.283973
IDR 17820
ILS 3.0146
IMP 0.747949
INR 95.51885
IQD 1310.441394
IRR 1374650.000074
ISK 120.889994
JEP 0.747949
JMD 157.757218
JOD 0.709011
JPY 157.375044
KES 129.449617
KGS 87.450389
KHR 4051.999711
KMF 429.999836
KPW 900.000318
KRW 1355.190155
KWD 0.30853
KYD 0.833584
KZT 447.358319
LAK 22408.7241
LBP 89579.323882
LKR 329.228662
LRD 173.059223
LSL 16.226232
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.376417
MAD 9.55311
MDL 17.590327
MGA 4381.243184
MKD 53.670431
MMK 2099.019807
MNT 3596.806502
MOP 8.081186
MRU 40.053042
MUR 47.659961
MVR 15.459834
MWK 1734.612868
MXN 17.292014
MYR 4.075097
MZN 63.894362
NAD 16.225949
NGN 1324.020145
NIO 36.815543
NOK 9.445235
NPR 152.891351
NZD 1.745435
OMR 0.3845
PAB 1.000305
PEN 3.379266
PGK 4.456251
PHP 62.586022
PKR 277.214494
PLN 3.79795
PYG 5952.427688
QAR 3.636364
RON 4.608603
RSD 102.541998
RUB 84.25208
RWF 1476.460299
SAR 3.755168
SBD 8.026013
SCR 13.899152
SDG 601.50702
SEK 9.841365
SGD 1.27551
SHP 0.74758
SLE 24.649873
SLL 20969.491881
SOS 571.640424
SRD 37.739713
STD 20697.981008
STN 21.373953
SVC 8.752852
SYP 13002.000254
SZL 16.221592
THB 33.132501
TJS 9.227964
TMT 3.5
TND 2.947861
TOP 2.40776
TRY 48.825201
TTD 6.797006
TWD 31.676699
TZS 2645.00303
UAH 44.815682
UGX 3901.400648
UYU 40.165583
UZS 11818.48716
VES 851.341298
VND 26015
VUV 118.301728
WST 2.751033
XAF 572.847804
XAG 0.014912
XAU 0.000229
XCD 2.70255
XCG 1.802851
XDR 0.707052
XOF 572.847804
XPF 104.043167
YER 236.549633
ZAR 16.169879
ZMK 9001.198184
ZMW 19.481788
ZWL 321.999592
SSP 5712.529845
MXV 1.959934
  • AEX

    8.6000

    1110.93

    +0.78%

  • BEL20

    -5.1900

    5758.56

    -0.09%

  • PX1

    16.2800

    8154.91

    +0.2%

  • ISEQ

    108.9200

    14440.6

    +0.76%

  • OSEBX

    -8.6400

    2098.89

    -0.41%

  • PSI20

    39.4300

    9656.71

    +0.41%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -70.8600

    4560.83

    -1.53%

  • N150

    7.7000

    4284.93

    +0.18%


France 2026: Perspectives




Après les élections législatives anticipées de 2024, l’Assemblée nationale est restée sans majorité claire. Cette fragmentation a entraîné une succession de gouvernements minoritaires en 2025. Michel Barnier puis François Bayrou ont tenté de diriger le pays, mais Bayrou a été renversé début septembre lors d’un vote de confiance (364 voix contre 194) après avoir présenté un plan d’économies drastiques. Dans son plaidoyer avant le vote, il a défendu la nécessité de réduire la dette publique en expliquant que la soumission à la dette était « comme une soumission par la force » et faisait perdre la liberté du pays. Après cette chute, Emmanuel Macron a remercié son gouvernement et a rappelé Sébastien Lecornu. Ce dernier, investi pour la seconde fois à Matignon, a promis de mettre fin à la crise en présentant rapidement un budget 2026 et en suspendant la réforme des retraites jusqu’en 2028 afin d’obtenir le soutien des députés socialistes.

Budget, austérité et mobilisation sociale
Le déficit public atteignait environ 5,8 % du PIB en 2024, un niveau proche du double du plafond européen. Pour 2025, les prévisions annonçaient une dette sociale dépassant 23 milliards d’euros et un déficit social pouvant grimper à 30 milliards en 2026. Face à ces chiffres, le gouvernement a présenté un projet de loi de financement de la sécurité sociale avec des économies et des mesures pour geler l’âge légal de départ à la retraite. Ce texte a été adopté le 9 décembre de justesse, par 247 voix contre 234, grâce au soutien du Parti socialiste, au prix de concessions qui ont fâché les Républicains et une partie de la majorité présidentielle. 

Ces politiques d’austérité ont provoqué une contestation d’ampleur. Le 18 septembre, les syndicats ont organisé 260 manifestations et une grève générale pour dénoncer les coupes budgétaires, entraînant la fermeture de neuf pharmacies sur dix, des perturbations dans les écoles et une baisse temporaire de la production d’électricité. Deux semaines plus tard, plus de 80 000 personnes ont encore défilé à travers la France pour exiger le retrait des coupes et un partage plus équitable de l’effort.

