The China Mail - Afrique du Sud: cinq choses à savoir sur les manifestations antimigrants

USD -
AED 3.6725
AFN 64.000071
ALL 82.507456
AMD 367.703735
ANG 1.790403
AOA 917.486806
ARS 1481.204487
AUD 1.455583
AWG 1.8
AZN 1.702518
BAM 1.713097
BBD 2.011903
BDT 123.11735
BGN 1.69088
BHD 0.37663
BIF 2971.783429
BMD 1
BND 1.292103
BOB 6.917906
BRL 5.173975
BSD 0.998945
BTN 94.390722
BWP 13.575192
BYN 2.897008
BYR 19600
BZD 2.009013
CAD 1.42389
CDF 2274.999746
CHF 0.809855
CLF 0.023433
CLP 922.240245
CNY 6.79395
CNH 6.794015
COP 3444.75
CRC 453.094276
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.581777
CZK 21.29395
DJF 177.883078
DKK 6.56346
DOP 59.402385
DZD 133.344161
EGP 49.318599
ERN 15
ETB 161.045542
EUR 0.87812
FJD 2.24975
FKP 0.75464
GBP 0.75585
GEL 2.640095
GGP 0.75464
GHS 11.298312
GIP 0.75464
GMD 73.505896
GNF 8757.385047
GTQ 7.621225
GYD 208.956139
HKD 7.842625
HNL 26.733762
HRK 6.615302
HTG 130.560263
HUF 311.496947
IDR 17901.8
ILS 2.983605
IMP 0.75464
INR 94.644501
IQD 1308.597856
IRR 1376000.0002
ISK 126.459561
JEP 0.75464
JMD 157.289691
JOD 0.709016
JPY 162.355504
KES 129.450268
KGS 87.450264
KHR 4016.834619
KMF 431.999871
KPW 900.00035
KRW 1548.204971
KWD 0.30975
KYD 0.832454
KZT 485.019949
LAK 22404.211245
LBP 89452.529331
LKR 335.883613
LRD 181.802256
LSL 16.412646
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.417595
MAD 9.36107
MDL 17.65605
MGA 4250.809125
MKD 54.129403
MMK 2099.487458
MNT 3582.059186
MOP 8.069687
MRU 39.866691
MUR 47.189577
MVR 15.45991
MWK 1732.206908
MXN 17.492503
MYR 4.072201
MZN 63.849923
NAD 16.412646
NGN 1380.330343
NIO 36.762097
NOK 9.958035
NPR 151.021499
NZD 1.770775
OMR 0.384501
PAB 0.998971
PEN 3.411304
PGK 4.385719
PHP 61.271501
PKR 277.769934
PLN 3.766495
PYG 6083.007432
QAR 3.641301
RON 4.604802
RSD 103.084981
RUB 76.98988
RWF 1466.390474
SAR 3.752458
SBD 8.065041
SCR 13.42013
SDG 600.518606
SEK 9.737355
SGD 1.294798
SHP 0.746601
SLE 24.803463
SLL 20969.503664
SOS 570.895539
SRD 37.494501
STD 20697.981008
STN 21.459979
SVC 8.74059
SYP 110.532098
SZL 16.408648
THB 33.282006
TJS 9.260125
TMT 3.51
TND 2.958885
TOP 2.40776
TRY 46.658977
TTD 6.790721
TWD 31.854498
TZS 2628.473028
UAH 44.832941
UGX 3661.287144
UYU 40.195503
UZS 12039.275454
VES 622.24352
VND 26310
VUV 119.95305
WST 2.78094
XAF 574.561715
XAG 0.017427
XAU 0.000251
XCD 2.70255
XCG 1.800321
XDR 0.71457
XOF 574.541585
XPF 104.460551
YER 238.60124
ZAR 16.46094
ZMK 9001.203007
ZMW 18.085232
ZWL 321.999592
  • AEX

    6.0700

    1071.28

    +0.57%

  • BEL20

    34.3200

    5753.85

    +0.6%

  • PX1

    15.9000

    8383.5

    +0.19%

  • ISEQ

    16.5700

    13824.08

    +0.12%

  • OSEBX

    -0.9500

    1905.55

    -0.05%

  • PSI20

    -15.5700

    9144.03

    -0.17%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    1.7100

    4288.95

    +0.04%

  • N150

    14.4500

    4142.44

    +0.35%

Afrique du Sud: cinq choses à savoir sur les manifestations antimigrants
Afrique du Sud: cinq choses à savoir sur les manifestations antimigrants / Photo: © AFP

Afrique du Sud: cinq choses à savoir sur les manifestations antimigrants

L'Afrique du Sud est le théâtre depuis plusieurs mois d'une campagne menée par des groupes citoyens qui exigent le départ de tous les étrangers installés illégalement dans le pays et ont appelé à une grande journée de mobilisation mardi.

Taille du texte:

Voici cinq choses à savoir sur une campagne qui a déjà conduit 25.000 immigrés à rentrer dans leur pays.

- Qui organise ces rassemblements ?

Un ensemble hétérogène de mouvements antimigrants et de partis politiques est à l'origine de ces rassemblements où dominent en tête de cortège des hommes revêtus d'habits traditionnels zoulous.

Ils accusent pêle-mêle les sans-papiers de "voler" les emplois des Sud-Africains, dans un contexte de chômage de masse (33%) et d'alimenter la criminalité galopante du pays, des discours incendiaires qui ont créé de vives tensions dans les townships où cohabitent étrangers et Sud-Africains.

Selon une étude de la Banque mondiale réalisée en 2018, chaque travailleur immigré a pourtant créé environ deux emplois pour des Sud-Africains entre 1996 et 2011, principalement grâce à l'entrepreneuriat et aux dépenses des immigrés dans l'économie locale.

Une campagne virulente sur les réseaux sociaux, dont l'AFP a mis en évidence plusieurs éléments de désinformation, et une ample couverture télévisuelle des rassemblements en direct, ont joué le rôle de caisses de résonance.

"Nous assistons à une nouvelle forme de violence de noirs contre d'autres noirs, détournant l'attention des vrais coupables de la crise économique", estime le politologue Sandile Swana.

- En quoi cette vague est-elle différente ?

L'Afrique du Sud a connu plusieurs vagues de violences xénophobes au cours des deux dernières décennies.

En 2008, 62 personnes ont été tuées lors d'émeutes antimigrants et des milliers ont été déplacées. De nouvelles flambées de violences ont suivi en 2015 et 2016.

En 2019, des groupes armés ont ciblé des commerces appartenant à des étrangers autour de Johannesburg, faisant au moins 12 morts, dont 10 Sud-Africains.

Les analystes relèvent que cette campagne est beaucoup plus structurée que les précédentes, et qu'elle a conduit au départ de milliers de migrants.

Pour William Gumede, professeur à l'Université du Witwatersrand, ce qui distingue la vague actuelle, c'est l'acceptation croissante de la rhétorique xénophobe au-delà de groupes marginaux. "Ce n'était pas le cas par le passé, et c'est vraiment une nouvelle dimension".

- Quel niveau de violence ?

La police sud-africaine enquête sur les meurtres de deux ressortissants mozambicains, d'un Ethiopien et d'un Malawite liés aux dernières tensions xénophobes.

Les autorités mozambicaines font état de cinq ressortissants tués et l'Ouganda d'un de ses citoyens battu à mort, ce que l'AFP n'a pas été en mesure de confirmer.

Outre ces victimes et des cas sporadiques de magasins pillés, les médias locaux ont rapporté que des Sud-Africains ordinaires s'étaient livrés à des contrôles d'identité au faciès, exigeant d'un étranger de voir sa carte d'identité.

Des migrants sur le départ ont indiqué à l'AFP que leur propriétaire les avait expulsés par crainte de représailles ou que leur employeur les avait renvoyés de peur d'être verbalisé.

- Pourquoi maintenant ?

C'est une succession de manifestations contre les immigrés clandestins depuis plusieurs mois qui a contribué à installer le climat actuel, plutôt qu'un événement particulier.

Fin 2025, plusieurs actions coup de poing visaient à interdire l'accès des hôpitaux aux immigrants illégaux. Le gouvernement y avait mis le holà.

Ces rassemblements, dépassant rarement quelques centaines de personnes, traduisent le ras-le-bol croissant d'une population face au chômage de masse et à la pauvreté, selon des analystes.

Le ressentiment est vif envers les immigrés africains détenteurs d'un emploi, même modeste, qui font des boucs-émissaires tout indiqués, ajoutent-ils.

Par ailleurs, des partis politiques alimentent la rhétorique antimigrants, perçue comme un argument de campagne efficace pour gagner des voix lors des municipales du 4 novembre.

- Quelles ont été les réactions ?

Les discours antimigrants, les intimidations et les violences sporadiques ont déclenché une réponse régionale, plusieurs pays affrétant des avions ou des bus pour rapatrier leur ressortissants.

L'Afrique du Sud compte environ trois millions d'immigrés en situation régulière (5,1% de la population), selon les statistiques officielles. Près de deux tiers proviennent des pays voisins d'Afrique australe et de République démocratique du Congo.

Le Ghana a rapatrié par avion près de 1.000 ressortissants, le Nigeria environ 600, selon l'Autorité sud-africaine de gestion des frontières (BMA).

Plus de 15.000 ressortissants du Malawi, du Zimbabwe et du Mozambique, sont rentrés chez eux par leurs propres moyens ou par des bus affrétés par leur gouvernement ou l'Afrique du Sud.

Selon la BMA, une grande majorité d'entre eux séjournait en situation irrégulière en Afrique du Sud.

Plusieurs milliers d'autres étaient regroupés dans des camps de fortune ou devant leur consulat au Cap (sud), à Durban (est) et Johannesburg dans l'attente d'être rapatriés.

Le gouvernement sud-africain a rejeté les accusations de xénophobie et appelé les pays africains à s'attaquer aux crises économiques et de gouvernance qui alimentent les migrations.

T.Luo--ThChM