Montée de l’extrême droite et incertitude électorale
Dans ce contexte de blocage, l’extrême droite a progressé. Un sondage OpinionWay publié début octobre plaçait le Rassemblement National et ses alliés autour de 35 % des intentions de vote pour de possibles élections législatives, dix points devant une alliance de gauche fragmentée. L’effondrement des alliances traditionnelles et la succession des gouvernements minoritaires ont renforcé l’idée d’un pays ingouvernable. Marine Le Pen, fragilisée par une condamnation qui lui vaut une interdiction de candidature, a désigné son protégé de 30 ans, Jordan Bardella, comme figure de relève. À la faveur de la crise, Bardella apparaît désormais comme favori pour la présidentielle de 2027, selon certains sondages.

Face à cette percée, Emmanuel Macron a promis dans son adresse du Nouvel An de rester « au travail jusqu’à la dernière seconde » de son mandat et de garantir que la présidentielle se déroulera sans ingérence extérieure. Il souhaite faire de 2026 une « année utile », marquée par l’adoption d’un budget, la protection de la jeunesse contre les réseaux sociaux et l’examen d’un projet de loi visant à interdire l’accès des moins de 15 ans aux plateformes de partage dès septembre 2026.

État de droit et affaires judiciaires
L’actualité de 2025 a aussi été marquée par la confirmation de la condamnation de l’ancien président Nicolas Sarkozy pour financement illégal de sa campagne de 2012. Le 26 novembre, la Cour de cassation a confirmé la peine d’un an de prison aménageable, dont six mois avec sursis, prononcée en 2021 et en 2024, estimant que le dépassement du plafond légal avait été établi. L’ancien chef de l’État, qui avait déjà été incarcéré brièvement dans un autre dossier, a annoncé vouloir saisir la Cour européenne des droits de l’homme. Cette décision judiciaire renforce la défiance envers les anciennes élites et nourrit les discours populistes.

Leadership international et soutien accru à l’Ukraine
Malgré les turbulences internes, la France a affirmé son rôle de puissance d’équilibre en Europe. En mars 2025, Emmanuel Macron a annoncé une aide militaire supplémentaire de deux milliards d’euros pour l’Ukraine comprenant missiles antichars et antiaériens, véhicules blindés, drones et avions de chasse Mirage. Il a également insisté sur le maintien des sanctions contre Moscou et dénoncé les tentatives russes de réinterpréter les accords de cessez-le-feu. Au début de septembre, une conférence à Paris a réuni 26 pays qui ont promis d’accorder à l’Ukraine des garanties de sécurité post‑conflit, certaines nations offrant de former et équiper les forces ukrainiennes, tandis que la France et le Royaume‑Uni se disent prêts à déployer des troupes une fois la guerre terminée.

Le ministre chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, a rappelé que ce soutien transcende les clivages partisans et que les crédits de défense resteront sanctuarisés. En novembre, l’Union européenne a conclu un accord pour fournir 90 milliards d’euros d’assistance financière à Kiev sur la période 2026‑2027, et un groupe de travail dirigé par la France et le Royaume‑Uni a été créé pour utiliser les avoirs russes gelés afin d’assurer le financement à long terme. Les dirigeants français, allemand et britannique ont aussi réaffirmé leur soutien indéfectible au président Zelenskyy.

Perspectives pour 2026 : un tournant pour l’Europe et la France
La fin de l’année 2025 a montré que l’Ukraine demeurait au cœur des préoccupations européennes. Volodymyr Zelenskyy a annoncé qu’une réunion des conseillers nationaux de sécurité de la « coalition de la volonté » se tiendrait à Kiev le 3 janvier 2026, avant un sommet des dirigeants à Paris le 6 janvier. Emmanuel Macron a confirmé que cette réunion déboucherait sur des engagements concrets de protection pour l’Ukraine, incluant des garanties sécuritaires, une force de maintien de la paix européenne et l’éventualité d’un recours à la force en cas de nouvelle agression. Lors de son discours du Nouvel An, il a appelé à accélérer l’édification d’une défense européenne et à renforcer l’indépendance du continent.

Sur le plan intérieur, 2026 s’annonce déterminante. Le gouvernement Lecornu doit faire adopter un budget de l’État qui rétablisse la confiance sans briser le filet social. La prolongation du gel de la réforme des retraites et la proposition d’interdire les réseaux sociaux aux mineurs traduisent la volonté de désamorcer la colère sociale et de protéger la jeunesse. En même temps, la majorité présidentielle tente d’éviter une dissolution de l’Assemblée qui pourrait offrir une victoire à l’extrême droite. 

Conclusion : tenir bon pour l’Ukraine et pour la France
Le bilan politique de 2025 est celui d’une République bousculée par l’instabilité, les restrictions budgétaires et la montée des extrêmes. Pourtant, la France continue de jouer un rôle central dans la défense de l’ordre international et dans le soutien à l’Ukraine. L’année 2026 sera cruciale : elle devra être celle du compromis budgétaire et de l’unité nationale tout en consolidant l’aide à Kiev. C’est à ce prix que la France pourra se projeter sereinement vers 2027 et maintenir sa crédibilité internationale.